CASIO GRAPH 90+E

En cette année 2017, Casio lance une nouvelle calculatrice graphique, la Graph-90+E.

Positionnée à une marche du haut de gamme, la GRAPH 90 succède aux Graph 75 et 95 Noir & blanc et Fx-CG10 couleur (la fameuse Prizm), mais ne va pas jusqu’à embarquer le système mathématique de calcul formel, chasse gardée du CP-400.

Les premiers échos annonçaient un grand écran couleur, des graphes 3D, et surtout une vitesse de calcul importante, tandis que les captures glanées par ci par là montraient une machine à l’aspect agréable, sans grand caractère, rien à voir avec l’audacieuse “Prizm Fx-CG10 de 2010.

Depuis cet été, la GRAPH 90 est dans les rayons des supermarchés. Elle n’y est pas pour autant “visible” au sens strict du mot, son gros emballage en plastique, pourtant transparent, se voyant recouvert d’autocollants de présentation et de promotion qui cachent tout, au bas du clavier près. La voisine de gondole Ti-83 Premium CE ne parait pas mieux lotie sur ce point.

Acquéreur de la Prizm couleur voilà sept ans déjà, je décide de sauter le pas cette fois encore, en dépit des minces présages d’innovation. Ciseaux en mains, l’épais blister en plastique est sacrifié sans pitié, et une machine toute neuve en sort, libérée de sa prison opaque.

Première constatation, quelle finesse ! Un record pour une machine à piles (AAA X 4). Des lignes travaillées, un dessin élaboré avec soin. Une maturité du design, à des lieues d’une massive Graph 80 de 1998 par exemple. L’habillage plastique est à l’avenant. Dur et brillant, il avait été inauguré pour le CASIO CP-400 – en version noire – puis sur la famille des Classwiz. Ici il est blanc, couleur du modèle français. Certaines légendes de touches imprimées en façade ressortent mal, c’est dommage.

Un effet visuel impressionnant : le gris profondément sombre de l’écran éteint. Allumé, un monde de couleurs s’éveille.

L’apport de cette nouvelle Casio Graph-90 ne serait-il qu’esthétique ? Il est clair que les fonctionnalités demeurent extrêmement proches de celles de la Prizm Fx-CG10.

Qu’en est-il de la vitesse de calcul dont on dit ici et là le plus grand bien ?

Casio nous a habitués dès 2005, avec sa Graph 85, à des modèles remarquablement rapides. A cette époque, la vitesse va devenir la préoccupation des constructeurs. HP sortira sa 49G+ dont le processeur ARM clouera sur place les 48 et 49 à classique processeur Saturn. Puis va surgir la Ti N’spire, longtemps demeurée championne de la vitesse de calcul.

Arrive 2010 et une petite HP-30B financière rapide comme l’éclair. Puis on accélère très fort vers des sommets avec la HP-39GII de 2012, puis la HP-Prime un an plus tard, aux chronos inégalés.

Où se situe la nouvelle Casio Graph-90+ dans tout ça ?

En première approche quelques tracés de courbes, l’exécution d’un petit programme, le lancement de l’optimisation mémoire confirment la sensation d’un excellent tonus général.

Reste à l’évaluer aussi finement que possible. Pour ce faire, j’ai soumis la 90 et machines sus-nommées – sans oublier sa consœur Ti 83 Premium CE -, à quelques tests mêlant calculs et tracés. On se souvient des griefs portés à l’endroit de la Prizm CG10, non sur sa vitesse de calcul proprement dite, mais sur celle des tracés, notablement plus lents que sur les modèles CASIO à écran noir & blanc.

Tests pratiqués (*) :

  • Le calcul en boucle. Fidèle à mes habitudes, j’ai chronométré les machines sur le programme classique de cumul des 360 sinus. Sauf que pour de tels bolides, l’étendue de 1 à 7200 s’est montrée plus adaptée.
  • Le tracé en direct de 3 sinusoïdes simultanées.
  • Un tracé programmé : spirale rectangulaire, une suite de “plot” et “line“.
  • Un tracé programmé : le dessin d’une fractale.

A l’issue de ces quelques tests, les conclusions sont simples : En calcul pur et en tracé de simples courbes, la GRAPH 90 bat toutes les CASIO à la course (presque 2 fois mieux que la Prizm CG10), ainsi que la Ti 83 Premium. Elle fait tout bonnement jeu quasi égal avec la Ti N’spire. Mais échoue encore derrière les reines de l’asphalte HP, en particulier la Prime.

Les choses sont différentes en dessin programmé, point noir de la Prizm. Si le progrès réalisé est important, le problème de lenteur en dessin n’est pas résolu pour autant par la 90, les deux Casio couleur se voyant battues à plate couture par leur aînée Graph 85(**) de 2005 (fractale tracée en 23 s contre 41 s pour la 90, et 100 s pour la Prizm). La Ti-83 Premium CE s’en sort mieux, quoique distancée elle aussi par la vaillante 85. L’écran de tracé est par ailleurs notablement plus étroit que celui de la Graph 90.

Au chapitre des différences entre la Casio Graph-90 et son aînée Prizm FX-CG10 : Les icônes de menus sont d’un dessin léger et diffus sur cette dernière, bien rectangulaires et colorés sur la première. Au point qu’on se surprend à poser le doigt dessus. En pure perte car rien de tactile ici.

Le minuscule symbole d’occupation est différent aussi. C’est anecdotique. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est le positionnement revendiqué par les deux machines. La Prizm de 2010 se voulait une double rupture: la technologie couleur et le design, ce dessin hardi qu’aucune Casio récente n’avait osé revêtir avant elle. Tout au contraire, La Graph-90 se veut rassurante, une Casio absolument “normale”, bien à sa place dans le rayon du magasin, plus encore dans le panier de l’acheteur dont on sait qu’il n’aime pas beaucoup les expérimentations hasardeuses. Il s’est montré très méfiant envers “l’ovni” Prizm FX-CG10 dans le passé, du moins en France.

On continue sur le jeu des différences : les manuels comparés montrent une consommation moindre pour la nouvelle venue. C’est une bonne nouvelle quoique l’autonomie de la Prizm ne soit pas réellement problématique. Et enfin l’odeur désagréable de composants de la Prizm, partagée par le Casio CP-400, semble éradiquée.

On fait parfois le reproche à Casio de perpétuer un environnement de travail qui n’évolue plus depuis longtemps. La Graph-90 n’est certes pas la calculatrice de l’extrême. En cette fin de décennie 2010, elle pourrait représenter une sorte de synthèse des différentes innovations de cette décennie. Et aussi des pistes prometteuses puis abandonnées : pas de contagion du calcul formel sur l’ensemble des modèles, cela reste réservé au haut de gamme, toutes marques confondues. Pas de généralisation non plus à ce jour de l’écran tactile. Casio et HP savent faire, Ti temporise, le public ne le réclame pas à cor et à cri.

Bienvenue donc à cette belle Casio indéniablement rapide. Je me demande quand même si je ne préfère pas la Prizm, porteuse d’une réelle innovation maintenant entrée dans le rang, et dotée d’un clavier au meilleur toucher selon moi.

 

(*) Les tests pratiqués visent à dessiner une image générale de la performance. Je ne doute pas que les programmes utilisés puissent être adaptés ou optimisés de façon à modifier quelque peu telle ou telle mesure. Par ailleurs, il semble que toutes les Ti N’spire ne soient pas identiques dans leurs résultats en calculs de vitesse. Ici la machine testée est la Ti N’spire CX non CAS, qui m’a semblée moins véloce que la Ti N’spire à écran n&B.

(**) La CASIO GRAPH 85 (Nom international 9860G) utilisée est de version 1, soit la ROM 01.00.00

CASIO CP-400

Il est plus facile de faire le tour d’un hameau que d’arpenter chaque rue d’une grande capitale. Quel peut être le regard d’un passionné d’anciennes calculatrices sur un sujet vaste comme le moderne CASIO CP-400 ?

Peut-être vaut-il mieux se limiter à la périphérie de la mégalopole, qu’on observera d’un œil candide du plus haut d’une tour, pour ne pas se perdre …

Un peu d’histoire.

Peu après l’an 2000, CASIO lance une calculatrice de conception entièrement nouvelle. Il s’agit du ClassPad 300, machine graphique formelle et programmable à écran piloté par stylet.

Entièrement nouvelle ? je me souviens de l’effet de surprise quand je l’ai découvert. Impossible pour moi de ne pas y voir, du moins dans la philosophie, le projet Xpander du concurrent HP : même écran tout en hauteur, même clavier réduit à sa plus simple expression, le stylet, la géométrie …

Quelle qu’ait été la source d’inspiration, le ClassPad fut bel et bien produit, ce ne sera pas le cas du Xpander, dont le projet fut abandonné.

Le ClassPad 300 ne sera pas un franc succès. Pour autant, CASIO ne renoncera pas à le pérenniser, lançant à sa suite un 300S de meilleur écran, puis un 330S, et enfin en 2013 le CP-400.

Observer du haut d’une tour permet de profiter de points de vues inhabituels. Par exemple sur la genèse de ces modèles. Quand on considère aujourd’hui les 300 et 400, la filiation, la continuité semblent aller de soi.

Pourtant mine de rien ce sont deux philosophies indépendantes qui ont sécrété ces appareils. Ainsi le 300 de 2003 colle à son temps : celui du Palm Pilot bien sûr et autres appareils à stylets qui sont alors partout. Le stylet est d’ailleurs l’argument accrocheur du prospectus ClassPad. En 2013, dix ans plus tard, une éternité s’est écoulée. Qui se souvient des Palm Pilot ? Le CP-400 surfe désormais sur la mode des écrans tactiles, celui des tablettes, des smartphones, des automates de guichets, pilotés par le mouvement d’un index d’une virtuosité inconnue en 2003.

