CASIO FX-850P

Cet appareil fut beaucoup diffusé à partir de 1987 et reste apprécié de nombreux utilisateurs. S’il est facile à trouver sur le marché de l’occasion, les prix pratiqués sont en revanche dissuasifs. Il faut ajouter à cet obstacle un mauvais vieillissement de la nappe d’affichage qui a tendance à escamoter des lignes entières de pixels sur de nombreux modèles.

J’ai fini par acquérir un exemplaire abordable, par curiosité, en souvenir de cet ordinateur de poche que je voyais encore dans les magasins, jouant des coudes avec le SHARP PC-1403, à l’heure où la grande mode des ordinateurs de poche venait de passer.

Mon modèle est en piètre état, bien abîmé, une touche manque et la ligne supérieure est parsemée de pixels manquants. En jouant de la molette de contraste ou en inclinant la machine, il est possible malgré tout de ne pas trop souffrir de ce défaut.

Le CASIO FX-850P me parait illustrer un jalon dans l’aventure de l’informatique portable de cette époque.

Replaçons-nous au début de l’histoire, dans les années 70, par exemple à l’arrivée des TI-57 58 et 59. La petite TI-57 propose à l’utilisateur de programmer, qu’il s’agisse de problèmes mathématiques ou bien de s’amuser à concevoir des jeux. Le manuel est pédagogique, il dédramatise, encourage, mais le ton reste professionnel, dogmatique presque, on attend de l’utilisateur qu’il programme sérieusement, avec de la structure, des sous-programmes. Ces machines n’ont pas encore un aspect grand public, elle s’adressent aux scientifiques, aux techniciens, aux étudiants. Pour autant, l’utilisateur n’est pas tenu de se débrouiller seul. Des solutions toutes faites lui sont offertes pour les modèles plus puissants : une bibliothèque de cartes magnétiques déjà programmées pour l’ancêtre TI-SR52, les fameux modules de ROM pour les TI-58 et 59. Les calculs à programmer et préprogrammés ont le même statut, il n’y aura pas de honte à ne pas tout programmer soi-même.

Puis arrive l’ordinateur de poche et son langage Basic. Cette fois, l’appareil se destine à tous, on programme par besoin autant que pour découvrir ou s’amuser, voire impressionner les amis, se sentir dans le coup. Programmer pour apprendre à programmer est une curieuse démarche, circulaire, tautologique comme disent les amateurs de mots sérieux, qui se retrouvera dans les programmes de l’enseignement où l’utilisation d’ordinateurs sera destinée à l’apprentissage de l’informatique. Comme si on avait acheté une machine à laver pour apprendre à se servir d’une machine à laver ?

Au bout d’un moment, un pavé de calcul scientifique fait son apparition sur certains modèles pour le calcul direct, décidément plus pratique qu’en tapant les mots Basic. Puis apparaît le CASIO FX-850P. Mais que voit-on ? Une solide bibliothèque de programmes y est intégrée. Une boucle est bouclée ? Comme au temps de la TI-58, aurions-nous là une définition de la plate-forme de calcul idéale : machine scientifique programmable épaulée par une large bibliothèque d’excellents programmes ?

Je connais trop mal cet appareil et de vrais utilisateurs en ont dit tellement plus et mieux que moi que j’arrête ici mes bavardages.

Voici en particulier un excellent article du site Les pas perdus qui cerne bien ce puissant appareil:

http://www.emmella.fr/page3836-3323-4722-5340-9435__5949-6564-1819-9072-2343.html

 

 

 

 

 

 

 

Texas Instruments Compact Computer 40

Le Compact Computer 40 de Texas Instruments a un statut particulier. Son positionnement semble mal défini dans le paysage de l’époque et reflète les hésitations qui ont entouré sa genèse. Il ne doit pas être vu isolément mais au sein de la fratrie TI-99, CC40 et TI-74.

Qu’est exactement le TI-CC40 ? S’agit-il d’un ordinateur de poche ? D’un ordinateur tout court ? D’un ordinateur portable ? Ces appellations ont-elles un sens précis en ce mois de mars 1983, date de lancement du CC40, quand les ordinateurs de poche SHARP et CASIO ont déjà commencé à proliférer, et songent parfois à détrôner les calculatrices ?

Le CC40 illustre un choc d’enjeux stratégiques qui réclament des choix rapides et inspirés en cette période de bouleversement technologique. Alors que SHARP assume pleinement l’avènement de l’informatique de poche, et que CASIO lui emboîte le pas sans attendre, Texas Instruments hésite.

