CASIO FX-850P

Cet appareil fut beaucoup diffusé à partir de 1987 et reste apprécié de nombreux utilisateurs. S’il est facile à trouver sur le marché de l’occasion, les prix pratiqués sont en revanche dissuasifs. Il faut ajouter à cet obstacle un mauvais vieillissement de la nappe d’affichage qui a tendance à escamoter des lignes entières de pixels sur de nombreux modèles.

J’ai fini par acquérir un exemplaire abordable, par curiosité, en souvenir de cet ordinateur de poche que je voyais encore dans les magasins, jouant des coudes avec le SHARP PC-1403, à l’heure où la grande mode des ordinateurs de poche venait de passer.

Mon modèle est en piètre état, bien abîmé, une touche manque et la ligne supérieure est parsemée de pixels manquants. En jouant de la molette de contraste ou en inclinant la machine, il est possible malgré tout de ne pas trop souffrir de ce défaut.

Le CASIO FX-850P me parait illustrer un jalon dans l’aventure de l’informatique portable de cette époque.

Replaçons-nous au début de l’histoire, dans les années 70, par exemple à l’arrivée des TI-57 58 et 59. La petite TI-57 propose à l’utilisateur de programmer, qu’il s’agisse de problèmes mathématiques ou bien de s’amuser à concevoir des jeux. Le manuel est pédagogique, il dédramatise, encourage, mais le ton reste professionnel, dogmatique presque, on attend de l’utilisateur qu’il programme sérieusement, avec de la structure, des sous-programmes. Ces machines n’ont pas encore un aspect grand public, elle s’adressent aux scientifiques, aux techniciens, aux étudiants. Pour autant, l’utilisateur n’est pas tenu de se débrouiller seul. Des solutions toutes faites lui sont offertes pour les modèles plus puissants : une bibliothèque de cartes magnétiques déjà programmées pour l’ancêtre TI-SR52, les fameux modules de ROM pour les TI-58 et 59. Les calculs à programmer et préprogrammés ont le même statut, il n’y aura pas de honte à ne pas tout programmer soi-même.

Puis arrive l’ordinateur de poche et son langage Basic. Cette fois, l’appareil se destine à tous, on programme par besoin autant que pour découvrir ou s’amuser, voire impressionner les amis, se sentir dans le coup. Programmer pour apprendre à programmer est une curieuse démarche, circulaire, tautologique comme disent les amateurs de mots sérieux, qui se retrouvera dans les programmes de l’enseignement où l’utilisation d’ordinateurs sera destinée à l’apprentissage de l’informatique. Comme si on avait acheté une machine à laver pour apprendre à se servir d’une machine à laver ?

Au bout d’un moment, un pavé de calcul scientifique fait son apparition sur certains modèles pour le calcul direct, décidément plus pratique qu’en tapant les mots Basic. Puis apparaît le CASIO FX-850P. Mais que voit-on ? Une solide bibliothèque de programmes y est intégrée. Une boucle est bouclée ? Comme au temps de la TI-58, aurions-nous là une définition de la plate-forme de calcul idéale : machine scientifique programmable épaulée par une large bibliothèque d’excellents programmes ?

Je connais trop mal cet appareil et de vrais utilisateurs en ont dit tellement plus et mieux que moi que j’arrête ici mes bavardages.

Voici en particulier un excellent article du site Les pas perdus qui cerne bien ce puissant appareil:

http://www.emmella.fr/page3836-3323-4722-5340-9435__5949-6564-1819-9072-2343.html

 

 

 

 

 

 

 

CASIO FX-15

Modèle emblématique des années 70, la CASIO FX-15 est une présentation alternative et plus métallique de la CASIO FX-17.

Il ne semble pas y avoir de différence du côté technique : fonctions identiques, exposant limité à 39, un zéro en demi hauteur.

La FX-15 est une fausse “petite”, ses dimensions, son poids sont à quelques millimètres et grammes près ceux de la FX-17.

 

CASIO College FX-200P

On s’attendrait à trouver dans la FX-200P une FX-180P plus puissante, avec plus de mémoire par exemple.

Eh bien non. La recette pour fabriquer une “College” FX-200P, c’est de prendre une FX-180P, de lui retirer les statistiques à deux variables, la régression linéaire, le calcul programmé d’intégrales et de renoncer à une seconde zone de programme pour n’en offrir qu’une seule, toujours de 38 petits pas de capacité !

Le seul plus apporté par la College est le calcul des racines cubiques, fonction bizarrement absente de la 180.

Le comportement en calcul est en tous points identique sur les deux machines. L’œil avisé aura remarqué le témoin ON en haut à gauche de l’écran. Ce témoin dont l’utilité pourrait légitimement poser question prend tout son sens lors de l’exécution d’un programme, où l’écran demeure vide de toute activité. “ON” informe que la machine ne dort pas, mais travaille !

La College 200 apporte une présentation plutôt unique, avec un aspect métallique très réussi.

Je ne connais pas la période de production de la College. L’inscription “auto power off” en façade ne se rencontre que sur les tout premiers modèles équipés de cette fonctionnalité. La College serait dans ce cas plus ancienne que la très répandue FX-180P … C’est une possibilité mais pas une certitude …

 

D

 

 

CASIO 121MR

Nous trouvons dans la CASIO 121-MR une machine qui fut en son temps réservée à un usage professionnel.

En témoignent les sélecteurs de décimales, d’arrondi et le commutateur de cumul en mémoire. Placé sur la position “Σ”, le résultat de tout calcul arithmétique vient se cumuler en mémoire. Placé sur “N”, la mémoire redevient un registre indépendant.

De quelle époque date la 121-MR ? Bien que d’aspect plutôt moderne (années 1978-80), deux indices trahissent son grand âge : tout d’abord l’étonnant point rouge qui s’allume pour signaler une valeur négative à l’écran. Le signe MOINS à gauche n’est pas encore connu de la 121.

Autre indice, visible même machine éteinte : La mention en façade «Electronic Calculator», qui ne peut se rencontrer que sur un très vieux modèle, où il était encore nécessaire de préciser ce que nos yeux d’aujourd’hui considèrent comme une évidence. Un peu comme si l’on voyait une ancienne voiture où il serait indiqué “voiture à moteur”.

La CASIO photographiée ici – je le sais de source sûre – fut utilisée quotidiennement par un commerçant plusieurs années durant. Elle avait été achetée pour remplacer une machine de plus grandes dimensions, probablement de technologie électro-mécanique, donc pas encore électronique.

Le fait que celle machine fonctionne toujours parfaitement de nos jours, après des années d’utilisation quotidienne, démontre une réelle qualité de fabrication.

Outre ses quatre fonctions arithmétiques, la CASIO 121-MR propose une touche de racine carrée qui calcule sur les 12 chiffres disponibles, d’échange X/Y, de changement de signe (le fameux point rouge), et de pourcentage. Ce dernier n’est pas complètement intuitif. Par exemple, pour ajouter 5% à 102, la séquence sera : [102] [X] [5] [%] [+] [=]. Avec un peu d’habitude, cela devient naturel.

Machine professionnelle, très large (12 chiffres il est vrai), la CASIO 121-MR reste pourtant de dimensions compatibles avec une (solide) poche. Ce statut de mobilité est confirmé par l’autonomie d’une alimentation classique par 4 piles AA. Un branchement par secteur mural est bien sûr prévu et fut sans doute privilégié au cours de ses années d’utilisation quotidienne.

Un détail supplémentaire qui permet de situer une date de fabrication à proximité immédiate de 1975, le design typique de cette époque, que l’on peut rapprocher notamment de celui de la CASIO FX-17.

 

Un grand merci à Dominique M.

CASIO FX-101

La CASIO FX-101 n’est pas une calculatrice facile à photographier : Des lignes géométriques bien carrées qui ne cherchent guère à séduire, une couleur de façade très sombre qui met surtout en lumière les poussières et peluches.

Pourtant, en usant et abusant du chiffon et des éclairages divers, le charme de la 101 finit par s’exprimer.

Je crois avoir remarqué que les noms anglo-saxons accolés procurent une certaine impression de prestige. Harley-Davidson, Hewlett-Packard, Massey-Fergusson, Borg-Warner, pourquoi pas Briggs & Stratton, sont des marques à la sonorité qui flatte le propriétaire. La magie opère aussi pour cette calculatrice Sperry-Remington, qui donne en mains le sentiment d’être une rare machine d’exception.

C’est pourtant une bien connue CASIO FX-101. Il n’y a aucune différence entre les deux machines. Le même bug se retrouve d’ailleurs sur l’une et l’autre : lors d’une soustraction nn, c’est-à-dire quand on ôte un nombre à lui-même, au lieu d’afficher ““, la CASIO affiche un surnaturel “-0 “. Le signe MOINS est volatile et disparaît dès qu’on enfonce la moindre touche, ce qui prive les apprentis sorciers de toute expérimentation interdite …

La CASIO FX-101 date de l’époque 1975. Elle est massive et lourde (300 g avec ses 4 piles AA). La fenêtre d’affichage est particulièrement généreuse. L’écran peut être lu sous des angles d’inclinaison divers et vraiment très prononcés.

Le souci d’un champ de lecture large a longtemps préoccupé les constructeurs. Les diodes rouges par exemple étaient souvent recouvertes d’un dispositif de lentilles qui grossissaient les chiffres, mais amélioraient en même temps la lecture sous angle incliné. Plus tard avec les cristaux liquides, moins à l’aise avec la vision oblique, le principe du champ large avait vécu, sans que cela ait été perçu comme un grand préjudice autant que je sache.

La 101 est une scientifique complète, pouvant notamment afficher l’exposant de 10. Un archaïsme avec la fonction de conversions sexagésimales où l’on doit entrer successivement les degrés, les minutes et les secondes, séparés par des appuis sur la touche o ‘ “. Les machines futures sauront interpréter les valeurs en une fois.

CASIO FX-48

1975, naissance de notre carte à puce à mémoire

1978, des calculatrices, aussi fines que le permettent les piles bouton et l’afficheur, adoptent volontiers ce format, synonyme de modernité et d’une extrême portabilité.

La CASIO FX-48 est une des toutes premières à jouer les cartes à puce. Son écran jaune est minuscule. Le clavier scientifique est à la fois si riche et si ramassé qu’il faut à la petite 48 deux touches secondaires F1 et F2 pour tirer la quintessence des 20 touches restantes, dont une panoplie complète de fonctions statistiques ! Tout cela en 39 grammes …

 

 

 

CASIO GRAPH 90+E

En cette année 2017, Casio lance une nouvelle calculatrice graphique, la Graph-90+E.

Positionnée à une marche du haut de gamme, la GRAPH 90 succède aux Graph 75 et 95 Noir & blanc et Fx-CG10 couleur (la fameuse Prizm), mais ne va pas jusqu’à embarquer le système mathématique de calcul formel, chasse gardée du CP-400.

Les premiers échos annonçaient un grand écran couleur, des graphes 3D, et surtout une vitesse de calcul importante, tandis que les captures glanées par ci par là montraient une machine à l’aspect agréable, sans grand caractère, rien à voir avec l’audacieuse “Prizm Fx-CG10 de 2010.

Depuis cet été, la GRAPH 90 est dans les rayons des supermarchés. Elle n’y est pas pour autant “visible” au sens strict du mot, son gros emballage en plastique, pourtant transparent, se voyant recouvert d’autocollants de présentation et de promotion qui cachent tout, au bas du clavier près. La voisine de gondole Ti-83 Premium CE ne parait pas mieux lotie sur ce point.