Le CP-400 incorpore encore un stylet, mais il se commande tout aussi bien du doigt qui pointe ou qui glisse. Deux machines de conception similaire, pour deux contextes sociétaux pas tout-à-fait identiques.

Avec son grand écran couleur HD tactile le CP-400 frappe fort. La technologie retenue ne permet pas le zoom par le pouce et l’index, mais la navigation reste très confortable. Notre smartphone nous a accoutumé au basculement d’écran. On pense que le CP-400 en fera autant. La fonctionnalité est bien gérée mais pas automatique (touche dédiée) et tous les modes ne l’autorisent pas, c’est dommage.

Braquons un instant notre longue-vue sur l’appareil. Le dessin est soigné, le matériau plastique dur et brillant lui donne belle allure. L’épaisseur, le poids (4 piles AAA) restent prononcés. Un écran magnifique, immense et très coloré, du moins lors de l’invite de menus. Passée l’invite, l’environnement de travail sera dans des tons plus pastels.

L’utilisateur du ClassPad 300 n’est pas vraiment dépaysé. Il retrouve avec plaisir un système d’exploitation discret mais riche et interactif. A l’utilisation le CP-400 se montre très sérieux, voire austère tant il se presse de vous emmener dans son monde rempli d’équations mathématiques plus complexes les unes que les autres.

Le clavier virtuel est pratique. Il a progressé mais reste perfectible, la touche d’affectation de variable n’étant pas encore disponible pour tous contextes.

La programmation est bien sûr possible et puissante là aussi. A la marge, on pourrait juger les programmes peu lisibles, les caractères se montrant trop agglomérés les uns aux autres pour dessiner une structure claire. C’est anecdotique sans aucun doute, mais d’autres font mieux de mon point de vue.

Fin de cette présentation d’une machine de haut de gamme très puissante. Il existe sur le Net des pages écrites par de vrais spécialistes. Le lecteur désireux d’en apprendre plus sera bien inspiré de ne pas se contenter de cet article qui ne fait effleurer le sujet.

Une petite digression pour finir. Lors de son lancement en 2003, le premier ClassPad fut présenté par Casio comme la toute première calculatrice graphique à stylet. Or c’est faux, puisqu’une telle calculatrice a préexisté : la SHARP EL-9600.

 

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Texas Instruments n’Spire CX

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L’exemplaire photographié ici est un modèle tardif : n-Spire à batteries et écran couleur.

Quelle drôle de machine que la Ti n’Spire. Rien que son nom est déjà une curiosité. Parions que personne n’est certain de savoir bien l’écrire. Faut-il une apostrophe ? une majuscule ? à quel endroit …

La Ti n’Spire est apparue vers 2007 sous la forme d’une machine de grandes dimensions, évoquant l’univers professionnel de la technique. Cette calculatrice graphique de haut de gamme innovait dans quatre directions :

  • Un écran remarquablement défini : dans les rayons des magasins, l’écran était systématiquement recouvert d’un film cellophane figurant un affichage type. On devinait une définition inouïe, somptueuse, presque incompréhensible. Le film cellophane était-il un tantinet optimiste ? Machine en mains, les pixels étaient bien perceptibles quoique minuscules, l’écran étant incontestablement défini, et tout en niveaux de gris.
  • Une vitesse de calcul alors inconnue dans le calcul de poche. La n’Spire sera la calculatrice la plus rapide des années durant.
  • Un système d’exploitation de type ordinateur bureautique : On peut aimer cet environnement bureautique très organisé ou bien au contraire trouver de la lourdeur dans cette logique de type ordinateur familial.
  • Un arrêt pur et simple de l’offre de programmation. Les tout premiers modèles ne sont tout bonnement pas programmables, c’est une première pour une calculatrice de haut de gamme. Doit-on y voir une conception inachevée ? Ou bien un choix délibéré de tourner une page, le pari d’une programmation qui n’intéresse plus, qui n’est plus requise ? Quelles qu’en soient les raisons, les évolutions ultérieures intégreront un module de programmation, qui ne gérera jamais l’aspect graphique cependant, la n’Spire assumant du coup difficilement son rôle de haut de gamme face à une Ti-89 Titanium de conception plus ancienne, mais nettement plus brillante sur ce point, et indéfectiblement appréciée de son public.

Plusieurs évolutions de n’Spire se succéderont au fil du temps. Alors que la toute première disposait d’un clavier alphabétique composé de petites touches parsemées sur toute la surface du clavier, le modèle suivant dédiera la zone inférieure de la machine au clavier alphabétique. Puis l’écran couleur fera son apparition sur la n’Spire CX, modèle à batterie à la physionomie fine et légère. A ce jour, aucune n’Spire n’offre la technologie tactile. Pourtant, le touchpad, dispositif pilotant le pointeur par l’index, à la manière d’une souris, semble la légitimer depuis longtemps.

De tous temps, deux offres de n’Spire furent disponibles : Avec système mathématique CAS, ou pas. Une version à clavier interchangeable exista au tout début. Elle permettait de transformer sa n’Spire non CAS en Ti-84.

Machine hors-normes, la Ti n’Spire ne peut pas être résumée ni même approchée dans le cadre de cet article élémentaire. Pour qui souhaiterait aller plus loin, le Net compte heureusement nombre de solides pages sur ce sujet de spécialistes.

 

TI-83 PREMIUM CE

TI-84CE2

La TI-83 PREMIUM CE est la version actuelle de la prolifique TI-83, lancée en 1996. Les fonctions de calcul sont aujourd’hui plus nombreuses, mais la philosophie générale est restée similaire, la vraie nouveauté étant ici l’afficheur lumineux, en couleurs, HD, une merveille. Depuis la CASIO Prizm (2010 déjà), quelques écrans couleur ont vu le jour ici et là, sans jamais inquiéter le moins du monde le classique LCD gris à gros pixels, un peu moins cher, plus pratique avec ses piles classiques, davantage passe-partout aussi, car c’est un fait que le marché des calculatrices se montre frileux à l’égard des innovations depuis plusieurs années.

Exceptée la toute dernière : le mode examen. La PREMIUM en est affublée, tout comme les récentes CASIO. Pour l’explorateur de calculatrices, ce n’est pas une bonne nouvelle. En quoi consiste le mode ? L’étudiant en salle d’examen est tenu de commuter sa machine en mode examen. Dès lors, la mémoire interne susceptible de contenir de supposées antisèches n’est plus accessible. Une diode rouge montrera à l’examinateur que le mode est bien actif. Et impossible pour un tricheur de sortir du mode à sa guise : on ne sort du mode examen qu’en se branchant par câble à une autre TI analogue. C’est d’ailleurs là que les ennuis commencent pour qui commute par erreur sa machine …

Cela dit et ce n’est que mon avis, d’un point de vue scolaire, il semble sain de neutraliser la tricherie, et de préserver les étudiants de la tentation de tricher, ce qui était si facile avec les machines précédentes. Toutes les fois qu’il m’est arrivé de parler calculatrices avec mes collègues, j’ai entendu les mêmes choses sur les antisèches, systématiquement utilisées par toutes et tous, bons élèves et cancres confondus. Ce ne pouvait être satisfaisant. Naturellement, on n’empêchera pas un as du bricolage électronique d’ajouter une diode fictive, mais au moins on n’est pas plus dans la tricherie institutionnalisée.

Et puis après tout, les calculatrices de poche ne sont pas faites aujourd’hui pour les nostalgiques de la grande époque, mais bien majoritairement pour la sphère scolaire.

Ce ne fut pas toujours le cas. Un glissement s’est opéré, plus ou moins naturellement. Tentons de nous remémorer comment les choses sont arrivées, quand et pourquoi. Retraçons de façon simplifiée les grands épisodes du phénomène calculatrice :

La calculatrice de poche apparait au tout début des années 70. L’objet est alors réservé aux utilisateurs fortunés, aux entreprises. Les premiers modèles scientifiques arrivent vite (HP-35), puis les programmables. Puis en 1976, le phénomène explose, les prix baissent, la calculatrice est l’objet magique que tout un chacun veut avoir, pour des besoins sans doute surévalués. Ainsi les calculatrices s’invitent au supermarché où le client contrôle en temps réel le montant du caddy, dans la voiture pour la consommation d’essence, dans le meuble secrétaire pour le suivi du relevé bancaire ou des impôts …

Les calculatrices programmables seront volontiers assimilées à des ordinateurs, parlant le même langage informatique et réservées aux techniciens, informaticiens, ingénieurs … Les machines programmables, puissantes, hors de prix, subiront une mutation importante au cours de la première moitié des années 80, avec l’arrivée des ordinateurs de poche qui en bouleverseront le concept.

Mais la mode s’essouffle, l’utilisateur lambda s’est lassé de programmer. Quant à la calculatrice, elle est devenue au fil des mois une calculette, outil banal qui a également cessé d’étonner. Au milieu d’un creux de vague, Casio innove et sort la calculatrice graphique, capable de traduire en tracés toutes sortes de fonctions mathématiques. Les autres suivent, une mode est lancée. Elle va comme un gant à la sphère étudiante. Les calculatrices ne séduisent plus, faisons-en des amis de l’étudiant. Calquons les fonctionnalités des machines sur les différents programmes scolaires, lançons des modèles adaptés aux classes, aux filières, organisons des formations d’enseignants, des partenariats commerciaux, rendons-nous incontournable dans l’acquisition du savoir mathématique …

Pari réussi. Depuis trente ans maintenant, les calculatrices sont dans les cartables. Les rayons des supermarchés ont leur “mur” de calculatrices, avec des dizaines de références pour un usage en grande partie scolaire. Une offre pléthorique, des constructeurs prospères. On peut juste rester perplexe sur cette survie miraculeuse, qui ressemble fort à un tour de passe-passe commercial, d’autant qu’elle est obtenue au prix d’un renoncement à toute innovation ou originalité qui feraient monter les prix, donc gréver le budget toujours serré des fournitures de rentrée scolaire.