C’est que le constructeur court après trois lièvres à la fois : Il prépare la relève de son ancienne gamme de calculatrices programmables avec une prometteuse et somme toute traditionnelle TI-88, il croit plus que jamais en l’ordinateur familial avec son TI-99 apparu dès 1980, et regarde aussi du côté d’un format léger qui collerait bien à l’air du temps.

Le CC40 constitue assurément une réponse dans cette direction. On retrouve bien un boîtier autonome de format horizontal, un clavier alphabétique avec pavé numérique, l’écran ici mono-ligne, de solides capacités de calcul et bien sûr le langage Basic véritable dénominateur commun de toutes ces machines du moment.

Mais les dimensions et le poids s’écartent de la norme. Par ailleurs, on ne trouve pas de sélecteur de mode de programmation sur le CC40. Le mode est implicite et considère toute entrée chiffrée suivie d’un espace en tant que ligne de programme. Cela nous renverrait-il définitivement vers de plus gros ordinateurs ? Pas forcément, la chose n’étant pas rare chez les Pocket Basic : Les CASIO PB-700 puis FX-850P ont cette caractéristique, ainsi que le certes plus imposant CANON X-07.

La norme justement, d’où vient-elle, qui l’a fixée ? est-elle immuable ? Amusons nous à décortiquer l’expression “ordinateur de poche“, tombée dans le langage courant dès l’apparition de ces premiers appareils légers programmables en basic, à commencer par le fameux SHARP PC-1211.

SHARP prit coutume de désigner ses machines sous l’appellation “Pocket Computer“, littéralement “ordinateur de poche”. Ce terme fut aussi le titre du mythique magazine français qui leur fut dédié, le bien nommé L’Ordinateur de Poche.

Bref, nous voici dès lors à apprécier le format des machines à l’aune de la poche d’un vêtement, avec parfois des débats aimables et désespérés cherchant à définir le statut par exemple d’un lourd et épais PC-1500 : tient-il vraiment dans une poche ? A-t-il le droit de dépasser un peu ? faut-il distinguer la poche revolver du pantalon taille 38 de la poche intérieure du veston d’un Harlem Globe Trotter ? Epoque épique …

Tiens au fait, combien CASIO produisit-il d’ordinateurs de poche ? Au sens strict, aucun ! Ses appareils arborent en façade “Personal Computer” et jamais “Pocket”.

De son côté CANON inscrit “Hand Held” sur son (assez gros) X-07, tout comme PANASONIC pour ses plus légers RLH 1000 et 1400 ou TOSHIBA pour son IHC 8000 pas plus gros finalement qu’un SHARP PC-1500. Plus tard, Texas-Instruments fera de même et rangera son TI-74 parmi les Hand-Held Computer (c’est écrit derrière), soit un ordinateur pouvant être tenu dans la main.

Il n’en reste pas moins que les dimensions du CC40 sont clairement inhabituelles. Il dépasse en longueur le CANON X-07 et pèse ses 640 grammes sur la balance. Serait-il le plus gros des Pocket, à moins qu’il soit le plus petit de portables ? Dans cette dernière famille les machines n’ont aucun complexe avec l’embonpoint, notamment l’épaisseur, à l’instar d’un TANDY Modele 100 ou AMSTRAD NC 100.

Le CC40 cultive cependant la nuance et se veut un “Compact Computer“, et ça c’est plutôt inédit, du moins du point de vue sémantique. Trouvons-nous là l’officialisation d’une catégorie jusqu’ici implicite, celle des grands Pocket ? On y rangerait volontiers outre le CC40, le CANON X-07, le “paquebot” HP-75C, et d’autres bêtes des âges farouches.

Cela ne rend pas pour autant le CC40 plus facile à classer, car à bien y regarder ses grandes dimensions ne s’expliquent pas bien : Peu de touches, écran généreux mais mono-ligne, pas de ports de connexion à foison. Le grand clavier est bien confortable mais n’explique pas la cote de hauteur.

Et pourtant un confort, une simplicité d’utilisation, une philosophie qui trahissent l’intention de Texas Instruments : Oui le CC40 est indéniablement un Pocket Computer.  Mais alors pourquoi cette rangée de touches numériques au sommet du clavier alphabétique, quand le pavé numérique remplit déjà cette fonction ? Un regard en coin vers l’informatique de table ?

Machine magnifique, à la présentation soignée et aux fonctionnalités de premier ordre, le CC40 va pâtir des hésitations de son constructeur qui renoncera à fiabiliser le périphérique de sauvegarde pourtant indispensable à toute machine puissante.

Voilà donc un CC40 vendu dans une très belle boîte sur laquelle un gros autocollant prévient l’acheteur que le périphérique de sauvegarde n’est pas disponible. Il est pourtant en photo au dos de la boîte, parmi une pléthore d’autres périphériques. Quel dommage.

