SEARS LC-87

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Connue aussi sous le nom de APF 5602, et sûrement d’autres, la SEARS LC87 est une des premières extra-plates LCD de la fin des années 70.

J’ai bien cru que jamais je ne pourrais voir cette petite machine fonctionner. Quand je l’ai prise en mains, elle ne s’allumait pas. J’ai alors pensé aux piles. J’ai ôté les deux vis au bas du panneau arrière puis ai vite constaté de gros dégâts au niveau du logement des 3 piles LR-44, celles-ci recouvertes d’une sinistre mousse verte du plus mauvais augure.

Deux autres choses me contrariaient : l’écran LCD traversé par une large auréole interne, comme si un liquide s’y était écoulé. Et la façade en alu, présentant de sérieuses déformations latérales dues à une probable tentative de la décoller de son châssis en plastique.

Sombre tableau. Dans un premier temps, j’ai ôté les piles puis nettoyé le logement à l’aide d’une brosse à dents. Le vert de gris a été détaché aussi délicatement que possible des contacts. Mais ceux-ci, fragilisés, se sont cassés en plusieurs endroits pendant l’opération, tout en conservant une certaine capacité de contact malgré tout. Je me suis aussi efforcé de désolidariser complètement la pellicule en alu de la façade, comme avait tenté de le faire le précédent propriétaire pour une raison que j’ignore. Ceci fait j’ai pu redresser les parties tordues avec un petit marteau, puis ai remis en place la façade, non sans avoir placé de petits points de colle ici et là. L’aspect était redevenu plus flatteur.

J’ai placé ensuite 3 piles LR-44 puis ai fébrilement basculé l’interrupteur sur ON. Sans succès. En exerçant une pression ferme sur la pile dont le contact était le plus abîmé, j’ai enfin obtenu l’affichage d’un magnifique zéro. Ouf ! Plus qu’à espérer que le couvercle revissé exerce la bonne pression. Ce fut bien le cas, la machine était revenue à la vie. J’ai pu constater que l’auréole du LCD restait sans effet sur l’affichage. Machine réparée !

La SEARS apparaît comme une extra-plate LCD archaïque, charnière entre deux époques. Si les fonctions qu’elle propose sont strictement celles qu’on retrouvera sur quantités de modèles jusqu’au début des années 80, en revanche plusieurs détails signent une ancienneté qui la ferait remonter selon moi à l’année 1977. Parmi ceux-ci et non le moindre, la fausse platitude du profil. L’épaisseur est encore d’un centimètre, et les champs latéraux, loin de se cacher, sont habillés d’une belle couleur sombre qui rappelle le chic de certaines grosses machines plus anciennes. On peut aussi s’étonner du peu de témoins LCD disponibles sur l’écran.

Des calculs poussés d’arrondis révèlent un processeur d’ancienne génération, avec une précision inférieure à celle des modèles analogues qui s’apprêtent à déferler.

Le manuel désigne ce modèle sous deux noms différents : LC-87 et 711.58321. Ce second nom très bizarre est rappelé au dos de la machine. En revanche pas d’inscription LC-87 visible, mais à première vue seulement. Pour une raison que j’ignore, l’usure peut-être, le logo SEARS LC-87 n’est visible qu’en vision rasante, sous l’écran.

Une caractéristique intéressante : un clavier de qualité, d’un excellent toucher. Et aussi le signe d’appartenance à toute cette génération de calculatrices : la capacité d’afficher des nombres aussi grands que l’afficheur le permet, la factorielle de 72 par exemple, affichée 61234. 99, soit en décalant le point décimal aussi loin que possible sur la droite.

 

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