Acquéreur de la Prizm couleur voilà sept ans déjà, je décide de sauter le pas cette fois encore, en dépit des minces présages d’innovation. Ciseaux en mains, l’épais blister en plastique est sacrifié sans pitié, et une machine toute neuve en sort, libérée de sa prison opaque.

Première constatation, quelle finesse ! Un record pour une machine à piles (AAA X 4). Des lignes travaillées, un dessin élaboré avec soin. Une maturité du design, à des lieues d’une massive Graph 80 de 1998 par exemple. L’habillage plastique est à l’avenant. Dur et brillant, il avait été inauguré pour le CASIO CP-400 – en version noire – puis sur la famille des Classwiz. Ici il est blanc, couleur du modèle français. Certaines légendes de touches imprimées en façade ressortent mal, c’est dommage.

Un effet visuel impressionnant : le gris profondément sombre de l’écran éteint. Allumé, un monde de couleurs s’éveille.

L’apport de cette nouvelle Casio Graph-90 ne serait-il qu’esthétique ? Il est clair que les fonctionnalités demeurent extrêmement proches de celles de la Prizm Fx-CG10.

Qu’en est-il de la vitesse de calcul dont on dit ici et là le plus grand bien ?

Casio nous a habitués dès 2005, avec sa Graph 85, à des modèles remarquablement rapides. A cette époque, la vitesse va devenir la préoccupation des constructeurs. HP sortira sa 49G+ dont le processeur ARM clouera sur place les 48 et 49 à classique processeur Saturn. Puis va surgir la Ti N’spire, longtemps demeurée championne de la vitesse de calcul.

Arrive 2010 et une petite HP-30B financière rapide comme l’éclair. Puis on accélère très fort vers des sommets avec la HP-39GII de 2012, puis la HP-Prime un an plus tard, aux chronos inégalés.

Où se situe la nouvelle Casio Graph-90+ dans tout ça ?

En première approche quelques tracés de courbes, l’exécution d’un petit programme, le lancement de l’optimisation mémoire confirment la sensation d’un excellent tonus général.

Reste à l’évaluer aussi finement que possible. Pour ce faire, j’ai soumis la 90 et machines sus-nommées – sans oublier sa consœur Ti 83 Premium CE -, à quelques tests mêlant calculs et tracés. On se souvient des griefs portés à l’endroit de la Prizm CG10, non sur sa vitesse de calcul proprement dite, mais sur celle des tracés, notablement plus lents que sur les modèles CASIO à écran noir & blanc.

Tests pratiqués (*) :

  • Le calcul en boucle. Fidèle à mes habitudes, j’ai chronométré les machines sur le programme classique de cumul des 360 sinus. Sauf que pour de tels bolides, l’étendue de 1 à 7200 s’est montrée plus adaptée.
  • Le tracé en direct de 3 sinusoïdes simultanées.
  • Un tracé programmé : spirale rectangulaire, une suite de “plot” et “line“.
  • Un tracé programmé : le dessin d’une fractale.

A l’issue de ces quelques tests, les conclusions sont simples : En calcul pur et en tracé de simples courbes, la GRAPH 90 bat toutes les CASIO à la course (presque 2 fois mieux que la Prizm CG10), ainsi que la Ti 83 Premium. Elle fait tout bonnement jeu quasi égal avec la Ti N’spire. Mais échoue encore derrière les reines de l’asphalte HP, en particulier la Prime.

Les choses sont différentes en dessin programmé, point noir de la Prizm. Si le progrès réalisé est important, le problème de lenteur en dessin n’est pas résolu pour autant par la 90, les deux Casio couleur se voyant battues à plate couture par leur aînée Graph 85(**) de 2005 (fractale tracée en 23 s contre 41 s pour la 90, et 100 s pour la Prizm). La Ti-83 Premium CE s’en sort mieux, quoique distancée elle aussi par la vaillante 85. L’écran de tracé est par ailleurs notablement plus étroit que celui de la Graph 90.

Au chapitre des différences entre la Casio Graph-90 et son aînée Prizm FX-CG10 : Les icônes de menus sont d’un dessin léger et diffus sur cette dernière, bien rectangulaires et colorés sur la première. Au point qu’on se surprend à poser le doigt dessus. En pure perte car rien de tactile ici.

Le minuscule symbole d’occupation est différent aussi. C’est anecdotique. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est le positionnement revendiqué par les deux machines. La Prizm de 2010 se voulait une double rupture: la technologie couleur et le design, ce dessin hardi qu’aucune Casio récente n’avait osé revêtir avant elle. Tout au contraire, La Graph-90 se veut rassurante, une Casio absolument “normale”, bien à sa place dans le rayon du magasin, plus encore dans le panier de l’acheteur dont on sait qu’il n’aime pas beaucoup les expérimentations hasardeuses. Il s’est montré très méfiant envers “l’ovni” Prizm FX-CG10 dans le passé, du moins en France.

On continue sur le jeu des différences : les manuels comparés montrent une consommation moindre pour la nouvelle venue. C’est une bonne nouvelle quoique l’autonomie de la Prizm ne soit pas réellement problématique. Et enfin l’odeur désagréable de composants de la Prizm, partagée par le Casio CP-400, semble éradiquée.

On fait parfois le reproche à Casio de perpétuer un environnement de travail qui n’évolue plus depuis longtemps. La Graph-90 n’est certes pas la calculatrice de l’extrême. En cette fin de décennie 2010, elle pourrait représenter une sorte de synthèse des différentes innovations de cette décennie. Et aussi des pistes prometteuses puis abandonnées : pas de contagion du calcul formel sur l’ensemble des modèles, cela reste réservé au haut de gamme, toutes marques confondues. Pas de généralisation non plus à ce jour de l’écran tactile. Casio et HP savent faire, Ti temporise, le public ne le réclame pas à cor et à cri.

Bienvenue donc à cette belle Casio indéniablement rapide. Je me demande quand même si je ne préfère pas la Prizm, porteuse d’une réelle innovation maintenant entrée dans le rang, et dotée d’un clavier au meilleur toucher selon moi.

 

(*) Les tests pratiqués visent à dessiner une image générale de la performance. Je ne doute pas que les programmes utilisés puissent être adaptés ou optimisés de façon à modifier quelque peu telle ou telle mesure. Par ailleurs, il semble que toutes les Ti N’spire ne soient pas identiques dans leurs résultats en calculs de vitesse. Ici la machine testée est la Ti N’spire CX non CAS, qui m’a semblée moins véloce que la Ti N’spire à écran n&B.

(**) La CASIO GRAPH 85 (Nom international 9860G) utilisée est de version 1, soit la ROM 01.00.00

CASIO FX-5500

La CASIO FX-5500 est une machine singulière. D’un format horizontal qui rappelle à coup sûr les Ordinateurs de Poche des années 80, elle en reprend le long afficheur LCD ainsi que la molette de contraste.

La 5500 n’est pas vraiment programmable, elle est pourtant davantage qu’une simple calculatrice scientifique. Ses spécialités sont la manipulation des formules : factorisation, simplification, développement. Les résolutions d’équations sont aussi au rendez-vous, y compris les systèmes à 2 ou 3 inconnues. Il existe trois mémoires dédiées aux formules (I, II, III), qui peuvent au besoin s’enchaîner les unes aux autres.

Le grand écran de 24 caractères est particulièrement adapté à l’affichage des longues propositions. Les exposants sont représentés comme il se doit en écriture naturelle, grâce notamment à la touche d’entrée dédiée Xn.

Des fonctions spécialisées bien sérieuses, on le voit, pour une machine à l’aspect métallique très agréable. Des couleurs vives, un volume et un poids idéaux en mains, la CASIO FX-5500 est une calculatrice qu’on manipule avec un vrai plaisir. Un couvercle de plastique se clipse en façade sur deux fines charnières qui permettent d’ouvrir et refermer la machine à la demande.

Quand la 5500 fut-elle produite ? Quelques indices placent le curseur à proximité de l’année 1986, sans certitude absolue cependant.

Machine singulière dans sa présentation horizontale et ses spécificités, la CASIO ne me parait pas isolée pour autant dans le paysage du calcul des années 80. Je vois dans le CANON F-300 et la SHARP EL-5100, deux machines au destin voisin : nées en pleine décennie des Pockets Computer programmables en Basic, en ayant hérité l’aspect et l’écran généreux, pourtant non programmables ou presque, et simplement totalement originales.

 

CASIO FX-201P

casio_201p

Comment expliquer que l’existence d’une telle pépite ait pu m’échapper pendant tant d’années ?

Quand je lisais l’Ordinateur de Poche au début des années 80, deux marques se partageaient l’essentiel du marché des machines programmables puissantes, en France du moins : Hewlett-Packard et Texas-Instruments. Leurs chevaux de course se nommaient HP-65, HP-67, HP-41, HP-29C, HP-34C ou TI-SR56, TI-SR52, TI-57, TI-58, TI-59 …

Des marques japonaises comme CASIO ou SHARP étaient surtout renommées pour des machines simples, à quatre opérations ou scientifiques peu originales.

Dans son grand article portant sur les machines programmables du moment, le magazine nous faisait assister à ce qui ressemblait aux débuts prometteurs des deux japonais, enfin décidés à jouer des coudes avec les constructeurs américains. SHARP, avec un PC-1211 dernier cri, qui recueillait tous les superlatifs des rédacteurs, et CASIO, qui ne montrait encore qu’une classique mais très moderne calculatrice programmable LCD, la FX-502P, dont les auteurs de l’article se montraient prudents à prophétiser l’impact.

Sauf que les deux grands japonais n’étaient pas complètement novices. Ils brillaient depuis quelques années, mais ailleurs. SHARP, avec un très intéressant PC-1201 ainsi que l’étonnant combiné (presque de poche) PC-1300, et CASIO avec une gamme d’énormes machines, la 201P ici présente, la 202P à mémoire permanente, et le PRO FX1 (*), équipé d’un lecteur de cartes magnétiques, à l’instar des reines HP-67 et TI-59.

Voilà que trente ans plus tard, je découvre la CASIO FX-201P, machine très originale, produite en 1976.

L’aspect est étonnant, les dimensions inhabituelles : 17,2 cm de haut, 10,4 de large, 3,4 d’épaisseur, 364 g en ordre de marche, 6 rangées de touches en bas, 7 en haut, c’est du hors-norme. La machine est belle, l’esthétique n’est pas brute mais soignée, avec des courbes discrètes qui en font un très bel objet.

Bien que machine de poche, la prise en main nécessite un peu d’habitude. A ce sujet, nous trouvons peut-être ici l’explication des touches absentes du clavier, fait coutumier chez CASIO. Pourquoi en effet laisser un trou en bas entre les touches EXP et =, et en haut à droite sous START ? Pourrait-il s’agir d’une aide à la préhension, le pouce d’une personne droitière trouvant tout naturellement sa place dans cet emplacement libre. Idem pour l’espace du bas qui permet d’attraper fermement la machine sans appuyer sur aucune touche. C’est spéculatif mais je parie dans ce sens.

Point paradoxal, la FX-201p ne possède pas un grand nombre de fonctions préprogrammées, contrairement à ce que suggère la profusion des touches. Nous trouvons les racines, les logs, la trigonométrie et c’est à peu près tout. Les touches aux légendes les plus mystérieuses sont réservées à la programmation de ce qui, en 1976, se classait davantage comme un ordinateur qu’une calculatrice. Témoin, la position “manuel” du sélecteur de programmation qui sous-entend que la règle est avant tout ici le calcul programmé.