On peut imaginer qu’ailleurs, sur d’autres planètes par exemple, dans d’autres univers parallèles, des scénarios différents ont pu apparaître :

Embarquons dans notre astronef et allons voir … Alors que sur la majorité des planètes survolées, les calculatrices de poche évoluées ont quasiment disparu sitôt la grande mode passée, sur la planète Tritonia, on trouve un GPS qui a connu le destin des calculatrices terriennes : D’abord petit appareil de navigation qu’on fixe au pare-brise de la voiture, avec son fil qui se tortille joyeusement et vendu par 2 ou 3 sociétés innovantes, le GPS s’est rapidement trouvé fondu dans l’équipement de série des véhicules. Les constructeurs de GPS portables ont décidé de ne pas mourir et, moyennant l’ajout de cartes géographiques et de bases de données encyclopédiques, se sont invités dans les cartables en tant qu’ami indispensable de l’étudiant en géographie.

Histoire équivalente sur l’astéroïde habité Zébulus, où ce sont les appareils traducteurs nomades qui sont devenus le conseiller spécial en langues étrangères du lycéen, quand les traducteurs en ligne les ont dépouillés de leur utilité.

Et pour continuer notre voyage spatial, jetons un œil au hublot sur un univers quasi perpendiculaire où les étudiants comblés disposent d’un assistant personnel surpuissant combinant géographie, langues, sciences, économie … tous les modules de l’enseignement …

Sur Terre où ce combi providentiel n’a pas vu le jour, les élèves n’ont que leur obligatoire ami mathématique, qui ne peut désormais plus rien faire pour eux en cas de panne de mémoire en salle d’examen.

Pour nous recentrer sur la TI-83 PREMIUM, saluons tout d’abord un bel objet, recouvert d’un plastique nacré de qualité, au design aussi fin et léger que sa batterie rechargeable le permet, celle-ci montrant une bonne tenue, même après plusieurs semaines d’extinction.

Le clavier de la 83 possède de mon point de vue un excellent toucher. On peut y noter la disparition de la classique séquence “sin cos tan“. Les fonctions trigonométriques sont regroupées sous une unique touche “trig” appelant un menu bien complet. Cela existait aussi sous l’ancienne HP-28S.

Affichage couleur et définition d’écran sont splendides. Toutefois, les tracés se déroulent à l’intérieur d’une sous-fenêtre nettement plus réduite que l’écran principal, c’est dommage. Et ils ne sont pas des plus rapides. De même, la vitesse de calcul ne restera pas la meilleure de son époque. A contrario les dessins programmés ne souffrent d’aucune lenteur excessive.

La programmation de cette TI typique est vraiment aisée. Et la relecture des programmes est rendue confortable par une excellente lisibilité du code. Programmer est un vrai plaisir avec cette belle TI 83.

Petit comparatif de petites calculettes

PCOMP

Elles sont minuscules, on les voit partout, certains les destinent parfois aux écoliers des classes primaires. Il est vrai que le nombre de fonctions de ces calculettes est réduit. Ces petites machines sont-elles pour autant similaires et insipides ou bien peut-on leur trouver de la personnalité à revendre ? Penchons-nous sur trois modèles bien actuels, la CASIO Petite FX, la TI-106 Écolier et une moins connue, la SIGN dénichée dans les rayons d’une grande librairie lilloise.

PCASIO

Les trois machines ont déjà en commun un design coloré et agréable. La plus large des trois, la CASIO Petite FX, possède aussi le plus grand écran. Les touches sont larges et confortables. Mais la CASIO est la seule à ne pas offrir l’alimentation solaire, c’est dommage. Le clavier est bon, les touches gomme n’appellent pas de remarques. Peut-on déjà entrevoir la CASIO comme vedette du comparatif ? Pas tout-à-fait, en raison d’un couvercle à charnière, solidaire de la machine et plutôt encombrant en mains.

PSOLVEIG

Voyons maintenant la SIGN, déjà rencontrée sous le label Solveig. Ici le design est roi, cette toute petite machine est très jolie avec ses belles couleurs et ses formes biseautées. L’afficheur, un cran plus petit ici, dévoile des digits au dessin splendide – ce sont d’ailleurs ceux de sa grande soeur, en miniature. La SIGN dispose d’une minuscule cellule solaire, c’est un bon point. Des touches gommes et un clavier au toucher hélas imprécis et peu agréable … c’est dommage. Et aucun dispositif de protection, pas de housse ou de couvercle. La SIGN est cependant la calculatrice la moins chère de ce palmarès.

PTI

La TI-106 montera-t-elle sur la plus haute marche du podium ?  Le design s’inscrit sans détour dans l’ambiance scolaire des tout premiers âges. Avec une mention Écolier, écrite comme il se doit en pleins et déliés. Un petit panneau solaire, avec sans doute une pile de secours à l’intérieur car la TI, tout comme la SIGN, fonctionne sous un faible éclairage. Le clavier, avec ses touches en matériau dur offre le meilleur toucher. La TI est quant à elle protégée par un couvercle amovible et réversible.

 Donc verdict personnel, une TI-106 en tête, mais suivie de tout près par ses attachantes comparses.

Ordning & Reda

Calculatrice d’usage commercial, bénéficiant d’un design extra-plat brillant très soigné.

 
Un généreux afficheur à 12 positions, l’usage commercial confirmé par la touche de double zéro, aucune fonction compliquée ne venant troubler la manipulation de cette machine simple et sûre.
 
Le témoin MINUS indique qu’une valeur exprimée avec douze chiffres est négative. Pour des valeurs n’emplissant pas l’afficheur, un classique signe MOINS à gauche du nombre remplit cette fonction. Le témoin MINUS permet de ne pas céder un chiffre au profit du symbole négatif.
 
 Ce modèle provient de Suède. La marque ORDNING & REDA y est spécialisée en articles de papèterie, et propose dans son catalogue cet unique modèle, classique et très réussi de mon point de vue.
 

 

 

 

HEWLETT-PACKARD HP 33S

HP33S

La HP 33S est la petite sœur peu connue et plutôt mal aimée de la moderne HP-35S.

On lui reproche souvent une esthétique futuriste un peu bizarre. A son lancement, en 2004, je me souviens avoir été choqué par cette ligne compliquée aux arêtes fuyantes, aux touches inclinées. Puis j’ai eu l’occasion d’en tenir une en mains.

Et j’ai été agréablement surpris. La 33S est bien une HP. On y retrouve vite ses repères : les touches XEQ, R/S, PRGM, les SHIFT de couleur. La 33S est agréable et efficace. Sous l’aspect fouillis des touches aux légendes innombrables se trouve un clavier finalement bien pensé, avec les touches principales bien placées. Le toucher est par ailleurs sans reproches.

La 33S offre le choix entre les modes RPN et ALGébrique. Et il ne faut pas hésiter : RPN ! L’afficheur à deux lignes est le meilleur argument pour se lancer dans ce mode.

Rappelons qu’en RPN, les 4 touches arithmétiques agissent de façon analogue à la touche de Racine carrée d’une calculette toute bête : on entre le couple de valeurs et on tape la touche de fonction arithmétique. Les deux lignes qui visualisent les valeurs sont particulièrement adaptées à un tel usage et renforcent le sentiment de sûreté.

Seul bémol ici la touche ENTER est située en bas à droite, quand les puristes la réclament au milieu du clavier. Cette disposition a cependant son avantage : elle permet d’utiliser plus facilement la machine de la seule main droite si besoin.

La position du ENTER au sein du pavé numérique appelle une autre remarque. D’une façon générale, quand on évoque le RPN, on assimile, parfois inconsciemment, deux notions pourtant distinctes :

(1) Le protocole d’entrée des données précédant la touche d’opérateur (notion de notation inversée)

 ET

 (2) La notion de Pile, avec ses niveaux (4 dans les modèles HP non graphiques), et les lois associées aux niveaux.

Une fois qu’on est familiarisé avec la gymnastique des niveaux de pile, qui se pilotent du bout des doigts avec ENTER, R-flèche bas, LastX, X<>Y, et autorisent toutes les astuces possibles en apportant souplesse, économie d’appuis de touches, performance, on tire pleinement parti du RPN.

Le fait qu’on trouve le ENTER tantôt au milieu du clavier (cas de la HP 35S) tantôt au sein du pavé numérique (33S) me semble refléter les deux aspects de la philosophie RPN. Dans le premier cas, on s’adresse au public connaisseur, les “sorciers” de la pile, dans le second cas on préfère voir avant tout un mode à la fois simple et sûr d’entrée des données, ENTER se bornant ici à séparer les 2 valeurs entrées, et ce quand bien même les outils de gestion de pile sont bien présents. L’analyse de la position de la touche ENTER à laquelle je me livre ici est cependant toute personnelle.

La HP 33S est affublée d’un énorme défaut, impardonnable pour une calculatrice. Le point décimal porte trop bien son nom. Ce n’est qu’un point, minuscule, à la limite de la perception visuelle. De surcroît, le symbole de séparateur de milliers, censé figurer une virgule est si petit lui aussi qu’on peut le confondre avec le point décimal.