Si la calculatrice TI-88 est finalement abandonnée peu avant sa commercialisation, le CC40 fera un peu mieux et sera en vitrine. Mais juste quelques mois. Une carrière confidentielle et bien trop courte. Le constructeur réfléchira un temps à une solution alternative avec port intégré pour magnétophone à cassettes mais le CC40-Plus restera à jamais à l’état de prototype.

Le troisième lièvre poursuivi par Texas Instrument, celui de l’informatique personnelle incarnée par le puissant TI-99A, aura lui aussi raison du géant de l’électronique, qui a mal géré son rendez-vous en une période si importante.

Le CC40 dont le langage Basic est fortement inspiré du TI-99, reviendra plus tard, en 1986 sous la forme du TI-74 Basicalc. Machines proches en interne, on retrouve sous un format plus compact l’excellent langage Basic, la capacité de calcul sur les grands nombres bornée à <1E128 et aussi la contraignante volatilité du contenu des variables à l’extinction. Le TI-74 est cependant une machine différente du CC40, avec sa propre personnalité.

En conclusion, le lecteur attentif aura remarqué le grand nombre de points d’interrogation qui parsèment cette présentation. Le Compact Computer 40 est décidément hors norme, il suscite le questionnement et ne livre pas tous ses secrets …

 

Pour aller plus loin, le site de Silicium :

http://www.silicium.org/site/index.php/24-catalogue/ordinateurs-de-poche/63-texas-instruments-cc-40

 

 

ARISTO M 800

Le constructeur allemand ARISTO a longtemps produit des règles à calcul avant de se lancer dans la fabrication de calculatrices vers 1975. Ses machines présentaient toutes un solide air de famille. A la fin des années 70, ARISTO adopta le concept extra-plat que permettaient les modernes cristaux liquides.

Comme pour tant d’autres constructeurs, c’est une solution à base de processeur Nec D1856G qui fut adoptée pour le modèle scientifique à dix chiffres.

Techniquement identique à nombre de modèles concurrents, et en particulier à la PANASONIC JE1432U avec laquelle la M800 partage le témoin de statistiques spécifique – un symbole “S” à l’écran et non le SIGMA beaucoup plus répandu, la M800 est une ARISTO bien reconnaissable à ses couleurs vives.

Si le comportement de toutes les calculatrices à processeur Nec D1856G est rigoureusement identique, et c’est bien aussi le cas pour la M800, celle-ci présente l’originalité d’être équipée d’une variante du processeur, nommé D1855G.

Se pourrait-il que l’ARISTO M800 soit la plus ancienne de toutes ces machines, la première ? Elle est en tous cas antérieure à 1980, l’entreprise ayant été dissoute en 1979.

Ci-dessous l’image des processeurs, à gauche le 1855 de l’ARISTO, à droite le beaucoup plus connu 1856 de la PANASONIC.

CANON F-62

 

La Palmtronic F-62 n’est certes pas la plus connue des calculatrices Canon.

Quels mystères peut receler ce modèle rare ? Bien peu je le crains. Il s’agit d’une scientifique 10 chiffres produite en fin des années 70. Elles est donc, comme beaucoup d’autres, mue par le processeur Nec D1856G, comme cela semble avoir été la règle à cette époque. Et par conséquent, il s’agit d’un “clone” technique de plus de ma toute première machine scientifique achetée à La Redoute en 1980.

Il exista quelques modèles scientifiques à 10 chiffres développés sur la base d’autres processeurs que le 1856.

Casio saura le faire, avec la FX-3100 par exemple. Canon aussi avec les F-63 et F-72. Mais ce constructeur prolifique se paiera le luxe de proposer en plus deux modèles à cœur NEC D1856G : la F-64 et cette F-62. Un autre géant, PANASONIC avait lui aussi proposé deux “Nec machines“, les JE-1432U et 1433.

Canon sut toutefois se démarquer. Les dispositifs d’alimentation sont originaux : La F-64 renonce au format extra-plat et reçoit deux piles AA, tandis que la F-62 fonctionne bien avec des piles plates, mais d’un type étrange et peu répandu : deux imposantes CR2430.  Pourquoi ces deux cœurs énormes dans une si petite calculatrice (11.5 cm de haut pour 7 de large), je ne connais pas la réponse.

