MONDIMAT LC 835P

Au cours des années 70-80, le géant français de la vente par correspondance La Redoute commercialisait une partie de ses calculatrices sous la marque Mondimat.

De la simple calculette 4 opérations au modèle scientifique, c’est toute une gamme qui était couverte par la marque. J’ai appris récemment qu’il avait existé un modèle programmable, jusqu’alors complètement inconnu pour ma part.

J’ai cherché puis ai fini par rencontrer la fameuse Mondimat LC835 Programmable.

Première constatation, l’aspect tranche avec celui des machines métalliques extra-plates typiques de la marque.

Seconde constatation, la LC835, quoique très belle, n’est pas originale. Elle est connue sous d’autres noms, comme Philips SBC-1845 ou Privileg LC-814PR. Sur le plan technique, les trois machines sont d’ailleurs une présentation alternative de la Canon F-73P. Fonctions, résultats, légendes de touches, comportement, toutes ces machines ont une électronique commune.

On peut en déduire que la 835 fut probablement la plus tardive des Mondimat. C’est sans doute pour cela que je ne l’ai jamais vue dans aucun catalogue La Redoute de ma jeunesse, n’ayant eu accès qu’aux exemplaires antérieurs à 1983. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle y fut visible plus tard, mais comment diable une Mondimat aurait-elle pu ne pas figurer dans un catalogue de La Redoute ? Ce serait un comble. A confirmer un jour. (*)

Concernant le nom LC835P, je précise qu’il figure en couverture du petit manuel. Il n’est pas directement visible sur la machine qui ne reprend que l’inscription “Programmable“.

(*) Un sympathique internaute me témoigne que cette machine figurait bien au catalogue de la Redoute (Ajout du 30/04/2018).

 

Merci à Jean-Claude

d

MONDIMAT LC-304

MONDIMAT_LC304

La petite soeur de la MONDIMAT LC5801. Huit chiffres seulement ici contre 10 pour la grande soeur. Mais déjà une certaine modernité : affichage gris, interrupteur électronique et non plus par commutateur, et extinction automatique. Mais pas encore de mémoire constante, nous sommes ici à l’aube des années 80 …
Et comme la grande soeur, la LC304 peut afficher un nombre supérieur à 9.9999999E99, par le principe du décalage du point décimal vers la droite d’autant de positions que l’affichage le permet …
Avec un afficheur à 10 chiffres, la LC5801 pouvait ainsi afficher la factorielle de 73. La Mondimat à 8 chiffres se contente de celle de 72, ce qui reste exceptionnel …
Cette dernière caractéristique est partagée par la TRIUMPH LS822, machine pourtant dotée d’une électronique différente.
La MONDIMAT LC-304 est une extra-plate typique du début des 80s, comme en témoigne sa présence au catalogue La Redoute de cette époque.
redoute19792

MONDIMAT LC-5801

mondimat800

La Mondimat fut ma deuxième machine. Commandée à La Redoute en août 1980. Elle coûtait 159 Francs, ce qui était fort raisonnable. Le commentaire disait : “scientifique 100 fonctions” … Tout un programme.

A la première mise en route, une originalité : le zéro est à gauche. Elle en présentait deux autres, uniques. En affichage scientifique, elle ne peut théoriquement dépasser l’exposant 99. Cependant, elle est encore capable de décaler le point décimal vers la droite pour atteindre la capacité réelle de <1E107, et peut donc afficher la factorielle de 73. Autre bizarrerie, en demandant la conversion de degrés décimaux vers le mode sexagésimal d’un nombre de 7 chiffres + 3 décimales, la Mondimat affiche 4 décimales, soit en tout 11 chiffres significatifs : du jamais vu par ailleurs.

Cette machine a été commercialisée sous les marques Prinztronic, Privileg, APF, Electro Calcul et sous des habillages différents sous les marques NSC, Aristo, PanasonicMBO, Antares, Canon, Olympia et sûrement plein d’autres. Ah oui tiens, aussi une Philips, identique en tous points à la Mondimat, mais avec des LCD gris, et un prix de 399 Francs (!) au magasin Radiola de Cambrai où je vis cet exemplaire unique voilà bien longtemps …

Ma Mondimat s’est définitivement éteinte après un an, jour pour jour. A cet époque, la confiance en la fiabilité de ces “gadgets” électroniques (c’est comme ça qu’on disait) était faible, de sorte que je n’ai pas été étonné de cette panne définitive, quoique très attristé. Trente ans plus tard, grâce à Internet, j’ai remis la main sur une Prinztronic identique (mais d’aspect très fatigué) et ai opéré un transfert de l’électronique.

Ma Mondimat s’est enfin réveillée de son long sommeil.