PRINZTRONIC Program

Un grand nombre de calculatrices furent commercialisées sous la marque PRINZTRONIC au cours des années 70.

Parmi elles on trouve une famille d’une dizaine de machines connues également sous le label QUALITRON. Une même grosse coque blanche pour des modèles tantôt simples, tantôt scientifiques, un convertisseur métrique, et tout en haut de la gamme, la Program dont on aura deviné que son intérêt est de permettre la programmation.

La PRINZTRONIC Program est loin d’être répandue. C’est une sorte de pièce rare, magnifique, intimidante par la puissance que dégage la richesse de son clavier.

On peut cependant être déçu par les caractéristiques globales de la Program. La période de production, 1976, porte à l’indulgence, les années 80 sont encore loin.

Mais quand même … 8 chiffres de capacité sans aucun chiffre de garde, c’est un mauvais point pour la précision. Et la notation scientifique est inconnue. Concernant la programmation, aucun test n’est disponible. Et comme il n’y a qu’une seule mémoire, le champ des programmes possibles est forcément restreint. Le système de calcul RPN n’a que trois niveaux et souffre de l’absence de fonction de descente de pile.

La programmation montre tout de même quelques points positifs. 102 pas sont disponibles, ce n’est pas rien. Cet espace peut au besoin héberger plusieurs programmes à la suite. La touche SKIP se charge de les sélectionner en sautant de l’un à l’autre. Un mode édition est prévu (commutateur N-STEP), non pour visualiser d’éventuels codes, mais pour une exécution pas à pas. Le cas échéant, un appui sur la touche DELETE supprimera l’instruction indésirable.

Sur le plan de la construction, la Program est robuste. Alors que 40 ans se sont maintenant écoulés depuis sa naissance, le fonctionnement est intact et le clavier aux doux déclics ne connait pas de défaillance, pas plus que le dispositif d’alimentation, à 4 piles AA.

Sans doute le plus beau modèle de cette famille prolifique, les reproches sur les insuffisances techniques que peut lui adresser l’utilisateur exigeant d’aujourd’hui sont bien peu de choses à côté de l’indicible plaisir de manipuler ce rare joyau de connaisseur.

 

PRINZTRONIC MSC 802

Calculatrice extra-plate à affichage jaune typique du tout début des années 80.

Elle fut probablement vendue sous d’autres marques, comme l’attestent les pages de vieux catalogues La Redoute où l’on pouvait apercevoir une Mondimat LC-5601 d’aspect tout proche (ci-dessous).

La MSC 802 est la petite sœur de la Mondimat LC-5801.

Bien que de couleur identique, les afficheurs sont différents. ll est ici à 8 chiffres (9 en interne). les nombres s’y écrivent de droite à gauche, et dans l’autre sens pour la Mondimat. Les témoins LCD sont aussi différents, dont un magnifique ERROR, inconnu sur la Mondimat.

Vu l’ancienneté du modèle, pas encore d’Auto Shut Off ou de mémoire permanente.

Les fonctionnalités sont celles d’une scientifique complète. On ne retrouve pas ici la possibilité peu courante de la Mondimat de dépasser la capacité habituelle de <1E100 jusqu’à <1E107. La MSC802 est plus classique.

Elle n’en est pas moins puissante et particulièrement jolie, avec ses touches et légendes colorées et son habillage métallique.

Un seul bémol, sur mon modèle les contacts des 2 piles LR-44 se sont affaiblis au fil du temps, et les faux-contacts sont courants … Mais après tout, le constructeur se doutait-il que l’on parlerait encore de ce modèle près de 40 ans plus tard …

redoute19802

PRINZTRONIC SC3001M

PRINZTRONIC SC3001-3

Proche d’aspect de la SC4001M, la 3001M est de technologie plus ancienne encore et offre un afficheur à chiffres rouges LED. Période de production proche de 1975.

C’est une vraie scientifique, avec fonctions trigonométriques et réciproques, les logarithmes, une touche de conversion angulaire. Mais petit bémol, elle ne gère pas la notation avec exposant. Le clavier offre un bon toucher et la prise en main est excellente grâce à sa forme compacte et arrondie, typique de cette famille de machines.

Une scientifique banale et sans histoires ? Eh bien non ! Car la 4001 recèle une particularité peu commune : le commutateur C.

A priori, on penserait que C permet de mémoriser une constante pour des calculs répétés. Ce n’est pas le cas, les 4 opérateurs bénéficiant de la constante automatique.

Alors à quoi sert C ? Sous réserve que mon modèle ne soit pas défectueux, il semble que C visualise une suite de calculs continus avec constante, et ce de façon automatique.

Concrètement, on frappe par exemple l’opération 10 + 5 =, on commute sur C, et voilà la Prinztronic qui affiche toute seule et à grande vitesse (10 incrémentations par seconde) les ajouts successifs de 5. L’utilité du dispositif ne semble pas évidente mais une chose est sûre : c’est spectaculaire …