Si l’écran de la F-62 est bien celui d’une “Nec-Machine” à processeur 1856G, la présentation est typique de Canon, notamment le clavier et ses couleurs et légendes immuables, comme RV quand les autres gravent X<>Y ou EX, les “CI“, “SM“, et toujours un “a” élevé à la puissance “x” et jamais le “y” de tant d’autres …

 

 

CANON X-07

Au petit jeu consistant à citer les marques japonaises s’écrivant en 5 lettres, dont un A, et ayant produit des ordinateurs de poche dans les années 80, il est coutume de citer SHARP, CASIO et d’en oublier un troisième (*) : CANON qui n’en produisit il est vrai qu’un seul, mais combien original.

Fin 1983, CANON entre dans l’arène et défie les SHARP PC-1500 et CASIO PB-700 avec cet objet moderne et multicolore à grand écran (4 lignes de 20 caractères), muni d’un clavier d’ordinateur et d’un pavé directionnel d’aspect indéniablement ludique. Le succès sera important et nombreux aujourd’hui sont ceux qui ne l’ont jamais oublié.

Si au fil du temps j’ai fini par me procurer un certain nombre d’ordinateurs de poche de la grande époque, je n’ai fait que croiser des années durant cet appareil sans jamais le rencontrer.

Le X-07 peut-il être assimilable d’une quelconque manière à une calculatrice ? en particulier de poche ? C’est bien entendu bien plus que cela, mais qu’en est-il concrètement sur ce point ? L’absence de pavé numérique ne plaide pas en faveur d’une pratique aisée, même si la touche NUM aide un peu, mais n’anticipons pas …

Je viens enfin de me procurer un exemplaire du X-07 et vais pouvoir me faire une idée plus précise.

De nombreuses pages de grande qualité existent sur le net sur cet appareil aux performances multiformes dont on ne peut pas faire le tour en une soirée. Je me suis intéressé ici aux possibilités de calcul, en particulier scientifiques de l’appareil.

En pratique : On commute l’interrupteur et l’écran répond, après avoir émis un bip et déroulé le message de copyright du Basic Microsoft. Le X-07 nous tend maintenant la main, c’est le moment de tenter une opération simple, ” 2 X 3 ” par exemple.

Cela commence mal, une légende d’erreur est retournée aussi sec. Pas vaincu pour autant, on cherche un symbole de racine carrée pour un autre essai, et il est introuvable.

Un peu plus tard, nous voilà maintenant convenablement documentés, c’était la moindre des choses, et nous savons que l’ordinateur X-07 doit être au préalable interrogé par le symbole “” avant tout demande de calcul manuel (le “” peut être remplacé par l’ordre PRINT).

Dans mes exemples, la syntaxe devient “2 * 3 RETURN” et “SQR(2) RETURN” (parenthèses obligatoires). Les opérateurs arithmétiques sont disponibles sur le clavier mais tantôt en saisie directe (le “– ” et le ““) tantôt en fonction seconde (“” et ““).

Ce n’est pas très encourageant tout ça. Sauf que les réponses retournées se montrent précises à 14 chiffres, et là on se dit que le X-07 est à coup sûr un as du calcul.

Comme il est doté d’un langage BASIC d’excellent niveau, on devine que les fonctions trigonométriques seront présentes. Et en effet le X-07 exécute les classiques SINUS, COSINUS, et TANGENTE. Mais uniquement dans le mode RADIANS. Quant à la fonction ARC, seul l’ARC tangente est géré. Pour changer le mode angulaire on peut passer par Pi, mais tiens, la fonction PI n’existe pas non plus sur le X-07. Et seuls les logarithmes à base e sont disponibles …

Bon, ne baissons pas les bras, on doit bien pouvoir tout calculer quand même, il va juste falloir se contorsionner un peu, et toujours jouer du SHIFT pour les parenthèses et les opérateurs, cela augure quelques menues difficultés …

Afin de tester la précision de calcul, j’ai choisi de soumettre le X-07 aux tests du cumul des sinus, et aussi au test Forensics.

Mais aïe, pour ce dernier test, en plus de devoir convertir les radians en degrés, l’ARC cosinus et l’ARC sinus sont nécessaires, pourtant tous deux absents comme remarqué plus haut. Comme je tiens à exécuter le test dans les règles de l’art il me reste à tirer la quintessence de la seule fonction ARC tangente offerte.

Après avoir bien trituré la formule classique (programme ci-dessous **), le X07 me gratifie d’un excellent résultat : 8,9999999955737.

Pour le test du cumul des sinus de 1 à 359, j’ai dû procéder en deux fois. Ce test réalisé par programme donne classiquement deux indications, celle de précision – l’écart au zéro attendu – et la vitesse de déroulement du programme effectuant 359 itérations de calcul trigonométrique.