La documentation est indispensable pour s’approprier le protocole de programmation. On découvre alors un système souple, puissant, et finalement simple. L’affichage n’étant pas alphabétique, les touches ont leur code, souvent un mélange de chiffres et de caractères étranges. Les codes sont gravés sous les touches correspondantes, ce qui facilite la relecture des programmes. Les données d’entrée et de sortie bénéficient de leur propre touche : ENT pour introduire les paramètres et ANS pour afficher les valeurs de sortie. A noter que deux lumières rouges à la base de l’afficheur fonctionnent de concert avec ces touches. Le test IF, très particulier, porte sur trois statuts à la fois : inférieur, égal, supérieur, et effectue les branchements en conséquence. Les sous-programmes et l’adressage indirect sont gérés.

Les défauts dont souffre la 201P sont la limitation de la mémoire de programme : 127 pas seulement, c’est peu, et elle n’est pas permanente. La vitesse de calcul n’est pas vertigineuse, on s’en serait douté pour une machine de 1976. Le test du calcul programmé de cumul des 360 sinus est exécuté en 11 minutes, soit 660 secondes. Les futures HP-41, TI-59 ou SHARP PC-1211 tourneront entre 290 et 400 secondes. Mais les suivantes, HP-15C ou TI-66 feront pire que la 201P.

Que manquait-il à ce superbe calculateur, que les machines modernes apporteraient quelques courtes années plus tard ? Une imprimante, une interface cassette ? Rien de tout cela ici. la CASIO 201P n’offre aucune connectivité, excepté le cordon mural d’alimentation 220V.

A bien regarder, il existe pourtant un compartiment mystérieux, accessible en ôtant une vis au dos, qui montre ce qui ressemble fort à un port de connexion. Mais je ne sais pas encore à quoi.

(*) Cette famille de calculatrices comprend aussi la PRO-101, absolument introuvable et connue par 2 ou 3 photographies de prospectus (japonais) d’époque.

AJOUT DU 1ER NOVEMBRE 2019 : Tout peut arriver à notre époque. Voici que la légende PRO-101 vient de prendre forme. La PRO-101 existe bien, elle a été aperçue par un collectionneur que je connais bien (ce n’est pas moi malheureusement) qui est parvenu à se la procurer. Ce modèle est maintenant chez lui et les premières photos ont été prises. Félicitations à lui !

CASIO CP-400

Il est plus facile de faire le tour d’un hameau que d’arpenter chaque rue d’une grande capitale. Quel peut être le regard d’un passionné d’anciennes calculatrices sur un sujet vaste comme le moderne CASIO CP-400 ?

Peut-être vaut-il mieux se limiter à la périphérie de la mégalopole, qu’on observera d’un œil candide du plus haut d’une tour, pour ne pas se perdre …

Un peu d’histoire.

Peu après l’an 2000, CASIO lance une calculatrice de conception entièrement nouvelle. Il s’agit du ClassPad 300, machine graphique formelle et programmable à écran piloté par stylet.

Entièrement nouvelle ? je me souviens de l’effet de surprise quand je l’ai découvert. Impossible pour moi de ne pas y voir, du moins dans la philosophie, le projet Xpander du concurrent HP : même écran tout en hauteur, même clavier réduit à sa plus simple expression, le stylet, la géométrie …

Quelle qu’ait été la source d’inspiration, le ClassPad fut bel et bien produit, ce ne sera pas le cas du Xpander, dont le projet fut abandonné.

Le ClassPad 300 ne sera pas un franc succès. Pour autant, CASIO ne renoncera pas à le pérenniser, lançant à sa suite un 300S de meilleur écran, puis un 330S, et enfin en 2013 le CP-400.

Observer du haut d’une tour permet de profiter de points de vues inhabituels. Par exemple sur la genèse de ces modèles. Quand on considère aujourd’hui les 300 et 400, la filiation, la continuité semblent aller de soi.

Pourtant mine de rien ce sont deux philosophies indépendantes qui ont sécrété ces appareils. Ainsi le 300 de 2003 colle à son temps : celui du Palm Pilot bien sûr et autres appareils à stylets qui sont alors partout. Le stylet est d’ailleurs l’argument accrocheur du prospectus ClassPad. En 2013, dix ans plus tard, une éternité s’est écoulée. Qui se souvient des Palm Pilot ? Le CP-400 surfe désormais sur la mode des écrans tactiles, celui des tablettes, des smartphones, des automates de guichets, pilotés par le mouvement d’un index d’une virtuosité inconnue en 2003.

Le CP-400 incorpore encore un stylet, mais il se commande tout aussi bien du doigt qui pointe ou qui glisse. Deux machines de conception similaire, pour deux contextes sociétaux pas tout-à-fait identiques.

Avec son grand écran couleur HD tactile le CP-400 frappe fort. La technologie retenue ne permet pas le zoom par le pouce et l’index, mais la navigation reste très confortable. Notre smartphone nous a accoutumé au basculement d’écran. On pense que le CP-400 en fera autant. La fonctionnalité est bien gérée mais pas automatique (touche dédiée) et tous les modes ne l’autorisent pas, c’est dommage.

Braquons un instant notre longue-vue sur l’appareil. Le dessin est soigné, le matériau plastique dur et brillant lui donne belle allure. L’épaisseur, le poids (4 piles AAA) restent prononcés. Un écran magnifique, immense et très coloré, du moins lors de l’invite de menus. Passée l’invite, l’environnement de travail sera dans des tons plus pastels.

L’utilisateur du ClassPad 300 n’est pas vraiment dépaysé. Il retrouve avec plaisir un système d’exploitation discret mais riche et interactif. A l’utilisation le CP-400 se montre très sérieux, voire austère tant il se presse de vous emmener dans son monde rempli d’équations mathématiques plus complexes les unes que les autres.

Le clavier virtuel est pratique. Il a progressé mais reste perfectible, la touche d’affectation de variable n’étant pas encore disponible pour tous contextes.

La programmation est bien sûr possible et puissante là aussi. A la marge, on pourrait juger les programmes peu lisibles, les caractères se montrant trop agglomérés les uns aux autres pour dessiner une structure claire. C’est anecdotique sans aucun doute, mais d’autres font mieux de mon point de vue.

Fin de cette présentation d’une machine de haut de gamme très puissante. Il existe sur le Net des pages écrites par de vrais spécialistes. Le lecteur désireux d’en apprendre plus sera bien inspiré de ne pas se contenter de cet article qui ne fait effleurer le sujet.

Une petite digression pour finir. Lors de son lancement en 2003, le premier ClassPad fut présenté par Casio comme la toute première calculatrice graphique à stylet. Or c’est faux, puisqu’une telle calculatrice a préexisté : la SHARP EL-9600.

 

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CASIO FX-790P

CASIO_FX-790P

1985. Les tout premiers Pockets Computers sont désormais loin. La passion qu’ils avaient suscitée s’est muée petit à petit en raison.

Témoin, ce CASIO FX-790P que je découvris de mes yeux à la FNAC de l’Avenue de Ternes à Paris en 1985 ou 1986.

Je l’avais aperçu sur un prospectus CASIO et n’y avais pas prêté grande attention. Machine sombre, sérieuse, rationnelle, mature, dépassionnée.

A la FNAC, il se trouvait placé bien en valeur, et j’étais étonné de son succès. De jeunes cadres, bien sérieux eux-aussi, papillonaient autour, cherchaient à le prendre en main, le toucher, avec un sourire non contenu de convoitise.

Le FX-790P était high tech, ce qui se faisait de plus actuel en matière de pocket basic programmable. Son design fonctionnel faisait mouche. Replié en deux, il entrait dans n’importe quelle poche, pour en surgir au bon moment et estomaquer les amis.

 

 

CASIO FX-7500G

CASIO7500-1

Née pourtant du même élan créateur que la CASIO FX-7000G, la CASIO FX-7500G est une machine que j’ai tendance à oublier quand je pense à la toute première génération de calculatrices graphiques.

 Il faut dire que sa présentation est très originale. Ici, point de verticalité exacerbée, mais un souci de compacité, de mobilité, avec un dispositif à charnière qui permet de la replier en deux pour mieux l’emmener partout.

Les fonctionnalités et le comportement – pas la mémoire – sont en tous points ceux de l’aînée 7000 de 1986. Pour autant, la 7500G ne lui est pas exactement contemporaine. Elle daterait de l’année 1988, si j’en crois ce qui se murmure sur le net, ainsi que mon prospectus de rentrée des classes 1988 où elle est représentée à côté d’un petit panonceau “nouveau“.

Si je devais proposer une chronologie précise au sein de la première gamme graphique Casio, je verrais bien une 7500 qui s’intercale entre les 8000 et 8500. L’ordre d’apparition des modèles serait donc  : Dans un premier temps (1986) les 7000, 6000 et 6500, puis un peu plus tard la 8000, puis la 7500 en 1988, et enfin la 8500 qui clôt ce tout premier âge.

 La CASIO FX-7500G présente quelques différences avec la 7000G d’origine : la taille mémoire d’abord, bien confortable, de 4000 octets. Ouf, on est enfin moins serré aux coudes … Le clavier ensuite, reprenant exactement les légendes de la 7000, en les dispersant cependant sur les deux parties de la façade, avec déplacement de certaines fonctions d’une touche à l’autre … L’utilisateur de 7000 se trouve face à une machine nouvelle qu’il doit ré apprivoiser.

Le clavier à effleurement n’est pas le trait le moins original de cette machine. Ainsi, contrairement aux claviers classiques où les touches s’enfoncent à des degrés divers, le simple contact du doigt sur la zone de touche est ici suffisant. Le dispositif est efficace, plutôt sûr. L’absence totale de réponse mécanique déroute cependant. La sensation est très semblable à celle d’un émulateur embarqué sur notre smartphone d’aujourd’hui.

Une devinette : l’écran de ce modèle repliable est-il de mêmes dimensions que celui des cousines verticales ? Eh bien non. Il est plus petit. Deux millimètres en moins pour la largeur et presque un centimètre pour la hauteur. Les caractères sont donc assez petits et réclament de bons yeux.

Consacrons un instant à l’examen des performances de la FX-7500G, vitesse et précision, qu’on peut imaginer identiques à celle des autres modèles de la gamme, très homogène sur ce point. Sauf qu’il va falloir plus d’un instant. Je précise que je mesure toujours ces deux caractéristiques au moyen d’un programme simple(*). J’utilise en complément le test Forensics(**) qui permet de révéler la “signature” du processeur.

Et concernant la gamme des premières CASIO graphiques, ce dernier test est formel, nous avons bien affaire au même processeur, on s’en serait d’ailleurs douté. Le plus logiquement du monde, la précision montrée par mon test des sinus se révèle la même sur tous ces modèles, FX-7500G compris … sauf pour les 6000 et 6500, machines à écran 4 lignes, qui se permettent la fantaisie inouïe de donner, pour une valeur Forensics absolument identique, un résultat différent à ce test (***). J’ignore complètement pourquoi.

La précision de la 7500G, on le voit, est bien celle de la gamme, du moins celle des écrans à 8 lignes.

Pour la vitesse, la 7500 se démarque, elle exécute le test en 18 secondes, ce qui est remarquable pour son époque, contre 25 pour l’ensemble de ses cousines verticales, qui se débrouillaient déjà bien.