Il n’est sans doute pas exagéré de recommander une grande prudence lors de la lecture des résultats, en particulier pour les utilisateurs non pourvus d’une vision de lynx, ou en cas de faible éclairage. La grande sœur HP 35S possède un afficheur similaire, plus lisible cependant (voir plus bas).

La HP 33S est programmable (32 Ko). Son protocole de programmation, le même que celui de la HP 35S, est simple, clair, efficace. L’adressage indirect est géré. Et puisqu’on compare la 33 à la 35, signalons une rapidité presque 2 fois plus élevée pour la petite sœur 33 : le test du cumul des 360 sinus est exécuté en 37 secondes pour la 33, contre 54 secondes pour la 35.

Les précisions de calcul sont identiques.

Et une particularité, commune aux deux machines, concernant le calcul de la factorielle.

Petit rappel : Calculer la factorielle d’un nombre entier revient à le multiplier par l’entier immédiatement inférieur, puis par l’entier encore en dessous, et ainsi de suite jusqu’à 1 (Par ex. la factorielle de 7 est égale à 7x6x5x4x3x2x1, donc 5040). Plus le nombre de départ est élevé, plus le nombre de multiplications sera grand, et donc plus le temps à obtenir le résultat sera long. C’est logique.

La plus grande factorielle que la HP 33S puisse calculer est celle de 253. Et chose curieuse, alors que le temps de calcul constaté est bien graduel jusqu’à la factorielle de 158 (presque 3 secondes pour la valeur 158), toutes celles de 159 à 253 se calculent à grande vitesse. Il semble que, pour limiter le temps de calcul, HP ait implémenté un second algorithme pour les grandes factorielles. Il est aussi possible que les résultats aient été directement gravés dans la mémoire morte. Cela expliquerait l’immédiateté des réponses.

La HP-33S fait partie des machines que j’ai possédées un jour, puis ai cédées pour une raison quelconque (ici le fâcheux point décimal), puis rachetées par la suite. J’ai une vraie tendresse pour cette drôle de machine, peut-être parce qu’elle n’est pas ce qu’elle paraît : une excellente et authentique Hewlett-Packard sous de faux airs de gadget futuriste tape-à-l’oeil. Sans cette faute de conception que constitue le micro point décimal, elle aurait été quasi parfaite.

Ci-dessous, les afficheurs des 33S et 35S. On voit que le point décimal de la 33 (en haut) est minuscule (moins de la moitié de la hauteur d’un pixel) et très proche du pixel voisin. La virgule qui sépare les milliers est à son tour à peine visible. On retrouve le même principe sur la 35S (en dessous), avec une virgule néanmoins plus épaisse, et un point décimal qui dépasse cette fois une moitié de pixel.

Cela reste très petit mais ce qui ne pose pas problème sur la 35S est simplement rédhibitoire sur la 33S.

HP33S-3

CASIO GRAPH 100

CASIO_GRAPH1008

Cette calculatrice de haut de gamme CASIO me paraît importante, entre autres raisons, pour sa réussite esthétique. Et ceci n’engage que moi bien évidemment.

Il me semble qu’avec cette machine est atteint un aboutissement du concept de calculatrice graphique, apparu en 1986, avec la Casio FX-7000G.

Souvenons-nous que la FX-7000G tournait la page de l’ère “basic” en proposant des calculatrices à possibilités graphiques : afficher le tracé et l’analyse des courbes. L’aspect de la FX-7000G était étrange : un retour brutal à la verticalité, avec une hauteur impressionnante, quasi dérangeante, un écran très carré, et beaucoup de touches multicolores. Une gamme s’était rapidement constituée, avec la FX-8500G pour évolution ultime.

Puis arriva la FX-7700G qui présentait la première mutation esthétique importante, démontrant qu’une machine graphique pouvait être belle : cette fois le design incorporait naturellement l’écran (toujours bien carré) dans le prolongement du clavier.

Avec la GRAPH 100, le concept initial de la FX-7000 est abouti : ainsi la coque, d’un seul bloc, intégre de façon harmonieuse l’écran graphique qui semble enfin devenu rectangulaire, donc plus agréable à l’œil que le carré d’origine. On constate que la Graph100 possède un dessin pur et travaillé, avec des galbes discrets, quasi sensuels. Quel que soit l’angle sous lequel on regarde, l’œil est flatté. A titre de comparaison, la toute proche GRAPH 80 a un aspect autrement plus fruste et lourd.

Enfin, l’afficheur monochrome est de grande qualité : superbement fin, magnifiquement contrasté, et sans le moindre reflet.

 
CASIO_GRAPH100-2CASIO_GRAPH100

TI-89 TITANIUM

TITANIUM

Haut de gamme absolu chez Texas-Instruments, la Titanium est l’ultime évolution de la TI-89, détentrice du titre des années durant.

Que dire de ses caractéristiques techniques ? Une puissance énorme, de très nombreuses fonctions. Un système de calcul formel. Et des capacités de programmation de premier plan. On peut tout programmer avec la 89, du plus simple au plus complexe, y compris en langage assembleur. Le langage TI-Basic est naturel et aisé à mettre en oeuvre. La mémoire disponible est vaste.

Un des point fort de la 89 est son écran, nettement plus défini que sur les modèles concurrents, HP-50G, SHARP EL-9900G, CASIO (hors modèles PRIZM bien sûr).

Si la TI-89 n’était pas renversante dans sa présentation, la TITANIUM ose des formes rondes et indéfinissables. D’aucuns la trouvent laide, d’autres sont moins soucieux de l’esthétique, pour ma part je la trouve magnifique.

La Titanium n’est pas la plus rapide des TI. La 83+SE de l’an 2000 l’était presque 4 fois plus. Par contre sa précision est excellente.

La Titanium est une machine impressionnante en mains : grandes dimensions, écran splendide car supérieurement contrasté et défini. Un clavier aux touches travaillées, ergonomiques, un toucher excellent. Une interface de navigation agréable, ergonomique elle aussi.

Un seul défaut selon moi, l’écran légèrement trop petit, où les petits caractères requièrent de bons yeux. Et pas de son, contrairement aux HP, “musicales” depuis des générations …

 

TI-89TI

SANSHI SS-508

SANSHI

Etrange calculatrice en provenance directe de l’Empire du Milieu, la Sanshi s’est inspirée de l’univers Sharp de toute évidence. En témoignent les légendes TAB, F-E, COMP, le jaune de la touche 2nd

L’afficheur est inédit. De très beaux digits, des indicateurs rassemblés sur la gauche, un signe MOINS surbaissé, le point décimal aussi …

Les dimensions sont exactement celles de la SHARP EL-556, et l’habillage est là aussi métallique. Mais plutôt en fer blanc, très réfléchissant, surtout au dos, ce qui fait assez toc.

Les légendes de touches n’ont rien de mystérieux. Et plutôt peu de fonctions pour une machine d’aujourd’hui … Question rapidité et précision, c’est très moyen. Une consolation, le prix : j’ai payé cette machine neuve 0,01 dollar !

LEXIBOOK SC700

LEXIBOOK-LC700

Il peut arriver, lors de grands moments de solitude, de craquer pour une chose de ce genre …
 
Fin novembre 2010, je suis en déplacement en région parisienne. Le soir venu, j’erre seul dans les allées d’un grand centre commercial de NOISY-le-GRAND en attendant l’heure du dîner.
 
Il est 18 heures à peine, beaucoup trop tôt. Je pourrais aller voir un film au cinéma en attendant … Bof … rien ne me tente.
 
Je perds volontiers du temps dans les rayons du Carrefour local, traîne dans le secteur des calculatrices, y vois cette LEXIBOOK qui ne souhaite pas y demeurer une heure de plus.
 
Son aspect est très bon marché, elle est munie d’un exotique anneau porte clé en plastique. A priori je ne suis pas tenté. Sauf que j’y vois la touche PROG. Elle doit donc être programmable. Pourquoi pas ?
 
Et donc pour à peine plus cher qu’un billet de cinéma, je sors du magasin avec ce nouvel objet à explorer … Je me présente à l’entrée du resto à proximité qui accepte de m’accueillir bien qu’il soit encore très tôt.
 
Et voilà qu’entre le tartare de tomates au thon et le steak frites, je vais tenter pendant 20 minutes de scier aussi discrètement que possible l’épais blister avec mon couteau à viande. Je finis par en venir à bout et en sors religieusement l’objet que je trouve finalement magnifique, le plastique est noir brillant, les touches multicolores.
 
Pensant avoir entre les mains un des nombreux clones de CASIO, je tente d’entrer un programme. Cela ne marche pas. Certaines fonctions de programmation semblent absentes. Le clavier est peu lisible, les touches sont minuscules, les légendes encore davantage.
 
Je dois m’aider du petit mode d’emploi. Hélas, point de mode programmation ici, juste une mémorisation de formules. Dommage.
 
L’exploration continue, ponctuée de visites du sympathique serveur. La SC700 est une scientifique très complète offrant beaucoup de fonctions notamment pour les statistiques et les probabilités.
 
L’afficheur est très agréable. L’écran est un Entrée-Sortie avec police 5X7 en entrée, et 7 segments en sortie. Et sur le plan de la rapidité et de la précision, rien de bien folichon … Un modèle bon marché, pour des prestations modestes.
 
Reste le souvenir d’un repas acrobatique … Tiens je ne me souviens plus du dessert …
 

HP 39GII

HP-39GII

La très intéressante HP-39GII sortie en 2012 préfigurait la HP Prime, sortie l’année suivante et qui l’a depuis fortement éclipsée.

Le nom de 39GII indique une filiation avec la HP-38G de 1995, machine alors lente au langage de programmation compliqué et très peu documenté. La 38G, première machine de HP à logique exclusivement algébrique, avait été suivie des 39G et 40G, et plus récemment des 39 GS et 40GS.