Pour m’adapter au seul mode RADIANS disponible, chaque itération s’est vue alourdie d’une conversion en degrés, ce qui impacte forcément le temps de calcul global. Dans quelle mesure ? Pour le savoir, en plus de ce premier programme, qui a donné en l’occurrence un excellent écart à zéro de -5.096E-12 en 56 secondes, j’ai lancé une version analogue, travaillant sur une valeur d’angle arbitraire et unique, et ce sur les 359 itérations. La structure du programme est la même, le résultat ne présente pas d’intérêt, seul le temps de calcul est important. Débarrassé des conversions, le X-07 boucle cette fois en 50 secondes, ce qui n’est pas ridicule du tout (72 s. pour le SHARP PC-1500 et 56 s. pour le CASIO PB-700).

Quant aux chiffres de précision, ils ne se rencontreront sauf erreur de ma part – et hormis les modèles à double précision – pas avant la décennie 90.

Le CANON X-07 est un ordinateur qui sait calculer on le voit. Mais le calcul manuel est pénible et réclame ici, plus que jamais, une parfaite symbiose entre l’objet et son utilisateur.

 

Pour aller (beaucoup) plus loin qu’ici sur le X-07:

Silicium.org

La page du Canon X-07 de Guillaume TELLO

Obsolete-tears.com

Le musée des Ordinateurs de poche

 

(*) Il y eut aussi SANYO dont le PHC-8000 semble avoir définitivement disparu des radars.

(**) Le listing de programme présenté provient d’un Casio FX-702P

SHARP PC-1475

La gamme 1400 de SHARP est associée aux ordinateurs de poche mixtes, à la fois bases de programmation en Basic et simples calculatrices scientifiques dans leur partie droite.

Introduit au cours de l’année 1987, le PC-1475 est une machine puissante. Son langage Basic l’est indéniablement, sa mémoire, extensible, est vaste et des environnements de calcul spécifiques (traitement des matrices, statistiques) en font un outil pointu en toutes circonstances.

Commuté en mode Basic, le 1475 est doté d’un atout rare : la double précision, qui lui permet d’afficher les valeurs numériques sur 20 chiffres ! (24 en interne). La double précision n’est pas activée par défaut, elle nécessite l’ordre – programmable au besoin – DEFDBL (et DEFSNG pour en sortir). Dans ce format les valeurs sont repérées par un croisillon (#) à la fin. Il est aussi possible, en mode de simple précision, d’ajouter son croisillon à une valeur pour la déclarer comme telle. C’est pratique et confortable. La partie calculatrice, toujours prête à la sollicitation, manipule tout aussi facilement ces longues valeurs. Tout comme les variables. Ex : A# = 12345678901234567890.

Calculer avec de tels nombres est impressionnant. Le temps de calcul est un peu pénalisé mais cela ne se remarque qu’en calcul programmé où le facteur temps est grosso modo doublé.

L’écran à deux lignes – non graphique – se prête parfaitement à ces affichages hors normes telle la factorielle de 21, énorme, d’un seul tenant, sans aucun recours à la notation scientifique.

La précision des calculs est logiquement de premier plan. Dans quelle mesure ? Cette question conserve-t-elle un sens à ce niveau de définition ? Elle est sans aucun doute “suffisante” comme on disait naguère chez Rolls-Royce quand le client venait à s’enquérir de la puissance du moteur.

Dernier détail, la double précision est bien sûr compatible avec la notation scientifique. Dans ce cas, l’exposant est précédé non plus du traditionnel ““, mais de ““.

CASIO College FX-200P

On s’attendrait à trouver dans la FX-200P une FX-180P plus puissante, avec plus de mémoire par exemple.

Eh bien non. La recette pour fabriquer une “College” FX-200P, c’est de prendre une FX-180P, de lui retirer les statistiques à deux variables, la régression linéaire, le calcul programmé d’intégrales et de renoncer à une seconde zone de programme pour n’en offrir qu’une seule, toujours de 38 petits pas de capacité !

Le seul plus apporté par la College est le calcul des racines cubiques, fonction bizarrement absente de la 180.

Le comportement en calcul est en tous points identique sur les deux machines. L’œil avisé aura remarqué le témoin ON en haut à gauche de l’écran. Ce témoin dont l’utilité pourrait légitimement poser question prend tout son sens lors de l’exécution d’un programme, où l’écran demeure vide de toute activité. “ON” informe que la machine ne dort pas, mais travaille !

La College 200 apporte une présentation plutôt unique, avec un aspect métallique très réussi.

Je ne connais pas la période de production de la College. L’inscription “auto power off” en façade ne se rencontre que sur les tout premiers modèles équipés de cette fonctionnalité. La College serait dans ce cas plus ancienne que la très répandue FX-180P … C’est une possibilité mais pas une certitude …

 

D

 

 

MONDIMAT LC 835P

Au cours des années 70-80, le géant français de la vente par correspondance La Redoute commercialisait une partie de ses calculatrices sous la marque Mondimat.