En conclusion la FX-7500G est une machine originale par sa philosophie compacte, discrète, soignée. Elle ne renie pas sa filiation au sein d’une gamme davantage exubérante, colorée, toute en verticalité.

Promis, après avoir découvert la jolie et puissante Casio FX-7500G, aucune chance que je l’oublie dorénavant quand j’évoquerai les toutes premières calculatrices graphiques de l’histoire.

(*) programme calculant et cumulant chacun des sinus des angles 1° à 360°. L’écart au résultat théorique (zéro, rarement atteint en pratique) permet de caractériser la précision de calcul. Par ailleurs le temps requis pour dérouler le programme permet de caractériser la vitesse de calcul.

(**) http://www.rskey.org/~mwsebastian/miscprj/forensics.htm

(***) la série 6000 retourne la valeur 1.1812E-10, les séries 7000 et 8000 retournent la valeur -4.883E-11. Les 3 séries retournent unanimement la valeur 5.90443E-07 au test Forensics.

CASIO7500-2
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Merci à kweeky
 

CASIO RM-9800 RM-9850Ga

CASIO-TWINCOLOR

Depuis 2010, les calculatrices de haut de gamme ont franchi l’étape de l’écran HD couleur.

Les représentantes de cette technologie sont aujourd’hui les Casio “Prizm”Fx-CG10, Graph-90+E, Ti n’Spire CX, Ti-83 Premium CE, Casio CP-400, HP Prime

Une excellent définition d’écran, au prix d’une consommation élevée, jusqu’à un watt entier pour le CP-400. Mais comment revenir aux gros pixels noir & blanc après avoir goûté ce luxe ?

On se souvient que dans les années 90, Casio avait inventé un écran à 3 couleurs. Le principe ne rencontra pas un grand succès et resta cantonné à quelques modèles. Les constructeurs concurrents restèrent à l’écart de cette innovation. Si l’utilité des 3 couleurs n’était pas bien démontrée, au moins, la consommation n’était pas pénalisée.

Ce que j’ignorais jusqu’à présent, c’est que deux types d’écrans étaient concernés : celui de 16 caractères de largeur et celui de 21.

J’ai eu la chance de mettre la main tout récemment sur deux magnifiques machines équipées de ces écrans. Elles sont couleur crème, marque des modèles équipés de l’interface vidéo.

La RM9800, la plus ancienne, possède l’écran de 16 caractères, contre 21 pour la RM9850Ga. Cette dernière est une Graph 65 revisitée, et ne se rencontre sous cette forme que munie de l’interface vidéo.

Vingt ans après, je redécouvre avec un vrai plaisir ces écrans couleur étranges et complètement rétro …

 

 

CASIO FX-8000

CASIOFX8000
 
Un combi, à la fois calculatrice scientifique, chronomètre et gestionnaire d’alarmes.
 
La CASIO FX-8000 est typique de la production de la fin des années 70 : extra-plate, afficheur LCD jaune, et façade métallique.
 
Mon modèle est dans un état moyen. Le grand commutateur en particulier est devenu trop instable pour une utilisation confortable des différents chronomètres.
 
L’aspect calculatrice est très classique. Une particularité d’affichage cependant : sachant que la mantisse d’une valeur ne peut avoir qu’au plus 6 chiffres sur cette machine, mais que rien ne bloque une saisie de 7 ou 8 chiffres, au moment de l’appui sur la touche d’exposant la mantisse se verra formatée à 6 chiffres, tandis que le point décimal restera affiché à sa position préalable.
 
Par exemple, si je veux taper la valeur 78945612. E 26, l’écran affichera dans un premier temps 78945612. (la position du point est normalement à droite par défaut), puis à l’appui de EXP, il passera à 789456  0.0 soit en conservant la position initiale du point décimal, puis 789456  2.6 après l’entrée de l’exposant. Une pression sur EGAL affichera la valeur dûment mise en forme 7.89456  33.
 
Le point décimal au sein de la zone d’exposant ne se rencontre qu’à l’entrée de la valeur, jamais à l’affichage d’un résultat.
 
Grâce à ma CASIO FX-8000, je peux enfin mesurer la rapidité de mes machines programmables avec un chronomètre de grande valeur !
 

CASIO FX-7000GA

CASIOFX7000GA

La CASIO FX-7000GA est très similaire à la 7000G de 1986. Elle est probablement sortie quelques mois plus tard mais je ne dispose pas d’informations précises à ce sujet.
 
Quelques différences : le coloris de la façade et des touches. Et aussi les légendes secondaires des touches × et ÷ qui de sont déplacées vers le bas sur la GA.
 
CASIOFX7000-G-GA
 
Pour le reste, les caractéristiques sont identiques. La 7000 GA est donc logiquement aussi attachante que son aînée 7000G !
 
Cette machine m’a été gentiment procurée par un collègue de retour d’une brocante.
 
 
Merci à Christophe

CASIO GRAPH 100

CASIO_GRAPH1008

Cette calculatrice de haut de gamme CASIO me paraît importante, entre autres raisons, pour sa réussite esthétique. Et ceci n’engage que moi bien évidemment.

Il me semble qu’avec cette machine est atteint un aboutissement du concept de calculatrice graphique, apparu en 1986, avec la Casio FX-7000G.

Souvenons-nous que la FX-7000G tournait la page de l’ère “basic” en proposant des calculatrices à possibilités graphiques : afficher le tracé et l’analyse des courbes. L’aspect de la FX-7000G était étrange : un retour brutal à la verticalité, avec une hauteur impressionnante, quasi dérangeante, un écran très carré, et beaucoup de touches multicolores. Une gamme s’était rapidement constituée, avec la FX-8500G pour évolution ultime.

Puis arriva la FX-7700G qui présentait la première mutation esthétique importante, démontrant qu’une machine graphique pouvait être belle : cette fois le design incorporait naturellement l’écran (toujours bien carré) dans le prolongement du clavier.

Avec la GRAPH 100, le concept initial de la FX-7000 est abouti : ainsi la coque, d’un seul bloc, intégre de façon harmonieuse l’écran graphique qui semble enfin devenu rectangulaire, donc plus agréable à l’œil que le carré d’origine. On constate que la Graph100 possède un dessin pur et travaillé, avec des galbes discrets, quasi sensuels. Quel que soit l’angle sous lequel on regarde, l’œil est flatté. A titre de comparaison, la toute proche GRAPH 80 a un aspect autrement plus fruste et lourd.

Enfin, l’afficheur monochrome est de grande qualité : superbement fin, magnifiquement contrasté, et sans le moindre reflet.

 
CASIO_GRAPH100-2CASIO_GRAPH100

CASIO GRAPH 25+ PRO

CASIO25

Cette machine toute bleue constitue l’entrée de gamme graphique chez CASIO, juste avant la Graph 35+.

Elle reprend nombre de caractéristiques de celle-ci, dont la rapidité et l’excellente précision.

L’afficheur est plus petit ce qui est dommage mais le contraste reste très agréable. Et là aussi, parmi les fonctionnalités de programmation, on retrouve la gestion des chaînes de caractères.

Une belle machine au maniement agréable, mais pas autant selon moi que la 35+ plus généreuse.

CASIO FX-JUNIOR – CASIO FX-220

CASIO-JUNIOR-2

Plusieurs articles ici évoquent une classe de calculatrices qui furent répandues dans les 70e : les semi-scientifiques.

Ces machines s’intercalaient entre la calculette 4 opérations de base et la calculatrice scientifique, dotée de fonctions trigonométriques et logarithmiques.

Les fonctions communes aux semi-scientifiques : la racine carrée bien sûr, l’élévation au carré, l’inverse, PI, parfois les parenthèses, l’échange des registres X-Y, le changement de signe …

Si on en croit la mention apposée sur sa boîte, la CASIO FX-junior serait une calculette destinée aux écoliers de classes de CM2. Je propose de regarder aussi la Junior comme la digne représentante des vaillantes semi-scientifiques d’antan.

Car la FX-Junior est bien une machine extrêmement pratique pour un usage quotidien, et pas seulement celui d’un écolier ! légère, minuscule et bien plus puissante qu’une calculette 4 opérations.

Outre les fonctions énumérées plus haut, la Junior traite les Puissances, la division euclidienne, les fractions, et elle dispose même de 2 touches programmables, permettant l’enregistrement et l’exécution à la demande d’une séquence de touches.

Et non contente d’offrir le confort d’un afficheur à 10 positions, la notation avec exposant est gérée !

La FX-junior est une calculatrice à avoir toujours sur soi …

Plus bas, la grande sœur de la Junior, la FX-220, sous le nom ici de SCIENTIFIC 08, dénomination du magasin AUCHAN. Sous un aspect identique à la Junior, débarrassée de la discutable couleur vert grenouille, la FX-220 est une scientifique complète et minuscule, sans rien de très pittoresque, exceptée la grande précision due à ses 15 chiffres internes.

CASIO-JUNIOR

CASIO FX-992S

CASIO992

Une CASIO scientifique à 12 chiffres, ce n’est pas courant.

La CASIO FX-992S est une machine jolie, regorgeant de fonctions scientifiques, mais affublée d’un système d’entrée des données peu convaincant de mon point de vue.

Ce système se nomme VPAM. SHARP appelle le sien DAL. Concrètement, je trouve ce système quelque peu hybride. Cela se rapproche du maniement d’une machine graphique, avec des réactions qui rappellent une calculatrice classique à calcul en chaîne.

Bref, il faut être bien accoutumé pour utiliser au mieux cette calculatrice. Pour ma part, j’ai très vite cessé l’utilisation professionnelle, jugeant l’usage trop peu naturel.

Ce qui ne signifie pas que la 992S soit une mauvaise machine. Ses possibilités scientifiques sont de premier plan, elle est très précise (14 chiffres de précision interne), et sa cellule solaire lui donne finesse et longévité “éternelle” …

CASIO FX-5800P

CASIOFX5800P

Une CASIO actuelle sans la moindre vocation scolaire, voilà qui est original.

Qu’a-t-elle de spécial cette 5800 ? Contrairement aux apparences, elle ne dispose d’aucune fonction de tracé graphique. Son couvercle intégré la destine à la poche d’une veste. Mais de quel professionnel ? Pas un financier, plutôt un ingénieur …

La CASIO FX-5800P est une scientifique pointue, intégrant une large bibliothèque de formules physiques interactives, avec affichage naturel des formules.

Elle offre aussi le calcul sur les bases de numération, les nombres complexes.

La programmation est un point fort de cette calculatrice. 28 Ko de mémoire pour y loger des programmes écrits dans la pure tradition du langage Casio, né en 1985 avec la FX-4000P. Pas de gestion de chaînes de caractères, c’est dommage, mais des structures de boucles inusitées sur l’aînée 4000P.

Très élégante calculatrice dans son design général, l’afficheur est en revanche peu défini, les pixels sont assez grossiers. On peut aussi mentionner la qualité de construction dont semble avoir bénéficié ce modèle, notamment le clavier à l’excellent toucher.

Concernant l’afficheur : je lui trouve une étrange parenté avec celui de la HP SmartCalc 300 S, et aussi la Citizen SR-270 College. HP et CASIO s’abreuvant à la même fontaine ?

Machine aussi rapide et précise que la CASIO FX-7000G de … 1986. Mais un appétit d’oiseau : une seule pile AAA pour animer la bête !