Quelle évolution nous apporte la 39GII ? Un écran hautement défini (256X127 points) en premier lieu. Quoique sombre sous faible éclairage, sa finesse permet l’affichage de détails inaccessibles aux TI-89, HP-50G ou CASIO Classpad. Mais il est vrai que d’autres écrans HD ont vu le jour récemment, chez les Ti N’SPIRE et CASIO Prizm, parfois en couleur ce qui n’est toutefois pas le cas ici.

La révolution, c’est aussi une vitesse de calcul inédite tous type d’activité confondus. La HP-39GII pulvérise les chronos, notamment ceux de la Ti N’SPIRE longtemps référence sur ce point. Seule la Prime fera mieux encore.

Mais ce n’est pas tout. La 39GII possède un nouveau langage de programmation. Plus que le langage lui-même, hérité des 38G, c’est la décision de le pérenniser en l’enrichissant qui constitue l’innovation. La nouvelle Prime sera d’ailleurs programmable exclusivement sous ce nouveau langage. La page du RPL, langage des HP 48, 49 et 50 se voit quant à elle refermée.

La HP-39GII est une graphique très puissante. Pas autant que la Prime ou la HP-50G car elle se situe en entrée de gamme graphique. En particulier elle ne dispose pas de fonctions de calcul formel. Le catalogue de fonctions mathématiques est cependant très riche.

L’alimentation de la machine constitue un point particulier. Alors que d’autres ont choisi la batterie rechargeable pour nourrir leurs machines les plus modernes, ici seules 4 piles AAA suffisent. Et encore, avec seulement 3 piles la machine accepte de fonctionner. Et même avec 2 ou 1 ! La machine est capable de moduler ses efforts (et donc sa vitesse) en fonction de l’énergie disponible.

La ligne de la machine est désormais connue. On l’a rencontrée dans la financière HP-20B, et aussi dans la Smartcalc 300S. Les courbes, la couleur blanche font de la 39GII une belle machine, peut-être un peu épaisse (30 mm).

Le clavier a un toucher un peu déroutant qui produit des petit clics assez peu mélodieux. Sa fiabilité ne semble pas en cause.

Aujourd’hui, le haut de gamme HP Prime est en vente et a déjà fait oublier au plus grand nombre les caractéristiques originales de la HP-39GII, mais pas à moi ! 😉

CANON MARK I PRO

CANON_PRO-1

A quel public se destine cette calculatrice scientifique non programmable ? Sortie courant 2012 on la trouve plutôt en Suisse, et encore, pas à tous coins de rue, la diffusion se révélant discrète.

L’aspect de la Mark I déroute. Le design est singulier : allongé, extra-plat, immaculé, touches affleurantes tantôt carrées ou rectangulaires, étroitement accolées, tel un quadrillage façon jeu de taquin.

En main, la machine respire la qualité. Elle semble solide, bien construite et lourde, bien qu’elle n’affiche que 110 grammes en ordre de marche (avec son unique pile CR2032). L’afficheur à 3 lignes nous est familier, on le voit sur d’autres modèles : Citizen, HP et d’autres. Ici le contraste est saisissant, l’écran est vraiment très lisible.

Les fonctionnalités de calcul ne montrent rien de révolutionnaire pour une machine d’aujourd’hui. Le processeur de calcul semble quant à lui inédit. sa précision interne est de 18 chiffres ! Le test Forensics est logiquement excellent avec une valeur de :

9,0000000000003138888 soit vraiment très près du 9 théorique.

Côté vitesse, les performances sont plus conventionnelles, avec l’avantage de voir apparaître l’impressionnant message PROCESSING lors du – long – calcul d’intégrales.

Point intéressant, les propositions de calcul incluent les variables mémoires. C’est loin d’être toujours le cas dans cette gamme de machines. Avec la possibilité offerte de juxtaposer plusieurs propositions (signe “:” accepté), cela revient à créer dans la ligne de saisie des suites d’entrées pouvant agir comme le ferait un programme simple.

Calculatrice au design étudié, bien construite, redoutablement précise, la CANON Mark 1 PRO est une machine chère, son prix avoisinant les 40 € soit plus que nombre de calculatrices concurrentes modernes, de puissance équivalente.

Pas de couvercle en plastique dur, mais une housse fine en tissu, de bonne facture. Et pour répondre à la question initiale, le public féminin est peut-être celui que tente de séduire ici cette CANON Mark I PRO, simple supposition cependant.

 CANON_PRO-2

LEXIBOOK GC2000

LEXGC2000

La LEXIBOOK GC2000, produite en 2003 a longtemps hanté les rayon des  hypermarchés, notamment au moment des rentrées des classes. Elle fut remplacée par la GC2200 qu’on voit encore, bien que techniquement identique à la 2000 (dans sa version programmable).

Calculatrice “budget”, la GC2000 se veut une machine pas chère, à l’aspect un peu brut, et aux légendes de touches qui nous transportent au moins 20 ans en arrière.

La GC2000 évoque au premier coup d’œil l’univers des CASIO graphiques de première génération, peut-être à tort (mais n’anticipons pas). Quand on retourne le blister, les fonctionnalités proposées apparaissent effectivement dépassées : programmable, mais à raison de 1110 pas seulement, répartis en 10 zones ne pouvant dépasser chacune 111 pas. Les instructions sont par ailleurs celles de la CASIO-7000G de 1986. Et encore, point ici de possibilité de placer les instructions sur des lignes différentes. Elles s’écrivent l’une à la suite de l’autre, séparées par des deux-points, donnant au texte du programme l’air d’un gros pâté peu lisible. Les fonctions de calcul apparaissent tout juste suffisantes en regard de la production actuelle.

La GC2000 est pourtant une machine originale, contrairement aux apparences. On le voit dès l’appui sur la touche ON. Des pavés de menus d’aspect inconnu sont proposés. On choisit le mode COMP pour démarrer les calculs et l’affichage a alors un drôle d’air, ceci en raison d’une police à 6 X 7 points, quand la règle est de 5 X 7, voire 5 X 9. Cette police montre des caractères à la physionomie originale.

L’écran est par ailleurs sans défaut : bien contrasté et défini. Autre caractéristique que l’on remarque vite : une rapidité incroyable. Si cette machine de 2003 a été depuis rattrapée par les CASIO nouvelle génération : Graph 85 et aussi TI-n’spire, elle était à son époque une véritable fusée. Rien dans la documentation ne fait état de ces performances que l’utilisateur ébahi découvrait par lui-même.

Autre bonne surprise, moins visible mais bien réelle : une précision redoutable due à 16 chiffres internes (sur 10 affichés).

La présence d’une électronique spécifique est aussi mise en évidence par une capacité de calcul bizarrement limitée à <1E99, quand la majorité des machines atteignent au minimum <1E100. Autrement dit, le plus grand nombre manipulable est 9.999999999 E98. Un message d’erreur s’affiche pour 1 E99.

Machine agréable, disposant d’un afficheur généreux et d’un processeur rapide, il manque à la GC2000 les touches de fonctions F1 à F6, implantées sur la plupart des calculatrices graphiques depuis bon nombre d’années. Ici, cette absence est palliée par des invites à converser au moyen du pavé numérique, c’est fastidieux et peu naturel.

Dernier bémol, le clavier de la GC2000 est imprécis et peu agréable. La disposition des touches est en revanche bien étudiée, avec les fonctions souvent utilisées très accessibles (touches Graph, Range, G-T, Trace …) mais pas de touche X dédiée (il faut aller chercher le X alphabétique, comme sur l’ancienne CASIO FX-7000G de 1986).

Et un atout supplémentaire, la légèreté, la Lexibook GC2000 pèse le poids plume de 150 grammes, avec ses deux piles AAA + CR2032 X 1.

En conclusion la LEXIBOOK est une calculatrice étrange, limitée et d’un autre âge sur bien des points, mais très moderne sur d’autres. Elle tient ses promesses et réserve de belles surprises qui rendent définitivement ce modèle à vocation économique très sympathique.

LEXGC20002LEXGC20003

SOLVEIG Business Calculator

SOLVEIG-3

La diffusion de marque SOLVEIG semble plutôt confidentielle. j’ai trouvé cette machine dans une grande librairie de Lille.
 Je trouve le design de cette machine magnifique. L’afficheur est généreux et splendide lui aussi.
 
Ajout du 15/09/2018
L’afficheur vieillit mal malheureusement et des segments jouent rapidement à cache-cache, ruinant la sûreté des calculs. Quand on ne sait pas si l’on a affaire à un 6 ou un 5, la machine ne sert plus à rien … 

SOLVEIG-1

HEWLETT-PACKARD HP-10S

HP10S

Jolie calculatrice d’aujourdhui, la HP-10S est tout-de-même plutôt insipide.
 
HP lui-même montre une certaine froideur dans la présentation de son produit. Ne dit-il pas en substance dans le guide de prise en main : il est possible qu’une pâleur d’affichage soit liée à la faible qualité des piles installées par défaut. Ne pas hésiter à les remplacer par des piles du commerce …
 
Etrange introduction, d’autant plus que mon modèle est bien affublé desdites piles paresseuses.
 
Alors qu’une cellule solaire est pourtant installée, mais bien endormie elle aussi.

HEWLETT-PACKARD HP-50G

HP50G

La puissante calculatrice graphique HP-50G est longtemps demeurée le fer de lance de HP. l’arrivée de la Prime, résolument différente, n’a pas complètement déclassé cette puissante machine très appréciée.