De la simple calculette 4 opérations au modèle scientifique, c’est toute une gamme qui était couverte par la marque. J’ai appris récemment qu’il avait existé un modèle programmable, jusqu’alors complètement inconnu pour ma part.

J’ai cherché puis ai fini par rencontrer la fameuse Mondimat LC835 Programmable.

Première constatation, l’aspect tranche avec celui des machines métalliques extra-plates typiques de la marque.

Seconde constatation, la LC835, quoique très belle, n’est pas originale. Elle est connue sous d’autres noms, comme Philips SBC-1845 ou Privileg LC-814PR. Sur le plan technique, les trois machines sont d’ailleurs une présentation alternative de la Canon F-73P. Fonctions, résultats, légendes de touches, comportement, toutes ces machines ont une électronique commune.

On peut en déduire que la 835 fut probablement la plus tardive des Mondimat. C’est sans doute pour cela que je ne l’ai jamais vue dans aucun catalogue La Redoute de ma jeunesse, n’ayant eu accès qu’aux exemplaires antérieurs à 1983. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle y fut visible plus tard, mais comment diable une Mondimat aurait-elle pu ne pas figurer dans un catalogue de La Redoute ? Ce serait un comble. A confirmer un jour. (*)

Concernant le nom LC835P, je précise qu’il figure en couverture du petit manuel. Il n’est pas directement visible sur la machine qui ne reprend que l’inscription “Programmable“.

(*) Un sympathique internaute me témoigne que cette machine figurait bien au catalogue de la Redoute (Ajout du 30/04/2018).

 

Merci à Jean-Claude

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CASIO FX-48

1975, naissance de notre carte à puce à mémoire

1978, des calculatrices, aussi fines que le permettent les piles bouton et l’afficheur, adoptent volontiers ce format, synonyme de modernité et d’une extrême portabilité.

La CASIO FX-48 est une des toutes premières à jouer les cartes à puce. Son écran jaune est minuscule. Le clavier scientifique est à la fois si riche et si ramassé qu’il faut à la petite 48 deux touches secondaires F1 et F2 pour tirer la quintessence des 20 touches restantes, dont une panoplie complète de fonctions statistiques ! Tout cela en 39 grammes …

 

 

 

CASIO FX-5500

La CASIO FX-5500 est une machine singulière. D’un format horizontal qui rappelle à coup sûr les Ordinateurs de Poche des années 80, elle en reprend le long afficheur LCD ainsi que la molette de contraste.

La 5500 n’est pas vraiment programmable, elle est pourtant davantage qu’une simple calculatrice scientifique. Ses spécialités sont la manipulation des formules : factorisation, simplification, développement. Les résolutions d’équations sont aussi au rendez-vous, y compris les systèmes à 2 ou 3 inconnues. Il existe trois mémoires dédiées aux formules (I, II, III), qui peuvent au besoin s’enchaîner les unes aux autres.

Le grand écran de 24 caractères est particulièrement adapté à l’affichage des longues propositions. Les exposants sont représentés comme il se doit en écriture naturelle, grâce notamment à la touche d’entrée dédiée Xn.

Des fonctions spécialisées bien sérieuses, on le voit, pour une machine à l’aspect métallique très agréable. Des couleurs vives, un volume et un poids idéaux en mains, la CASIO FX-5500 est une calculatrice qu’on manipule avec un vrai plaisir. Un couvercle de plastique se clipse en façade sur deux fines charnières qui permettent d’ouvrir et refermer la machine à la demande.

Quand la 5500 fut-elle produite ? Quelques indices placent le curseur à proximité de l’année 1986, sans certitude absolue cependant.

Machine singulière dans sa présentation horizontale et ses spécificités, la CASIO ne me parait pas isolée pour autant dans le paysage du calcul des années 80. Je vois dans le CANON F-300 et la SHARP EL-5100, deux machines au destin voisin : nées en pleine décennie des Pockets Computer programmables en Basic, en ayant hérité l’aspect et l’écran généreux, pourtant non programmables ou presque, et simplement totalement originales.

 

TECXON LC-670

Dans un article précédant je mettais en lumière une calculatrice quasi inconnue d’un constructeur qui ne l’est pas moins.

Une magnifique LC-650 venait de surgir de l’anonymat. Aujourd’hui c’est au tour de la LC-670, qui confirme à cette occasion l’existence d’un solide air de famille au sein du catalogue TECXON.

Calculatrice programmable, la LC-670 est manifestement la jumelle technique, comme tant d’autres, de la célèbre CANON F-73.