Conclusion : design réussi, vocation professionnelle, usage scientifique, programmable de grande capacité, afficheur généreux, performances banales, prix élevé. Une CASIO pas ordinaire.

CASIO FX-50 PLUS

CASIOFX50

Les calculatrices programmables munies d’un dispositif solaire sont rares.

On peut en conclure que la technologie solaire n’est implantée que sur les machines à “sollicitation légère”. Les programmables, et surtout les graphiques en sont généralement dépourvues.

Les cellules ont pourtant fait des progrès. Elles savent depuis longtemps maintenant se contenter d’une surface réduite, comme c’est le cas ici. Et personnellement je n’ai jamais constaté le moindre dysfonctionnement d’une alimentation solaire. Technologie très fiable.

La CASIO FX-50+ est donc programmable. La capacité de 680 octets n’est pas énorme, en regard du gigaoctet tous azimuts de notre époque, mais pas négligeable loin de là. D’autant que la mémoire est divisée en 4 zones indépendantes.

Les fonctionnalités de programme sont les grands classiques d’aujourd’hui : des boucles de toutes sortes, mais pas de gestion des caractères (le Basic est loin).

Doit-on regretter les calculatrices programmables toutes puissantes d’antan ? les Casio FX-602P, les HP-42S … A moins de considérer que la programmabilité des calculatrices a évolué et mûri au cours du temps.

Ainsi l’ancienne TI-59 était pensée comme un véritable ordinateur individuel. Son langage de programmation était purement informatique, le manuel parlait de façon dogmatique des sauts conditionnels, des sous-programmes, de l’adressage indirect.

A cette époque l’informatique familiale prenait forme et les ordis faisaient encore route commune avec les calculatrices. Le point culminant fut l’avènement du Basic, langage commun aux machines de tables et de poche.

Puis les calculatrices (du moins de classe moyenne) s’éloignèrent progressivement de la sphère informatique.

Aujourd’hui, une calculatrice comme la Casio FX-50+ (ou encore la Sharp EL-5250) dispose d’un module de programmation dont l’objet est plus l’aide à la résolution de problèmes répétitifs simples que d’empiéter sur le terrain des ordinateurs. Ce qui n’empêche pas les grosses calculatrices graphiques de proposer encore des langages très puissants (HP-50G, TI Titanium HP Prime … ) quoique la toute première génération des Ti N’Spire ait montré la volonté de penser la programmation autrement, voire de la supprimer purement et simplement (c’était le cas dans les tout premiers modèle de n’Spire, les suivants ayant par la suite intégré un module de programmation restant cependant à l’écart du domaine graphique).

Recentrons-nous sur la CASIO FX-50+, scientifique ultra complète comme on les aime en 2010. Elle dispose de vastes bibliothèques de constantes et d’équations pré-programmées faciles à mettre en oeuvre.

L’afficheur est généreux et bien contrasté. Il est de type Entrée/Sortie, avec une belle ligne supérieure très lisible.

Un petit reproche : on ne peut mettre en marche par la touche AC. Il faut aller chercher le ON tout en haut à droite. Pourtant le OFF est bien sur AC, alors pourquoi pas le ON ?

On l’aura deviné : rien de grave.

CASIO PRIZM FX-CG10

PRIZM-2

La Prizm de Casio est la première calculatrice à écran couleur haute définition.

Casio avait déjà conçu voilà quelques années des écrans 3 couleurs pour certaines de ses machines. Initiative non suivie par la concurrence, et abandonnée par Casio après quelques années.

L’œil de 2010 est largement habitué aux écrans fins et colorés, ceux des GPS, des smartphones … Il était temps de tenter aussi la HD couleur pour les calculatrices.

Jusqu’à présent la contrainte de portabilité, donc l’autonomie, n’encourageait pas un tel dispositif, réputé dévoreur d’énergie, d’autant qu’il pouvait sembler peu crucial, s’agissant d’afficher des nombres ou des courbes simples.

A l’usage en effet, l’utilité de la couleur ne semble pas providentielle, même si l’agrément d’utilisation est bien présent.

En revanche la haute définition de l’écran apporte un confort et une modernité incomparables. Dorénavant, les menus ne sont plus grossièrement pixelisés, de nouveaux témoins font même leur apparition.

Le tracé d’une courbe est extraordinairement fin et précis. Quelques minutes passées en compagnie d’une PRIZM suffisent à démoder méchamment une simple Casio Graph 35+ à écran traditionnel.

Et une bonne nouvelle, la consommation, et donc l’autonomie de la PRIZM se révèlent bien maîtrisées. Et ce malgré le rétroéclairage quasi permanent.

Les performances de vitesse et précision de calcul sont identiques aux toutes dernières CASIO (excepté l’affichage de points qui se montre lent). Les fonctionnalités sont traditionnelles, la PRIZM n’est donc pas une calculatrice aussi puissante que les Ti-89 ou HP-50G. En contrepartie l’utilisateur ne sera pas déconcerté par le maniement de cette machine, au design par ailleurs novateur.

En conclusion : La Prizm me parait être une réussite : un afficheur couleur HD sublime, un design travaillé et inédit, une machine simple et rassurante à utiliser.

Une page vient de se tourner et cette fois la concurrence emboîte le pas. Texas-Instruments a en effet sorti récemment une réplique, la Ti N’spire CX, avec écran HD couleur. Le progrès est moins brutal car la N’Spire bénéficiait déjà d’un écran très défini, mais noir & blanc toutefois.

Espérons que d’autres modèles vont maintenant surgir …

Ajout du 13.09.2017. Quelques années après la rédaction de cet article, la remplaçante 90+ de la Prizm vient d’entrer dans les rayons. Texas-instruments a produit entre-temps la Ti-84C, remplacée elle aussi depuis par la Ti-83 Premium CE, tandis que HP sortait la Prime. La piste de la couleur n’a pas été abandonnée, en 2017 elle est dans les rayons ! 

Comme on le voit ci-dessous, l’expression “écriture naturelle” est bien à prendre ici au pied de la lettre.

PRIZM-8
PRIZM-1
PRIZM4
PRIZM-3

 

CASIO FX-9750 II

 

CASIOFX9750
Vendue en France sous l’appellation Graph 35+, cette CASIO d’aujourd’hui est d’une utilisation très agréable.
 
A noter que CASIO semble avoir renoncé à la couleur vert grenouille pour ses modèles français. La 35+ est immaculée, ce qui fait ressortir son écran superbement contrasté et sans reflets.
 
Tout comme la Graph 85, calculatrice rapide comme l’éclair, la 9750 II est incroyablement véloce. Mais une nouveauté est à signaler. Elle concerne le langage de programmation. Celui-ci avait peu évolué depuis la CASIO FX-4000P de 1985. Langage agréable, simple, puissant mais dépourvu du traitement des chaînes de caractères, contrairement aux machines Basic, ou HP et TI concurrentes. C’est désormais du passé car, outre de nombreuses fonctionnalités de gesion des chaînes, on peut maintenant aussi stocker des chaînes (plutôt longues) dans des variables. Ces dernières sont cependant spécifiques et ne peuvent être renommées. C’est un peu dommage, mais on peut enfin programmer des choses très intéressantes sur cette machine.
 
D’une façon générale, la 9750 II est très ergonomique et c’est un véritable plaisir que de l’utiliser. Les menus horizontaux en particuliers sont très agréables. La CASIO FX-9750 II regorge de fonctions mathématiques, statistiques, financières … Mais pas de CAS (calcul formel) pour ce modèle de milieu de gamme.
 
Ajout du 23/07/2015
La 35+ est cette année commercialisée avec une fonctionnalité “examen”.  

CASIO FX-4500PA

CASIO_FX45000-2

Parmi les grandes questions qui se posent à l’humanité, en voici une bien ardue : quelles peuvent être les différences entre une CASIO FX-4500P et une 4500PA ?

Outre l’année de production, 1989 pour la première, 1998 pour la seconde, les différences semblent minimes. Mais elles existent toutefois, bien qu’anecdotiques et principalement d’ordre esthétique.

Ainsi l’écran de la PA est entouré d’une zone de couleur beige, la zone est grise chez la P. Surtout, la PA semble enfin débarrassée du défaut de sa grande sœur : les vilaines traces d’adhérence laissées en façade par un film cellophane de protection se dégradant prématurément. Ce défaut est répandu sur les 4500P. La PA règle le problème, sa façade est nette, comme il se doit.

Pour débusquer une autre différence, il faut chercher du côté des inscriptions au dos. On y lit que l’alimentation n’est pas la même, à base de piles CR2025 pour l’aînée, de CR2032 pour la cadette. Du coup l’autonomie de la P est annoncée pour 3000 heures tandis que la PA en revendique 5000, selon les manuels.

Le mode d’alimentation agit sur les performances, la cadette PA à l’appétit de chameau se montrera plus lente : Soumises à un même test de vitesse, la P demandera 140 secondes, il en faudra 160 à la PA. Ces deux chiffres sont d’ailleurs plutôt mauvais, la CASIO FX-4000P de 1985 exécutant ce même test en 62 secondes.

Aucune autre différence ne semble exister entre les deux modèles, en tous cas je n’en ai pas trouvé. Il aurait été intéressant de mon point de vue de faire évoluer les légendes de touches de façade, dramatiquement petites et illisibles pour un œil moyen. Et c’est qu’il y en a des légendes ! la 4500 étant dotée d’un grand nombre de fonctions de toutes sortes.

La 4500 P/PA est programmable, et son originalité est d’offrir un langage de programmation spécifique, évoquant d’ailleurs parfois l’univers AER des SHARP EL-5030 ou 512S, alors que tant de calculatrices CASIO se contentent de décliner un modèle créé en 1985 pour la CASIO FX-4000P. La capacité de 1103 instructions est la même sur les deux 4500. La mémoire programme peut être allouée si besoin à des registres de stockage supplémentaires, à raison de 8 pas par registre.

La présence d’une touche “pause“, paramétrable, est une très bonne surprise. Avec la CASIO FX-602P, la 4500 est sans doute la seule CASIO à langage non basic à proposer cette fonctionnalité bien utile.

Un petit reproche sur le plan matériel : la 4500 ne semble pas pourvue d’un dispositif, mécanique ou logiciel, de réglage de contraste. Machine puissante, dotée d’une philosophie spécifique, la CASIO FX-4500P ne ressemble pas aux autres CASIO. Cette originalité contribue peut-être à son succès, cette machine se révélant recherchée sur le marché de l’occasion. Le modèle PA était d’ailleurs toujours inscrit en 2014 au catalogue de maints revendeurs professionnels.

CASIO_FX4500PA

CASIO GRAPH 80

CASIO_GR80-1

Une des quelques calculatrices à écran coloré fabriquées par CASIO au cours de la décennie 90.

Aujourd’hui, en pleine la révolution des écrans, avec les HD couleur ultra-modernes des CASIO PRIZM, TI N’SPIRE CX et HP PRIME, on a tendance à oublier que CASIO s’était déjà essayé à la couleur par le passé. La concurrence ne suivit pas cette piste qui ne concernera que quelques modèle puis s’éteindra.

Visible dans un prospectus de rentrée des classes 1998, la CASIO GRAPH 80 occupe alors la place éphémère du haut de gamme. Rôle peu assumé, le suffixe 80 semblant déjà se résigner à l’arrivée un an plus tard de la GRAPH 100, qui culminera au sommet très longtemps, on la trouve encore de nos jours en abondance dans les hypermarchés (en version 100+ il est vrai).