La HP50G est une calculatrice extrêmement affûtée. Quels sont ses atouts ? une mémoire vaste, un processeur rapide (moins aujourd’hui), un afficheur généreux et contrasté, un excellent clavier, et les fonctions jusqu’alors les plus nombreuses jamais implémentées sur une machine.

On peut ajouter une parfaite connectique, des capacités de programmation énormes, et l’héritage logiciel de toute une génération de machines depuis la HP-48SX de 1990.

 On présente généralement la 50 comme la version “définitive” et corrigée de la HP-49GPLUS. On reproche souvent à cette dernière un clavier de qualité moyenne. Par expérience, je peux témoigner que ma 49Gplus (exemplaire probablement tardif) possède un clavier de même toucher et fiabilité que la 50. La vitesse des deux machines est identique. La 50G exige par contre 4 piles AAA, contre 3 pour la 49GPlus.

La HP50G reprend la librairie de programmes de base héritée des HP-48G.

Ci-dessous côte-à-côte l’ancêtre 48SX de 1990 et l’actuelle 50G. Entre les deux, une philosophie constante, et un concept qui n’a cessé de se perfectionner au fil du temps, à la faveur des étapes que furent les HP-48G, HP-49G, HP-49GPLUS et HP 50G, modèle définitivement le plus abouti de cette gamme.

HP50-3

LEXIBOOK GC700Z

LEXIBOOK

La ligne de cette calculatrice est représentative de Lexibook : un design ultramoderne, des touches rondes, un anneau porte-clés, une couleur vive.

Pourtant les fonctionnalités sont classiques, voire archaïques car il s’agit probablement là d’un des nombreux clones de CASIO graphiques de la première époque (fin des années 80).

La LEXIBOOK possède par ailleurs un module de tracé graphique. Mais cependant minuscule, en particulier rapporté au nombre des pixels, de taille plutôt grossière.

Ce qui n’empêche pas cette calculatrice d’être agréable à manipuler. Les fonctions sont très nombreuses, la programmation, à l’ancienne, est complète et n’appelle pas de remarques.

Il existe cependant un point sur lequel la LEXIBOOK révèle une supériorité inégalée : la précision. Elle calcule avec une grande quantité de chiffres internes et refuse toute idée d’approximation. Ainsi, c’est la seule machine passée entre mes mains qui retourne un résultat exact au test Forensics. Même la CANON F-720i ne fait pas aussi bien.

Mes remerciements à kweeky

SANDVIK COROMANT

SANDVIK

La SANDVIK est une calculatrice spécialisée. Il en existe dédiées à la construction, à l’électricité … Celle-ci est destinée aux utilisateurs d’outils tranchants, et met à leur disposition une bonne bibliothèque de programmes.
 
La SANDVIK COROMANT EJ1180A est dans le catalogue actuel (ou du moins récent) du géant de l’outillage SANDVIK. Cette petite calculatrice dispose d’un mode de calcul “normal“, très agréable à utiliser. On y découvre les fonctions trigonométriques, la constante PI, les puissances, et quelques conversions d’unités.
 
Calculatrice peu ordinaire, dotée d’un afficheur peu commun : Une dalle graphique dessinant des digits en 12X7 points ! Les fonctions appelées sont clairement affichées sur l’écran lors du calcul. Pas de notation avec exposant cependant.
 
Rapidité, grande précision (excellent résultat au test forensics), il est juste dommage que le clavier soit dur et peu précis.

SANDVIK-2SANDVIK-3

CASIO GRAPH 25+ PRO

CASIO25

Cette machine toute bleue constitue l’entrée de gamme graphique chez CASIO, juste avant la Graph 35+.

Elle reprend nombre de caractéristiques de celle-ci, dont la rapidité et l’excellente précision.

L’afficheur est plus petit ce qui est dommage mais le contraste reste très agréable. Et là aussi, parmi les fonctionnalités de programmation, on retrouve la gestion des chaînes de caractères.

Une belle machine au maniement agréable, mais pas autant selon moi que la 35+ plus généreuse.

CASIO FX-JUNIOR – CASIO FX-220

CASIO-JUNIOR-2

Plusieurs articles ici évoquent une classe de calculatrices qui furent répandues dans les 70e : les semi-scientifiques.

Ces machines s’intercalaient entre la calculette 4 opérations de base et la calculatrice scientifique, dotée de fonctions trigonométriques et logarithmiques.

Les fonctions communes aux semi-scientifiques : la racine carrée bien sûr, l’élévation au carré, l’inverse, PI, parfois les parenthèses, l’échange des registres X-Y, le changement de signe …

Si on en croit la mention apposée sur sa boîte, la CASIO FX-junior serait une calculette destinée aux écoliers de classes de CM2. Je propose de regarder aussi la Junior comme la digne représentante des vaillantes semi-scientifiques d’antan.

Car la FX-Junior est bien une machine extrêmement pratique pour un usage quotidien, et pas seulement celui d’un écolier ! légère, minuscule et bien plus puissante qu’une calculette 4 opérations.

Outre les fonctions énumérées plus haut, la Junior traite les Puissances, la division euclidienne, les fractions, et elle dispose même de 2 touches programmables, permettant l’enregistrement et l’exécution à la demande d’une séquence de touches.

Et non contente d’offrir le confort d’un afficheur à 10 positions, la notation avec exposant est gérée !

La FX-junior est une calculatrice à avoir toujours sur soi …

Plus bas, la grande sœur de la Junior, la FX-220, sous le nom ici de SCIENTIFIC 08, dénomination du magasin AUCHAN. Sous un aspect identique à la Junior, débarrassée de la discutable couleur vert grenouille, la FX-220 est une scientifique complète et minuscule, sans rien de très pittoresque, exceptée la grande précision due à ses 15 chiffres internes.

CASIO-JUNIOR

SHARP EL-531XH

SHARP-EL531XH

Une nouvelle ligne vient de voir le jour chez SHARP.
Retour au classicisme, avec des lignes droites, après plusieurs années de courbes.
 
Mais rien de nouveau d’un point de vue technique par rapport à la gamme précédente. L’innovation ici n’est qu’esthétique, avec une façade brillante, des touches splendides, une déclinaison de coloris (ici violet / indigo).

CASIO FX-992S

CASIO992

Une CASIO scientifique à 12 chiffres, ce n’est pas courant.

La CASIO FX-992S est une machine jolie, regorgeant de fonctions scientifiques, mais affublée d’un système d’entrée des données peu convaincant de mon point de vue.

Ce système se nomme VPAM. SHARP appelle le sien DAL. Concrètement, je trouve ce système quelque peu hybride. Cela se rapproche du maniement d’une machine graphique, avec des réactions qui rappellent une calculatrice classique à calcul en chaîne.

Bref, il faut être bien accoutumé pour utiliser au mieux cette calculatrice. Pour ma part, j’ai très vite cessé l’utilisation professionnelle, jugeant l’usage trop peu naturel.

Ce qui ne signifie pas que la 992S soit une mauvaise machine. Ses possibilités scientifiques sont de premier plan, elle est très précise (14 chiffres de précision interne), et sa cellule solaire lui donne finesse et longévité “éternelle” …

CASIO FX-5800P

CASIOFX5800P

Une CASIO actuelle sans la moindre vocation scolaire, voilà qui est original.

Qu’a-t-elle de spécial cette 5800 ? Contrairement aux apparences, elle ne dispose d’aucune fonction de tracé graphique. Son couvercle intégré la destine à la poche d’une veste. Mais de quel professionnel ? Pas un financier, plutôt un ingénieur …

La CASIO FX-5800P est une scientifique pointue, intégrant une large bibliothèque de formules physiques interactives, avec affichage naturel des formules.

Elle offre aussi le calcul sur les bases de numération, les nombres complexes.

La programmation est un point fort de cette calculatrice. 28 Ko de mémoire pour y loger des programmes écrits dans la pure tradition du langage Casio, né en 1985 avec la FX-4000P. Pas de gestion de chaînes de caractères, c’est dommage, mais des structures de boucles inusitées sur l’aînée 4000P.

Très élégante calculatrice dans son design général, l’afficheur est en revanche peu défini, les pixels sont assez grossiers. On peut aussi mentionner la qualité de construction dont semble avoir bénéficié ce modèle, notamment le clavier à l’excellent toucher.

Concernant l’afficheur : je lui trouve une étrange parenté avec celui de la HP SmartCalc 300 S, et aussi la Citizen SR-270 College. HP et CASIO s’abreuvant à la même fontaine ?

Machine aussi rapide et précise que la CASIO FX-7000G de … 1986. Mais un appétit d’oiseau : une seule pile AAA pour animer la bête !

Conclusion : design réussi, vocation professionnelle, usage scientifique, programmable de grande capacité, afficheur généreux, performances banales, prix élevé. Une CASIO pas ordinaire.

SHARP EL-738

SHARPEL738

Machine de présentation flatteuse, la SHARP EL-738 est une calculatrice financière puissante.
 
Et comme c’est de règle aujourdhui, elle possède aussi les principales fonctions scientifiques et statistiques.
 
L’écran a des dimensions généreuses. Il est de type Entrée en matrice de points / Sortie en affichage 7 segments.
 
Le design fait “riche” et la 738 brille de mille reflets … Mais à y regarder de près, tout y est en plastique, brillant côté face, plus terne côté pile … Si on ferme les yeux sur le plastique, la 738 apparaît tout de même très jolie, en particulier sa zone afficheur.
 
Douze mémoires, 14 chiffres en précision interne.
 