 

 

SHARP PC-1350

SHARP_1360

Je l’ai vu arriver en 1984. Je pensais avoir compris ce qu’était un PC-1211 ou un 1251 : des calculatrices programmables de nouvelle génération, ultra modernes. Mais je ne comprenais pas le PC-1350. Sans doute montrait-il la direction que prenait désormais le phénomène Ordinateur de Poche, avec une inflation galopante des caractéristiques, dont cet écran vu comme hypertrophié, surplombant un clavier chétif, purement fonctionnel, sans âme. Mais pourquoi un si grand écran ? pourquoi autant de mémoire ?

Voilà comment mes yeux tout neufs de 1984 percevaient cet objet, une sorte d’alien-Computer, une dérive inexorable à un moment où le constructeur n’a sans doute plus rien à dire mais veut encore retenir ses acheteurs.

C’était une erreur … Mon regard d’aujourd’hui est tout autre. Le PC-1350 est une vraie évolution des Pockets Computers initiaux. Evidemment qu’il n’est plus une calculatrice. Il en possède encore des fonctions mais c’est désormais bien plus que cela. Son écran graphique, sa mémoire vaste, ses nombreux périphériques le destinent à des tâches nettement plus sophistiquées et créatives.

Tenir un PC-1350 en mains aujourd’hui est un vrai plaisir. L’appareil est lourd, les lignes métalliques nettes. L’écran est confortable et 30 ans plus tard ses proportions ne me choquent plus du tout, au contraire.

Commodore LC4512

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Une calculatrice Commodore qui ne serait pas une épaisse machine à petits chiffres rouges, voilà qui serait original.

Le géant Commodore, très présent sur le marché des calculatrices tout au long des années 70 a parfois laissé de côté ses gros afficheurs et ses diodes rouges pour de modernes et fins dispositifs LCD. Rencontrer ces modèles discrets et peu répandus n’est pas chose facile.

Voici donc la LC-4512, une Commodore scientifique tardive (1978), légère et extra-plate, du moins pour la partie clavier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses formes ne sont pas habituelles. Est-ce en raison de la tradition maison du profil biseauté ? ou de la nécessité de caser les deux lourdes piles AA ? Toujours est-il que le profil est inédit, avec une zone clavier étonnamment mince qui se termine par un afficheur fortement incliné à 40°. L’originalité se poursuit avec de larges dentelures sur tout le pourtour.

Côté technique, la LC-4512 est une scientifique complète, non programmable, animée par un processeur Toshiba, le même sans doute que dans la Toshiba SLC-8300, sa jumelle technique. L’afficheur, jaune, typique de cette période, est à 8 positions avec zone d’exposant dédiée et un splendide témoin “Error” qui donne envie de tenter toutes les frappes interdites juste pour le plaisir !

Le clavier est d’une grande qualité. Les touches sont affleurantes, leur course est très courte et pourtant un déclic souple et net accompagne dans la douceur chaque appui.

Avec ses touches de couleur vives, l’écran jaune, son design unique, une belle qualité de construction, la Commodore LC-4512 est une machine de caractère, qui en met plein les yeux, et qui restera sans doute et c’est dommage l’une des dernières calculatrices produites par le géant Commodore.

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SHARP EL-531

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Chez SHARP, le numéro 531 fut abondamment décliné au fil des âges.

Il se pourrait bien que le modèle ci-dessus soit le tout premier, produit dès 1983 ou 1984.

Je me souviens bien de ces machines pour les avoir parfois utilisées à cette époque. Elles étaient généreuses : Une jolie petite machine scientifique puissante, pas chère du tout, avec un bel affichage confortable une autonomie de plusieurs milliers d’heures (10.000 pour le modèle 4 opérations – 2 piles AA tout de même). Et aussi les toutes premières touches gomme.

Pour changer les piles point de couvercle à ôter : on appuie sur la languette du haut et c’est l’ensemble de la façade arrière qui s’ouvre.

 

NTC-1003

NTC1

C’est sans doute injuste mais les faits sont là, le prof de français vient de me flanquer une punition : Décrire en 60 lignes une calculatrice extraordinairement banale, tellement impersonnelle qu’on a le sentiment qu’on aura fini avant même de commencer …

Je me livre donc à cet exercice aride dont je sais qu’il ne sortira rien de miraculeux, de la banalité ne surgira aucune pépite cachée.