Cette situation rappelle le triste destin de la belle TI-86, star absolue de la gamme Texas-Instruments, avant que la puissante TI-89 à calcul formel lui ravisse le titre et l’envoie dans l’oubli quelques mois plus tard.

Le calcul formel justement, la CASIO GRAPH 80 fut la toute première CASIO à le proposer. Là encore, la GRAPH 100 la détrônera avec un éventail plus complet de fonctions formelles.

La GRAPH 80 calcule vite, elle exécute mon programme de cumul des 360 sinus en 13 secondes quand la moderne 100 en exige 16. Le système de menus est de type horizontal, tandis que la 100 développera ceux-ci de façon verticale (mais la 100 est une exception sur ce point chez CASIO).

Et les couleurs alors ? avant que la GRAPH 100 ne leur substitue définitivement un bel écran noir et blanc superbement contrasté, on profite encore une fois de cet étrange écran coloré. Les couleurs (orange, vert, bleu) sont plutôt pâles. Elles peuvent toutefois s’ajuster manuellement. L’intérêt évident est de rendre les tracés plus clairs, les différentes courbes se colorant selon le ton spécifié par l’utilisateur. Mais on sent que l’apport général de la couleur n’est pas manifeste. Pire, on aimerait parfois pouvoir revenir au N&B pour profiter de la bonne définition qu’on pressent sous ces couleurs pastel.

Cet affichage reste pourtant une vraie originalité. CASIO a osé innover, ce n’est pas la première fois, avant de renoncer, probablement face à la relative tiédeur du public, jamais vraiment emballé par le dispositif.

A noter que “Graph 80” est le nom modernisé de “CFX-9990GT“, encore visible tout en bas de la machine. Ces deux appellations sont françaises, le nom international de la machine étant CFX-9970G. C’est tout simple.

La machine peut être connectée à un ordinateur. Et pour le reste du temps, le port de connexion dispose de son cache anti-poussière en caoutchouc. Bon point pour CASIO.

Une petite anecdote en conclusion : mon modèle est une des dernières CASIO made in Japan !

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Le profil bizarre et tourmenté de la GRAPH 80, avec sommet et base concaves ! Sans doute pas un modèle de design …

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CASIO FX-135

CASIO135

Le constructeur CASIO ne s’en est jamais tenu à une formule. Il a toujours voulu se renouveler, explorer des pistes, tel le premier écran 3 couleurs, la calculatrice graphique, récemment l’écran couleur rétro-éclairé à haute définition (PRIZM).

Témoin de ce tempérament pionnier, la CASIO FX-135, machine pourvue d’un afficheur électro-luminescent (ELD).

L’afficheur de la FX-135 semble se situer à mi-chemin entre les segments lumineux du VFD (les fameux chiffres verts des calculatrices des années 70), et les classiques cristaux liquides (LCD) avec leurs segments finement dessinés et la profusion des indicateurs.

En consultant les sites spécialisés*, on apprend que l’intérêt du ELD réside dans la robustesse (chocs, vibrations, températures, humidité) ainsi que dans la rapidité des temps de réponse. On pourrait ajouter la visibilité sous une faible lumière, aucune calculatrice LCD n’ayant jamais eu, à l’image des montres LCD digitales, de dispositif d’éclairage ponctuel.

La FX-135 pourrait bien être la seule CASIO pourvue de cet affichage. Et peut-être même la seule calculatrice de ce type jamais produite. Il est difficile de dater le modèle, vraisemblablement produit au tout début des années 1990.

Le ELD du modèle photographié ci-dessus fonctionne, mais les chiffres sont devenus d’une grande pâleur, donc difficiles à discerner par grand jour. Par ailleurs, l’afficheur semble attaqué sur le pourtour par un mal qui rappelle “l’huile noire” (voir Sharp PC-1211).

La FX-135 hormis l’afficheur est une CASIO très conventionnelle sur le plan des fonctions ou du design. Elle fonctionne à l’aide de 2 simples piles AA. Le profil de la machine est cependant inhabituel, sans doute pour loger en interne l’afficheur spécifique.

Cette belle machine, qui tente de corriger les défauts des classiques cristaux liquides, en définitive peu gênants à l’échelle d’une calculatrice, est une simple piste, une tentative d’innovation technologique qui n’a pas été retenue, le LCD se révélant la meilleure solution du moment. Mais CASIO nous surprendra sans doute encore.

* Pour aller plus loin : Le Vintage Calculators Web Museum

Ci-dessous une vue interne de l’afficheur ELD

CASIO135-3

CASIO FX-8800GC

CASIO8800

Ultime déclinaison du modèle FX-7700G de 1991, la 8800 de 1992 n’est pas très différente. 2 fois plus de mémoire utilisateur, plus 8000 octets pour la gestion de fichiers. L’afficheur semble aussi un peu mieux contrasté. La consommation est toujours élevée et les 4 piles plates CR2032 sont à la peine.

L’intérêt que me semble présenter ce modèle réside dans la technique de fabrication, qui préserve enfin la façade de l’écaillement de la peinture, véritable malédiction des machines de cette famille.

CASIO FX-180P Plus

CASIO180PII

Une des multiples versions (l’ultime ? – année 2000) de la très populaire Casio FX-180P de 1980.

Un détail peu pratique à l’usage : le grand couvercle en plastique, censé se rabattre derrière la machine lors des calculs, et qui se montre encombrant. Pour ma part j’ai vite décroché ledit couvercle en forçant légèrement au niveau de l’axe d’ancrage. Il a fini par se déboîter, ce qui n’empêche pas de le replacer à volonté.

Que dire de cette version ? Un très bel afficheur criblé de nombreux témoins LCD, une machine bien finie, agréable à utiliser. Les touches ont une course qui me paraît un peu longue, ce qui peut gêner la frappe comme cela m’est arrivé.

Sur le plan technique : Pour la programmation on dispose maintenant de 300 pas et non plus des 38 de la première 180P. Le langage ne semble pas avoir évolué mais l’édition du programme en clair (nom des instructions défilant à l’écran) est maintenant disponible, ce qui procure enfin un vrai confort de travail.

La rapidité de calcul se situe dans une honnête moyenne, ainsi que la précision, grâce aux 10 chiffres, internes et affichés.

En conclusion : machine moderne et agréable, qui sait préserver l’esprit de l’ancêtre 180P.

CASIO FX-8000G – CASIO FX-8500G

CASIOFX8000

L’ultime évolution de la CASIO FX-7000G de 1986 : Une énorme 8000G, rejointe par la 8500G ci-dessous deux à trois ans plus tard.

Un concept de verticalité poussé à l’extrême, une large place étant consacrée à l’accueil des commutateurs de contact et pilotage de l’interface-cassettes/imprimante optionnelle FA-80.

Hormis cet intéressant dispositif, les 8000 et 8500 diffèrent peu du modèle 7000. Plus de mémoire bien sûr, les 422 pas de la 7000 constituant un minimum syndical … 6566 octet donc pour la 8500 et “seulement” 1446 pour la petite sœur 8000.

A souligner une fonctionnalité spécifique aux deux modèles : l’éditeur de fichier, qui permet de stocker et rappeler toutes sortes de données.

Vitesse et précision sont exactement celles de la FX-7000 d’origine.

Un mot sur la vitesse : la position du commutateur de façade de gauche influe grandement sur la vitesse de traçage des courbes. En position HD, les points calculés sont plus nombreux, de façon à restituer une image de meilleure qualité en cas d’impression. Si aucun périphérique n’est connecté, le commutateur doit donc être placé sur N, ce qui restituera une bien meilleure vitesse de tracé.

Il existe deux moyens de distinguer au premier coup d’œil les machines l’une de l’autre : le tour d’écran de la 8000 est blanc, celui de la 8500 est sombre. Le clavier de la 8000 est visuellement identique à celui de la l’aînée 7000, alors que les touches de la 8500 sont spécifiques, la couleur de DEL et AC notamment.

Dernières évolutions du tout premier âge des calculatrices graphiques CASIO.

Mais la FX-7700G arrive …

 

CASIOFX8500

CASIO FX-7000G

CASIOFX7000-2

Il s’agit là de la première calculatrice graphique.

En 1985, CASIO invente ce nouveau concept, qui se révélera extrêmement fécond.

En quoi consistait la nouveauté :

– un grand écran graphique “carré”,
– écran constitué d’une seule matrice de points,
– une excellente rapidité,
– un système de calcul “symbolique” : on entre une proposition telle qu’on l’aurait écrite sur papier, puis on “l’exécute”, on l’évalue par appui sur la touche EXE.
– Mais aussi et surtout un dispositif de tracé de courbes, permettant de générer un grand nombre de courbes, sur n’importe quel intervalle. Une fonction Trace permet l’affichage des coordonnées point par point, Plot permet l’activation de points à l’écran, Line le tracé de lignes entre deux points. C’est sommaire mais permet déjà beaucoup de choses.

Les fonctions statistiques à deux variables tirent avantageusement profit du mode graphique. La régression linéaire prend ainsi tout son sens. Et on peut afficher des histogrammes, même si cette manipulation est compliquée.

Le concept de zoom est déjà présent (Factor ici). Des exemples de tracés sont pré-enregistrés et exécutables simplement pour la plupart des fonctions scientifiques. Ainsi la frappe “GRAPH + TAN + EXE” trace la fonction tangente après avoir automatiquement placé les bornes adéquates dans RANGE. Pratique, visuel, pédagogique.

C’est donc vraiment un produit nouveau, perçu par l’acheteur de 1986 comme le haut de gamme Casio.

La FX-7000G offre vraiment beaucoup de fonctions, et est même programmable. Le langage est récent, symbolique lui aussi. Il a été inauguré sur la FX-4000P. Sa lisibilité ainsi que la simplicité évoquent le Basic. La capacité mémoire est malheureusement bien mesurée : 422 pas, c’est vraiment peu. Et le langage pourrait être plus puissant : La fonction Pause n’est pas disponible et la fonction d’affichage peu souple. La FX-7000G, à la différence des machines Basic, ne connaît pas le traitement des chaînes de caractères. Il est possible toutefois de programmer l’apparition de messages, par exemple pour demander l’entrée de données ou pour annoncer un résultat.

La CASIO FX-7000G connaîtra un énorme succès de par le monde. Je l’ai découverte, pour ma part, un beau jour de l’année 1986, dans une librairie de Poitiers. Elle était accompagnée d’un modèle à écran moitié moins grand, la désormais rare FX-6000G. Cette dernière me plut davantage et je l’achetai quelques mois plus tard. En fait, l’esthétique de la 7000 me semblait trop étrange, avec son grand écran carré et une verticalité perçue comme disproportionnée.

Ce ne fut pas l’opinion de beaucoup d’acheteurs, notamment mon frère, qui ne tarda pas à en faire l’acquisition. Je pus la manipuler un jour chez lui, et constater de minimes différences avec ma 6000 : 486 pas pour la 6000 et une fonction de scrolling de l’écran pour compenser la demi-hauteur, les fonctions hyperboliques sur la 7000. Aux dernières nouvelles, mon frère m’indiquait récemment : “tu te souviens de ma vieille CASIO, eh bien je l’ai toujours, et je m’en sers encore régulièrement “).

La 7000G engendrera une famille : les 8000G et 8500G, modèles très similaires, mieux pourvus en mémoire, et conçus pour piloter l’interface FA-80.
A la suite de CASIO, TEXAS-INSTRUMENTS se lancera dans la course des calculatrices graphiques avec la TI-81 vers 1990. Entre-temps, Sharp aura tenté la petite EL-5200 / EL-9000, tandis que HP sortira la petite mais toute puissante HP-28C, annonciatrice des futures HP-48.