Une remarque très générale concernant l’affichage dans les machines financières : beaucoup de modèles, c’est le cas de cette SHARP, n’offrent que 10 chiffres. Or s’agissant de calculs financiers, les nombres sont toujours exprimés avec 2 décimales. Et il n’en reste donc que 8 pour la partie entière, ce qui peut être parfois un peu juste. Pas pour le trésorier de l’équipe de volley locale bien sûr, mais en revanche dans l’administration ou le domaine bancaire, notamment face à des cumuls annuels, 12 chiffres (ou du moins 11), seront souvent nécessaires. HP ne produit pour sa part que des financières à 12 chiffres (sauf la célébrissime 12C, qui n’en a que 10).
 
Calculatrice de dimensions importantes pour une financière appelée à voyager dans une poche, la SHARP EL-738 est en revanche agréable à utiliser, avec un clavier d’excellente qualité. Dommage qu’elle fasse un peu toc. Je lui préfère personnellement l’ancienne, plus simple et authentique EL-735.

HEWLETT-PACKARD SMARTCALC 300S

HP300S

Les HP d’aujourdhui ressemblent à cette SmartCalc ou à la HP-30B ou encore HP-20B.

Cette esthétique nouvelle ne se laisse pas photographier facilement, l’œil ne sait pas trop comment interpréter les courbes sur les images.

La SmartCalc est la plus longue des 3. Normal, elle a 47 touches. Le plastique très dur qui la recouvre lui confère rigidité et homogénéité.

Contrairement à la 20B, machine novatrice, la 300S est très conventionnelle : capacité maximum de <1E100, 10 chiffres, 6 mémoires quand même. Les 13 chiffres internes donnent une bonne précision de calcul.

Calculatrice solaire, écran de type entrée-sortie entièrement en matrice de points, les fonctions correspondent au minimum attendu aujourd’hui sur ce segment. Une dernière comparaison avec la sœur financière (et aînée) HP-20B : le clavier de la 300S est précis et net. Ce n’est pas le cas de ma 20B … Et question rapidité, nous n’avons pas affaire ici au processeur de course de la 20B.

Détail fashion : le centre du pavé directionnel se comporte comme un vrai miroir ! on se voit dedans …

CASIO FX-50 PLUS

CASIOFX50

Les calculatrices programmables munies d’un dispositif solaire sont rares.

On peut en conclure que la technologie solaire n’est implantée que sur les machines à “sollicitation légère”. Les programmables, et surtout les graphiques en sont généralement dépourvues.

Les cellules ont pourtant fait des progrès. Elles savent depuis longtemps maintenant se contenter d’une surface réduite, comme c’est le cas ici. Et personnellement je n’ai jamais constaté le moindre dysfonctionnement d’une alimentation solaire. Technologie très fiable.

La CASIO FX-50+ est donc programmable. La capacité de 680 octets n’est pas énorme, en regard du gigaoctet tous azimuts de notre époque, mais pas négligeable loin de là. D’autant que la mémoire est divisée en 4 zones indépendantes.

Les fonctionnalités de programme sont les grands classiques d’aujourd’hui : des boucles de toutes sortes, mais pas de gestion des caractères (le Basic est loin).

Doit-on regretter les calculatrices programmables toutes puissantes d’antan ? les Casio FX-602P, les HP-42S … A moins de considérer que la programmabilité des calculatrices a évolué et mûri au cours du temps.

Ainsi l’ancienne TI-59 était pensée comme un véritable ordinateur individuel. Son langage de programmation était purement informatique, le manuel parlait de façon dogmatique des sauts conditionnels, des sous-programmes, de l’adressage indirect.

A cette époque l’informatique familiale prenait forme et les ordis faisaient encore route commune avec les calculatrices. Le point culminant fut l’avènement du Basic, langage commun aux machines de tables et de poche.

Puis les calculatrices (du moins de classe moyenne) s’éloignèrent progressivement de la sphère informatique.

Aujourd’hui, une calculatrice comme la Casio FX-50+ (ou encore la Sharp EL-5250) dispose d’un module de programmation dont l’objet est plus l’aide à la résolution de problèmes répétitifs simples que d’empiéter sur le terrain des ordinateurs. Ce qui n’empêche pas les grosses calculatrices graphiques de proposer encore des langages très puissants (HP-50G, TI Titanium HP Prime … ) quoique la toute première génération des Ti N’Spire ait montré la volonté de penser la programmation autrement, voire de la supprimer purement et simplement (c’était le cas dans les tout premiers modèle de n’Spire, les suivants ayant par la suite intégré un module de programmation restant cependant à l’écart du domaine graphique).

Recentrons-nous sur la CASIO FX-50+, scientifique ultra complète comme on les aime en 2010. Elle dispose de vastes bibliothèques de constantes et d’équations pré-programmées faciles à mettre en oeuvre.

L’afficheur est généreux et bien contrasté. Il est de type Entrée/Sortie, avec une belle ligne supérieure très lisible.

Un petit reproche : on ne peut mettre en marche par la touche AC. Il faut aller chercher le ON tout en haut à droite. Pourtant le OFF est bien sur AC, alors pourquoi pas le ON ?

On l’aura deviné : rien de grave.

SHARP EL-W516

SHARP516

L’archétype de la calculatrice scientifique actuelle. Cette EL-516 est une machine scientifique extrêmement complète, telle qu’on les produit en 2010.
 
Elle possède notamment la fonction d’affichage naturel, qui permet le rendu du résultat tel qu’on l’écrirait sur le papier.
 
Un design agréable, intégrant un grand panneau solaire. Une étrangeté, la base pentale : système de numération à base 5. On comprend les raisons du binaire, octal et hexadécimal mais le pental reste d’une utilité peu évidente. Moins bizarre mais insolite quand même : le mode DRILL qui permet l’entrainement au calcul mental, à l’aide de devinettes à niveau réglable, du genre 24 X 18 = ?
 
Par ailleurs, un dispositif plus pratique qu’on le penserait au premier abord : les 4 touches de raccourcis D1 à D4. Elles servent à mémoriser une fonction, permettant ainsi la frappe d’une seule touche pour des fonctions normalement accessibles après plusieurs appuis. Très pratique dans le cas d’utilisations répétitives.
 
Je ne sais toujours pas s’il existe des différences entre les modèles W516, W506, W546. Ces 3 machines ont un aspect rigoureusement identique et le manuel concerne les 3 modèles sans jamais décrire de particularité pour tel ou tel … Une codification correspondant sans doute aux différents marchés mondiaux … 

HEWLETT-PACKARD HP-30B

HP30B

Grande soeur de la belle HP-20B, la HP-30B est une calculatrice financière programmable moderne.

Design élégant, nombreuses possibilités financières et scientifiques, la HP-30B partage au moins deux caractéristiques avec sa petite sœur : le choix entre une logique RPN ou algébrique, avec ou sans priorités. Ainsi qu’une incroyable rapidité.

Si un tel moteur de course est moins utile pour la 20B non programmable, il en va différemment pour la HP-30B.

Ainsi, soumise à un test de rapidité, la HP-30B pulvérise tous les résultats obtenus par les autres machines qui me sont passées sous la main (*). Cependant, quel dommage que les capacités de programmation soient si faibles : seulement 300 pas mémorisables. Une misère à une époque où tout se compte en giga-octet. Mais bon, la 30B n’a pas été voulue telle un ordinateur.

Un vrai regret, les fonctions de programmation ne sont pas reprises en légendes de touches. Pour les visualiser, il faut apposer un overlay en cellophane que je trouve peu pratique. Il n’y a pourtant pas tant d’ordres de programmation.

Les HP-30B et HP-20B sont pourvue d’un port de branchement par lequel il est possible d’importer un firmware de substitution. Ainsi la WP-34S, création d’une équipe d’informaticiens passionnés et inspirés, sublime la sage financière HP-30B en une calculatrice scientifique programmable de rêve, d’une puissance inégalée.

(*) ajout de 2017 : Depuis, les HP-39GII et Prime sont arrivées et font mieux sur ce plan.

CASIO PRIZM FX-CG10

PRIZM-2

La Prizm de Casio est la première calculatrice à écran couleur haute définition.

Casio avait déjà conçu voilà quelques années des écrans 3 couleurs pour certaines de ses machines. Initiative non suivie par la concurrence, et abandonnée par Casio après quelques années.

L’œil de 2010 est largement habitué aux écrans fins et colorés, ceux des GPS, des smartphones … Il était temps de tenter aussi la HD couleur pour les calculatrices.

Jusqu’à présent la contrainte de portabilité, donc l’autonomie, n’encourageait pas un tel dispositif, réputé dévoreur d’énergie, d’autant qu’il pouvait sembler peu crucial, s’agissant d’afficher des nombres ou des courbes simples.

A l’usage en effet, l’utilité de la couleur ne semble pas providentielle, même si l’agrément d’utilisation est bien présent.

En revanche la haute définition de l’écran apporte un confort et une modernité incomparables. Dorénavant, les menus ne sont plus grossièrement pixelisés, de nouveaux témoins font même leur apparition.

Le tracé d’une courbe est extraordinairement fin et précis. Quelques minutes passées en compagnie d’une PRIZM suffisent à démoder méchamment une simple Casio Graph 35+ à écran traditionnel.

Et une bonne nouvelle, la consommation, et donc l’autonomie de la PRIZM se révèlent bien maîtrisées. Et ce malgré le rétroéclairage quasi permanent.

Les performances de vitesse et précision de calcul sont identiques aux toutes dernières CASIO (excepté l’affichage de points qui se montre lent). Les fonctionnalités sont traditionnelles, la PRIZM n’est donc pas une calculatrice aussi puissante que les Ti-89 ou HP-50G. En contrepartie l’utilisateur ne sera pas déconcerté par le maniement de cette machine, au design par ailleurs novateur.

En conclusion : La Prizm me parait être une réussite : un afficheur couleur HD sublime, un design travaillé et inédit, une machine simple et rassurante à utiliser.

Une page vient de se tourner et cette fois la concurrence emboîte le pas. Texas-Instruments a en effet sorti récemment une réplique, la Ti N’spire CX, avec écran HD couleur. Le progrès est moins brutal car la N’Spire bénéficiait déjà d’un écran très défini, mais noir & blanc toutefois.

Espérons que d’autres modèles vont maintenant surgir …

Ajout du 13.09.2017. Quelques années après la rédaction de cet article, la remplaçante 90+ de la Prizm vient d’entrer dans les rayons. Texas-instruments a produit entre-temps la Ti-84C, remplacée elle aussi depuis par la Ti-83 Premium CE, tandis que HP sortait la Prime. La piste de la couleur n’a pas été abandonnée, en 2017 elle est dans les rayons ! 

Comme on le voit ci-dessous, l’expression “écriture naturelle” est bien à prendre ici au pied de la lettre.

PRIZM-8
PRIZM-1
PRIZM4
PRIZM-3

 

CANON F-720i

 

Les calculatrices scientifiques CANON ne sont pas toujours faciles à trouver en France.

Celle-ci a été achetée en Finlande en 2009, Helsinki plus précisément, dans un des très grands centres commerciaux de la ville.

La 720i est une simple scientifique, très complète, et ultra précise (précision interne d’une vingtaine de chiffres).

Une caractéristique visuelle souvent rencontrée chez ce constructeur : des chiffres droits et non italiques.

HEWLETT-PACKARD HP-49G+

HP49G2

Fabuleuse remplaçante de la HP-49G.

Petit retour en arrière : début des années 90, HP lance la HP-48. Enorme succès. En 1995 apparaît la compliquée et limitée HP-38G. Puis plus rien pendant une éternité. Puis à l’aube des années 2000, Hewlett-Packard se réveille et lance sa bombe HP-49G. Cette dernière sera en effet magnifique, mais plombée par quantité de défauts de conception : afficheur peu contrasté, criblé de reflets, machine lente, disparition du port infrarouge, mode RPN secondaire, clavier dur, touches molles … La 49G aura été pour beaucoup une vraie déception.

Une poignée d’années plus tard, HP n’a pas dit son dernier mot. La 49G PLUS est lancée et, sous un aspect sans doute plus conventionnel que son aînée, elle en corrige tous les défauts : la 49G+ est animée par un processeur ARM de toute nouvelle génération, émulant avec brio le Saturn d’origine . Elle est donc cette fois vraiment rapide. L’écran est un modèle de contraste, de douceur, et ne présente plus de reflets. Le port IR est de retour, le mode RPN est ramené en avant, et le clavier est enfin bon (sur les modèles tardifs, car les premiers claviers de 49G+ ont mauvaise réputation).

Cette calculatrice est donc une merveille : scientifique surpuissante, possibilités de programmation infinies, connectique, vélocité, agrément d’utilisation … Et j’oubliais le compartiment des piles, enfin rationnel, comme savent d’ailleurs le faire les concurrents depuis longtemps.

A noter que la 49G+ est déjà une ancienne. Avant l’avènement récent de la HP Prime, la calculatrice phare de la marque fut lontemps la HP-50G, machine identique à la 49+ mais de couleur noire, avec un clavier de grande qualité, un port de connection en plus, la librairie mathématique de la HP-48G et quoi d’autre ? rien de très important je crois, la 49 et la 50 sont les mêmes machines.

CASIO FX-9750 II

 

CASIOFX9750
Vendue en France sous l’appellation Graph 35+, cette CASIO d’aujourd’hui est d’une utilisation très agréable.
 
A noter que CASIO semble avoir renoncé à la couleur vert grenouille pour ses modèles français. La 35+ est immaculée, ce qui fait ressortir son écran superbement contrasté et sans reflets.
 
Tout comme la Graph 85, calculatrice rapide comme l’éclair, la 9750 II est incroyablement véloce. Mais une nouveauté est à signaler. Elle concerne le langage de programmation. Celui-ci avait peu évolué depuis la CASIO FX-4000P de 1985. Langage agréable, simple, puissant mais dépourvu du traitement des chaînes de caractères, contrairement aux machines Basic, ou HP et TI concurrentes. C’est désormais du passé car, outre de nombreuses fonctionnalités de gesion des chaînes, on peut maintenant aussi stocker des chaînes (plutôt longues) dans des variables. Ces dernières sont cependant spécifiques et ne peuvent être renommées. C’est un peu dommage, mais on peut enfin programmer des choses très intéressantes sur cette machine.
 
D’une façon générale, la 9750 II est très ergonomique et c’est un véritable plaisir que de l’utiliser. Les menus horizontaux en particuliers sont très agréables. La CASIO FX-9750 II regorge de fonctions mathématiques, statistiques, financières … Mais pas de CAS (calcul formel) pour ce modèle de milieu de gamme.
 
Ajout du 23/07/2015
La 35+ est cette année commercialisée avec une fonctionnalité “examen”.  

HEWLETT-PACKARD HP-35S

HP35S

Tel un hommage rendu à la toute première calculatrice scientifique de l’histoire, Hewlett-Packard a lancé ces dernières années cette belle HP-35, avec un “S” cette fois.

La HP-35S, comme son aînée est une scientifique animée par une logique de calcul postfixe. Les fonctions sont désormais bien plus nombreuses. La programmation est aussi disponible (une mémoire disponible de plusieurs Kilo-octets).

Comme dans la HP-33S, on retrouve une fonction factorielle dont l’algorithme traite différemment les valeurs inférieures à 159 et celles de 159 à 253. Les premières déroulent un calcul dont le temps semble bien fonction du nombre de multiplications effectuées en interne. Les secondes s’affichent instantanément. Alors algorithme de calcul spécifique ? ou bien table des résultats gravée en mémoire morte ? Je n’ai pas la réponse.

Texas-Instruments TI-84 C

TI84C

Voilà trois ans sortait la CASIO PRIZM. J’avais eu le sentiment qu’une page se tournait dans l’histoire des calculatrices. Rappelons que la PRIZM est la première calculatrice dotée d’un écran haute définition couleur, tel celui qu’on trouve depuis des années sur les téléphones portables, les GPS …

Or pendant tout ce temps, les calculatrices n’avaient eu droit qu’à quelques niveaux de gris et de gros pixels, voire l’écran aux trois couleurs pastel signé par Casio dans les années 90. Plus récemment, des écrans mieux définis étaient apparus : les CASIO Classpad, TI-89 et surtout Ti N’SPIRE. Mais la PRIZM apportait une richesse inédite de couleurs, et une plus grande définition encore.

Trois ans plus tard qu’en est-il ? La page est-elle réellement tournée ? Les écrans HD couleur ont-il supplanté les gros pixels N&B ?

Une chose est claire, la PRIZM a fait école. Du moins dans le secteur du haut de gamme : Texas-Instruments n’a pas tardé à présenter sa TI N’SPIRE CX dotée d’un magnifique écran couleur. Puis ce fut le tour de HP de présenter son premier écran haute définition, avec sa 39GII. Ecran encore en N&B, mais d’une excellente finesse, laissant loin derrière le traditionnel best-seller HP-50G sur ce point.

Puis tout récemment, le splendide CASIO CLASSPAD II (CP-400) est arrivé. HD couleur lui aussi, et tactile, ce qui colle bien à l’air du temps. (Mais n’oublions pas que le CLASSPAD I précédent était déjà tactile). A ce jour l’ultime création HD couleur vient de s’incarner avec la HP-Prime. Et ici aussi, l’écran est tactile.

Qu’en est-il du bas de gamme ? Point de révolution ici. Nous avons toujours affaire, et sûrement pour un bon moment, aux pixels traditionnels. Ils ont l’avantage de consommer peu d’énergie. Et de fonctionner sur piles classiques. Car l’inconvénient des écrans HD couleur est la consommation. TEXAS-INSTRUMENTS et HP (pour sa PRIME) ont pallié le problème en équipant leur machine d’une batterie rechargeable, procédé économique en cas de consommation élevée (la NSPIRE épuise sa batterie en quelques jours d’utilisation régulière, or les piles coûtent cher). En revanche, ces batteries spécifiques, à durée de vie limitée, ne se trouveront sans doute plus dans quelques années, contrairement aux piles classiques. Et donc HP-PRIME ET TI NSPIRE n’auraient d’autre destin qu’être jetées prématurément dans la poubelle.

En marge des modèles phares ci-dessus cités, on note tout-de-même chez TEXAS-INSTRUMENTS une volonté d’étendre la technologie HD Couleur à quelques modèles de milieu de gamme. C’est le cas de la TI-84C Silver Edition. A quel public se destine-t-elle ? Son écran est réellement magnifique. Lors d’un tracé cependant, la fenêtre se voit quelque peu réduite. Et la vitesse de tracé est indéniablement très inférieure à son homologue N&B. Mais la finesse est spectaculaire. Hors tracés, on retrouve la vitesse de calcul propre au niveau Silver Edition.

L’alimentation est logiquement confiée à une batterie rechargeable. Dommage que la TI-84C ait du coup conservé son épaisseur substantielle, car le procédé aurait permis, à l’instar des TI’NSPIRE CX et HP-PRIME, un design plus plat. Ce sera bientôt chose faite avec la toute proche TI-83 PREMIUM CE, mais n’anticipons pas.

Une page est bien tournée dans le petit monde des calculatrices, après les victoires récentes sur la vitesse de calcul, ce sont les écrans qui viennent de faire le grand saut.

Il n’y a pas vraiment eu de calculatrices “de l’an 2000”, mais il fallait juste attendre un peu, celles de 2010 existent bien !