CASIO a souvent innové au cours de son histoire, avec des succès inégaux. Le concept de calculatrice graphique reste cependant une belle réussite.

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CASIO FX-6500G

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Depuis 1986, je ne connaissais cette machine que par la photo de couverture du manuel de ma FX-6000G.

Une vraie surprise, la photo du manuel ne permet pas de soupçonner le profil différent : l’écran de la 6500 n’est pas incliné, la machine est plate.

Ceci mis à part, ce sont presque les mêmes machines, à l’exception des fonctions hyperboliques, que la 6000G n’a pas. Il manque aussi à la 6000 cet habillage métallique  qui donne à la Casio Fx-6500G une allure superbe et très classique.

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CASIO FX-7700G

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En 1985, CASIO présente la première calculatrice graphique : la FX-7000G. La 7000 évolua rapidement vers les 8000G et 8500G, énormes bêtes pleines de boutons et commutateurs, dotées d’un écran très carré, finalement peu esthétiques.

Avec la 7700G de 1991, une nouvelle ligne apparaît. Et quelle ligne ! Cette fois l’écran (encore bien carré) est mieux incorporé à l’ensemble, et il englobe 6 touches de fonctions. La 7700 abandonne l’ancienne façade alu, et les touches sont nouvelles. Certaines donnent accès à un nouveau dispositif très pratique : les menus horizontaux, apparaissant au bas de l’écran, et pilotés par les six nouvelles touches de fonctions. Ainsi la touche MATH fait surgir un menu spécifique rassemblant la plupart des fonctions mathématiques.

Deux innovations bienvenues : le X tapé dans le texte d’une fonction possède maintenant sa propre touche. Et chaque entrée est persistante et peut être rappelée par flèche arrière, alors qu’elle était perdue à la frappe suivante dans les modèles précédents.

Le modèle 7700 sera par la suite décliné en plusieurs modèles, l’ultime étant la 8800G.

Les nouveautés de la 7700G : la gestion des matrices, le traçage de courbes polaires ou paramétrées, et l’impressionnant calcul / affichage d’intégrales. La mémoire est maintenant confortable, avec plus de 4000 pas. La vitesse et le langage de programme n’ont pas changé depuis la 7000G. La notion de zoom, encore embryonnaire sous la 7000G (factor), est maintenant plus étendue et peut focaliser sur la zone choisie au moyen de l’outil graphique “box”.

Il faut noter que si la CASIO FX-7000G n’avait souffert d’aucun concurrent, la nouvelle 7700G devait désormais composer avec la dangereuse Texas-Instruments TI-81. Quant à Sharp et Hewlett-Packard, ils arrivaient sur la ligne de départ.

Au passif de cette puissante machine : une consommation élevée, qui oblige à changer très souvent les piles plates CR2032. L’écran est très peu contrasté. Enfin, un problème de construction : la peinture s’écaille inexorablement, surtout au bas de la façade.

J’ai acheté cette calculatrice au moment de Noël 1991, à la FNAC des Halles à Paris, après l’avoir découverte à la Samaritaine.

CASIO FX-6000G

C’est lors d’une balade dans les rues de Poitiers en 1986 que je découvre par hasard une gamme inédite de calculatrices CASIO.

Sur le présentoir de la librairie sont rangées côte à côte des machines multicolores et remplies de touches “gomme”. L’une d’elles a un grand écran carré. C’est visiblement la plus puissante. Mais c’est la plus petite que je remarque, avec son superbe écran incliné. Quelques mois plus tard, je signe le chèque (660 Francs) à la FNAC de Lille.

A la mise sous tension, je contemple pour la première fois un afficheur graphique, de 4 lignes, tout en matrice de points. La 6000 est rapide, une vraie fusée. La ligne 69!+69!+69! est exécutée en un instant, c’est du jamais vu. Et le traçage de courbes se révèle un champ d’exploration captivant.

D’un point de vue calcul, la 6000 offre beaucoup de fonctions. J’apprécie beaucoup le nouveau mode d’entrée des données, commun depuis à (presque) toutes les calculatrices graphiques.

Ce mode est innovant. On a affaire ici à un évaluateur dans lequel on écrit de façon naturelle une proposition, au besoin très compliquée, qui sera évaluée numériquement après pression sur la touche EXE. Autre intérêt du système : on bénéficie des données d’entrée persistantes à l’écran.

Ainsi par exemple, si je tape 1337.28 – 242.60, ces données de départ seront encore affichées après apparition du résultat. Cette vision persistante des données entrées remédie à un défaut des calculatrices classiques, à savoir la disparition des opérandes au profit du résultat, et donc le doute qui peut toujours subsister sur la justesse de la frappe initiale. Ici, le résultat peut toujours être rapproché pour contrôle des opérandes visibles et modifiables si besoin.

La fonction ANS, qui renvoie le dernier résultat, est pratique et souvent utilisée dans ce mode. Et ici, on a la chance d’avoir une touche ANS dédiée. Ce sera loin d’être toujours le cas dans l’avenir où beaucoup de machines graphiques placeront la touche ANS en fonction secondaire, je n’en ai jamais compris la raison. N’oublions pas que dans ce mode d’entrée “naturel”, le symbole de racine carrée ou “log” se placent devant la valeur, comme sur le papier. En conséquence pour utiliser la valeur précédente, ANS est obligatoire.

Une petite déception concernant la programmation : 486 pas seulement, c’est devenu bien peu. Le langage, hérité de la 4000P est symbolique. On peut regretter l’absence d’une fonction Pause mais ce langage a tout de même l’avantage d’une grande clarté.

Un exemple : si je veux programmer le calcul du fameux discriminant réduit de l’équation quadratique d = b²-4ac si cher à mes professeurs de lycée, la ligne de programme sera B²-4AC=>D. Quoi de plus naturel aujourd’hui me direz-vous ? Pourtant avec l’aînée FX-602P c’était une toute autre paire de manches : MR02 x² – 4 X MR01 X MR03 = Min 04

Près de trente ans plus tard, cette magnifique calculatrice fonctionne comme au premier jour, sans problème d’écran, de nappes ou de clavier. A noter que l’autonomie est correcte, bien que reposant sur une alimentation à piles bouton (CR2032 x 3). En comparaison, la future 7700G videra ses quatre piles plates bien plus vite.

A noter que la FX-6000G ne se trouve pas facilement d’occasion. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle soit vendue chère. C’est un fait que le public, contrairement à moi, lui a toujours préféré la grande sœur, à écran carré, la FX-7000G, bien plus diffusée dans le monde.

Un mot sur le manuel : la couverture montre le couple FX-6000G et FX-6500G. J’ai mis des années avant d’en savoir plus sur cette dernière, qui est une vraie rareté.

CASIO6000MANUEL

CASIO FX-4000P

La CASIO FX-4000P a succédé en 1985 à la fameuse FX-602P. Les machines ont pourtant une philosophie différente. Le langage de la 4000 est nouveau et sa base sera reprise sur toutes les calculatrices graphiques à venir de la marque, et il y en aura beaucoup.

La FX-4000P est donc une machine charnière entre l’âge d’or du calcul programmable, et une ère qui s’annonce, dédiée à l’affichage graphique et aux tracés de courbes.

 
 
Mes remerciements à badaze

CASIO FX-502P

On connaît bien la CASIO FX-602P, calculatrice moderne sortie lors de la grande période d’effervescence du début des années 80. Ce qu’on sait moins, c’est que la 602 succédait à un modèle plus discret, parfois oublié, et pourtant abouti, la FX-502P.

La CASIO FX-502P est née dans un paysage dominé par les grosses calculatrices Texas-instruments ou Hewlett-Packard, machines à petits chiffres rouges, épaisses et équipées de volumineuses batteries.

Avec la cette 502P, plus rien de tel : Extra-plate, afficheur LCD généreux à 10 + 2 positions et mémoire permanente, (256 pas). Par ailleurs des fonctions de programmation puissantes : l’adressage indirect, les sous-programmes, et des possibilités optionnelles de sauvegarde par interface magnétophone et aussi d’impression avec la petite imprimante FP-10. Et une rapidité deux fois plus élevée qu’une TI-58.

La FX-502 ne connut pas un succès retentissant. Le public découvrait CASIO sur un créneau encore inhabituel pour lui. On connaissait bien ses petites calculettes, parfois scientifiques, mais le constructeur japonais avait-il l’étoffe nécessaire pour se frotter aux géants américains, et bientôt à SHARP qui s’apprêtait à sortir ses premiers ordinateurs de poche révolutionnaires ?

Oui, CASIO était prêt. Dans sa confrontation avec SHARP, il rendra coup pour coup, en présentant des modèles maintenant entrés dans la légende, comme le FX-702P, tout premier CASIO à langage Basic à entrer en scène.

En revanche les premiers ordinateurs de poche Basic vont donner un coup fatal à la FX-502P. Cette calculatrice, encore non alphanumérique, est vue comme un dernier témoin du passé en dépit de sa rupture avec les vénérables américaines. Le public est désormais passé à autre chose. CASIO sortira pourtant à cette époque sa 602P, remplaçante d’aspect voisin, mais alphanumérique cette fois.

Aujourd’hui, longtemps après la mode du Basic, le couple 502 et 602 continue de fasciner les amateurs qui n’ont pas oublié ces deux belles machines de l’âge d’or. Avec le recul, il est possible de voir une 502 annonciatrice de ce que le public allait bientôt demander : la puissance, mais aussi la légèreté, l’autonomie, le confort.

J’ai vu de mes yeux cette calculatrice il y a bien longtemps dans une librairie de la rue de Saint-Quentin à Soissons, en 1980. Je ne l’ai plus jamais vue nulle part par la suite. Il me semble qu’elle coûtait 600 Francs, peut-être 400, bien trop pour moi en tous cas. J’étais ébahi par la générosité de cet afficheur moderne capable de dévoiler l’intégralité des dix chiffres en notation scientifique, quand les T.I. devaient en escamoter deux pour accueillir l’exposant de dix. Et c’était la première fois que je voyais une programmable LCD. Je découvrais une réelle nouveauté porteuse de promesses.

Entre cette image fugitive au travers d’une vitrine et la rencontre avec le modèle photographié ici, 30 ans se sont écoulés. Magie d’internet …

Il n’est pas toujours facile de programmer une calculatrice non alphanumérique. Les instructions n’apparaissent pas en clair mais sous forme de codes chiffrés. Si ceux d’une TI-57 sont limpides à la relecture (formés par le couple n° de colonne/n° de rangée de touche), ceux de la 502P restent sévèrement hermétiques.

La photo ci-dessous montre le clavier recouvert de sa pellicule transparente amovible (overlay) visualisant les fameux codes. Des codes bizarres qui en rappellent d’autres : ceux de la fabuleuse FX-201P de 1976. Voilà qui pose la question d’une filiation entre ces deux modèles. Le langage de programmation de la 201P est toutefois très différent.

Pour l’anecdote, la CASIO FX-502P se veut aussi une calculatrice musicale. Le manuel explique comment faire : des programmes particuliers, transférés sur cassette et lus par un magnétophone restituent des mélodies au son très électronique. La 502P a d’ailleurs été utilisée lors de l’enregistrement d’un titre célèbre du groupe de rock Kraftwerk. La musique étant un sujet sérieux pour la 502P, un second overlay est livré, pour correspondance entre touches et notes !

CASIO FX-730P

CASIO730

Petite machine produite en 1986 très agréable à utiliser.
C’est un des multiples Ordinateurs de poche apparus au cours de la décennie 80. Programmable en Basic donc. Et pourtant aussi calculatrice puissante car possédant nombre de fonctions scientifiques.
La mémoire de 16 Ko est confortable. La vitesse est intéressante : 54 secondes pour exécuter mon test de rapidité, quand le SHARP PC-1262, son contemporain, en demande 84. (L’ancien PC-1500 exécute le test en 72s, et 65s pour le CASIO PB-700).
La manipulation est agréable, l’appareil est léger, le clavier excellent. Des légendes de touches parfois minuscules cependant. L’écran quant à lui est généreux avec ses nombreux témoins et ses 24 caractères affichés.

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CASIO FX-550 CASIO FX-570

TANDY-EC499

Sur l’image du haut, ma vieille TANDY EC-499, en fait une CASIO FX-550.

Achetée le 1er octobre 1983 dans une boutique d’électronique de CAMBRAI au prix de 299 Francs. Scientifique 10 chiffres sans surprises, je l’ai beaucoup utilisée … Ce qui peut expliquer son état. La EC-499 fonctionne mais son interrupteur est devenu capricieux.

A noter une mémoire permanente seulement en cas d’extinction automatique. Si extinction par interrupteur, les données sont perdues.

J’ai toujours su que ma TANDY était une CASIO mais j’ai mis beaucoup de temps à en découvrir la référence précise. J’ai pu acquérir récemment, en souvenir de la Tandy, la CASIO FX-570 ci-dessous, en bien meilleur état et pleinement fonctionnelle.

Ce sont les mêmes machines, la 570 proposant des conversions ainsi que statistiques et opérateurs booléens.

Deux belles machines très classiques. On décèle dans celle du dessous les prémisses de l’esthétique générale de la future petite bombe CASIO : la FX-4000P

CASIOFX-570

CASIO FX-702P

Un des quatre ordinateurs de poche fondamentaux, selon moi. Le CASIO FX-702P est la réponse de Casio au mythique SHARP PC-1211, premier né de tous les ordinateurs de poche. La capacité de Casio à relever le défi fut une excellente et prometteuse surprise.

Esthétiquement, le 702 est différent : les touches du clavier alphabétique sont rangées de A à Z. On trouve beaucoup de fonctions scientifiques. Et les ordres Basic sont inscrits en clair au dessus des touches.

D’un point de vue technique, les caractéristiques sont assez calquées sur le PC-1211 : 1680 pas (contre 1424), 20 caractères affichés (contre 24). Presque trois fois plus rapide quand même.

Le langage de programmation est le Basic bien sûr. Les principales commandes sont directement accessibles (touches du haut), ce qui est une vraie bonne idée.

Un regret : le 702 est conçu pour recevoir un module enfichable de mémoire supplémentaire. Cependant celui-ci n’a jamais été fabriqué. Heureusement le 702, à l’image de la calculatrice FX-602P, peut se connecter à la petite imprimante FP-10.

Premier ordinateur de poche de Casio, le FX-702P sera suivi de dizaines de modèles au cours des années 80. Beaucoup seront plus conventionnels, mais pas tous !

CASIO PB-80

CASIOPB80

Ce magnifique appareil, il me le fallait ! Le design exceptionnel témoigne de la maturité du concept de Pocket Computer, calculatrices/ordinateurs de poche programmables en BASIC qui ont déferlé de toutes parts dans les années 80.

Pocket un peu à part, très recherché, le PB-80 n’est pas un gadget. Il est notamment plus riche en fonctionnalités que le PB-100, best-seller bien plus classique en tous points.

CASIO FX-602P

La FX-602P est une machine mythique pour qui s’intéresse à la période fabuleuse des années 80.

En 1981, dans un comparatif publié par le magazine de légende “L’ORDINATEUR DE POCHE“, les testeurs avaient salué les qualités de la discrète et prometteuse FX-502P, tout en s’interrogeant sur le dynamisme et les ambitions de Casio. L’avenir tout proche montrera que Casio allait tenir la dragée haute à son concurrent Sharp, et produire des ordinateurs de poche de tout premier plan.

Mieux, en plein cœur de la révolution “ordinateurs de poche” à langage Basic, Casio va s’amuser à sortir une calculatrice classique : la FX-602P, évolution de la 502P.

La 602 offrait 512 pas de mémoire, mais surtout elle était alphanumérique. Un confort incroyable pour la programmation. La machine pouvait aussi afficher des messages de façon très efficace.

Elle disposait de l’adressage indirect, et pouvait se connecter à un périphérique de sauvegarde et à la petite imprimante FP-10 (comme la 502 d’ailleurs). Elle fut une machine incomparablement agréable et efficace à utiliser.

Avec le recul d’aujourd’hui, je me risquerais à qualifier la Casio FX-602P de 1ère calculatrice programmable entièrement “libérée” de toutes entraves. En effet, avant la 602P, les programmeurs devaient composer avec des contraintes diverses. La mémoire trop petite par exemple, ou bien volatile, l’absence de possibilités alphanumériques, l’impossibilité d’éditer le programme, ou de voir en clair les instructions tapées. Certaines machines ne connaissaient pas les tests, ou les boucles, ou l’adressage indirect. D’autres comme la HP-41 étaient performantes mais coûtaient très cher.

Oubliez tout cela avec la CASIO FX-602P qui vous donne enfin tout, avec facilité, son langage étant par ailleurs simple et ne requérant pas un long apprentissage.

De nos jours la CASIO FX-602P se trouve plutôt facilement sur le marché de l’occasion, mais c’est une machine appréciée, que les connaisseurs repèrent de loin et se disputent à coups d’enchères meurtrières.

J’ai acheté la mienne à l’automne 1984. Là où je travaillais, un collègue fort sympathique gérait le comité d’entreprise et disposait d’une quantité impressionnante de catalogues en tous genres. Je passai commande auprès de lui mais une suite de péripéties logistiques m’empêchèrent de la recevoir avant 4 mois.

J’ai beaucoup apprécié cette machine, qui me fit cependant le caprice de tomber en panne un beau jour. Plus rien, encéphalogramme plat. J’ouvris le capot … pour commettre l’irréparable. En quelques minutes, j’avais réussi à endommager sérieusement la carte-mère. Je ne sais toujours pas comment j’ai pu faire. Bref, la 602 fut refermée et dormit de longues années enfermée dans son carnet.

Bien plus tard, grâce à Internet il me fut permis d’acquérir un modèle de substitution, en piteux état mais fonctionnant. S’en suivit une transplantation du circuit imprimé.

Ma 602 était revenue à la vie.

CASIO FX-80

Un Collectionneur est toujours en quête de trésors personnels. Cette banale FX-80 en fut un. La machine d’un copain, tenue une fois dans mes mains en mai 1979.

Un autre gars avait une TI-30. Moi je n’avais que des rêves (de TI-57 pour être précis … mais il me faudrait attendre encore un peu).

Que dire de la Casio FX-80 ? Une Casio typique, comme il s’en est vendu des millions. L’intérêt ici, l’afficheur jaune, signe certain d’ancienneté du modèle.

Heureusement la banalité n’est pas synonyme de fadeur. Cette calculatrice est très jolie, bien colorée, très authentique dans son dépouillement : les 4 touches d’opérateurs en carré, la touche AC, les touches scientifiques grises surplombées d’une double légende.

L’archétype Casio scientifique …

CASIO FX-180P

La Casio FX-180P fut un best-seller visible des années durant dans les rayons des commerçants. Elle se rencontre en de nombreuses versions. L’exemplaire ci-contre me paraît  représenter la 180P typique.

Cette machine est programmable, dans un langage peu performant et inconfortable.

La capacité de mémoire-programme plafonne à 38 pas, c’est peu, surtout en regard des bonnes possibilités (tests conditionnels).

L’affichage de la 180P est généreux, à 10 chiffres, plus une nuée de témoins LCD.

Lors de l’affichage d’un nombre de 10 chiffres, il ne reste plus de place pour un signe MOINS, et donc décalage obligatoire de l’affichage d’une position vers la droite si nécessaire.

CASIO FX-17

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Voici une très belle représentante de la gamme CASIO du milieu des Seventies. L’objet, compact, présente un dessin désormais typique de CASIO, avec notamment cette curieuse absence d’une touche en bas de façade. Pourquoi ce trou ? Il me semble bien qu’on aurait pu y loger au moins une touche ÉGAL en double largeur, ou bien le classique POURCENTAGE.

La Fx-17 présente quelques archaïsmes : Le zéro est tout petit. Et du coup peu lisible pour l’œil de l’utilisateur du 21e siècle. Autre bizarrerie; la notation avec un exposant de dix bloqué à 39. La CASIO FX-17 ne peut donc gérer de nombres supérieurs à 9.99999E39.

Et à ce sujet, détail amusant, la touche EXP n’accepte qu’une saisie de deux chiffres. C’est en théorie tout-à-fait normal, sauf que l’immense majorité des calculatrices acceptent habituellement une suite sans fin de chiffres, les seuls deux derniers étant retenus en tant qu’exposant. Et bien là non, si l’on s’est trompé dans la saisie de l’exposant, point de salut qu’effacer le nombre et tout recommencer.

Mis à part ces petites particularités, le comportement de la CASIO Fx-17 est sans histoires. Et une longévité une fois encore qui surprend, cette calculatrice se révélant totalement fonctionnelle, sans la moindre faiblesse malgré les années.

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CASIO FX-102

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Magnifique grosse bête à chiffres verts produite à partir de 1976. Le nombre de touches de la Fx-102 n’est pas élevé, Casio a pourtant voulu cette machine énorme. Touches bien espacées, gros bords noirs, puis épaisse coque blanche, cette machine scientifique simple atteint 10 cm de large !

L’aspect est typique de la marque. Les fonctions sont plutôt peu nombreuses, c’est du scientifique de base, avec tout de même un afficheur à 10 chiffres. Pour certaines fonctions, seuls 9 chiffres seront utilisés. Comme sur maintes machines anciennes, la fonction puissance affiche le logarithme utilisé en cours de calcul. Les statistiques sont proposées, et fait peu courant, les données ne s’empilent pas par une touche dédiée, mais par la touche ÉGAL.

L’alimentation s’obtient par 4 piles AA. Si on peut à juste titre se réjouir de pouvoir encore alimenter ces vieilles machines de nos jours, grâce à la commercialisation jamais interrompue des piles bâtons, en revanche on est obligé de constater qu’un dispositif de 4 lourdes piles AA vieillit mal, et produit à l’usage de nombreuses coupures de contacts. Si on oublie ce caprice, rencontré sur toutes ces vieilles machines, on remarque que la CASIO Fx-102 fonctionne encore très bien, les chiffres sont lumineux, le clavier intact, et les dimensions donnent une bonne impression de robustesse, justifiée à n’en pas douter.

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CASIO GRAPH 65

En 2002, CASIO tenta une nouvelle carrosserie pour ses calculatrices graphiques.

Ici point d’arête vive, tout est courbes dans cette GRAPH 65. Peut-être un peu trop, d’ailleurs, cette forme n’ayant pas perduré très longtemps.

Sur le plan des fonctions, c’est une très classique CASIO, avec cependant, une dernière fois, le superbe écran à trois couleurs.

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