A première vue, la NTC-1003 serait une sorte de Casio. La position de l’afficheur, ainsi que l’allure générale, le dos, la trappe à piles rappellent la Casio Fx-80 par exemple. Pourtant après vérification, le dos est une imitation. La Fx-80 possède un dos similaire mais pas rigoureusement identique dans ses proportions. La trappe de cette dernière s’ouvre d’ailleurs par un mouvement latéral et non du bas vers le haut. La partie qui surplombe l’afficheur, avec sa dizaine de stries horizontales, témoigne d’une solide volonté de ressembler à une CASIO coûte que coûte.

Le détail ultime qui montre que ce n’est pas une CASIO : les quatre touches arithmétiques ne sont pas disposées en carré mais en ligne.

Nous avons donc très vraisemblablement affaire à une machine construite sous licence SHARP. L’examen des légendes de touches montre une grande familiarité avec la gamme de calculatrices scientifiques SHARP. Le test Forensics donne d’ailleurs le même résultat que pour la SHARP EL-531, et beaucoup d’autres machines issues de cette sphère prolifique.

Avec une particularité quand même, la fonction CN (Change Notation) capable de traduire un affichage avec exposant, en affichage avec tous les chiffres possible. Cette fonction n’est pas répandue chez les SHARP. On la trouve sur une EL-5805, figurée par deux flèches opposées disposées horizontalement, et aussi la EL-531. Plus inattendu, le CANON F-300P, de signature Forensics quasi identique présente une touche CN lui aussi.

D’autres particularités apparaissent quand on observe de près le clavier. Si le témoin LCD “2ndF” existe, il est en revanche activé par une touche “F” inhabituelle chez SHARP. Idem pour la commutation en mode statistiques repérée par un “σSET” inédit.

D’où peut donc bien provenir cette machine ? Quel constructeur l’a produite ? Quand ? Mon prof de français est décidément machiavélique, pour ne pas dire plus, car rien, aucune inscription ne peut m’aider dans cette recherche.

En particulier, cette calculatrice ne montre pas de marque commerciale apparente. Elle s’appelle juste NTC-1003. NTC n’est pas une marque, c’est plutôt un simple préfixe dont le “C” signifierait sans doute “calculatrice” ou quelque chose comme ça. NTC est de toute façon un acronyme inconnu dans le monde des calculatrices. Pas d’inscription non plus au dos, rien de rien. Pas de numéro de série non plus, bien qu’un emplacement soit prévu sur la coque.

Alors, ouvrons la machine et regardons ce que les circuits peuvent nous apprendre. L’ouverture ne présente pas de difficultés. Deux vis à ôter, la coque à déclipser avec un objet style carte bancaire ou analogue. Et là encore, un désert informatif. La puce est carrée, noire, totalement muette. Le PCB (la carte mère) ne souhaite pas en dire plus, le seul indice visible est une minuscule et laconique inscription perdue au milieu des circuits, en quelques lettres et chiffres, dont je ne sais tirer quoi que ce soit.

J’ôte les 5 ou 6 vis qui relient le PCB à la face avant. J’ai maintenant accès à la nappe caoutchouc, en un seul morceau, chargée d’établir la liaison entre les doigts et les circuits. Je note un inhabituel relief, les touches ont en effet une course longue, avec un toucher un peu dur et imprécis. Avant de remonter l’ensemble, j’en profite pour passer un coup de chiffon sur la face interne de l’afficheur, quelque peu poussiéreux.

Faisons un point à ce stade sur la progression de cette méchante punition. A peine 30 lignes écrites, qui ne font guère avancer l’étude. Je pourrais changer la taille de la police de l’article, de façon à arriver plus vite aux 60 lignes. Mais si l’artifice était découvert en fin de compte, et qu’il conduise à 60 lignes supplémentaires, je m’en mordrais les doigts … Donc décrivons encore.

Allumons la calculatrice. Pas de problème, tout fonctionne malgré l’âge perceptible de la machine. Quel âge au fait ? Une nappe caoutchouc en un morceau, un afficheur gris, une mention “Auto power off” en façade permettent de placer le curseur sur une période de production allant de 1980 à 1985. Avant 80, les machines n’avaient pas encore l’arrêt automatique, après 85, c’était devenu si naturel qu’il n’y avait plus lieu de le rappeler en façade. La nappe caoutchouc fait office de touches “gomme”, pas si anciennes que ça non plus. Et l’afficheur gris colle avec la datation lui aussi. Et on peut ajouter l’interrupteur, logiciel et non plus mécanique, et la boucle est bouclée.

Dix chiffres s’offrent à l’utilisateur. C’est toujours appréciable. Ce qui l’est moins, c’est l’extrême finesse du point décimal, quasi invisible pour qui n’a pas un oeil de lynx. Quant aux témoins LCD ils sont, sans surprise, ceux de nombreuses SHARP.

Ce clone technique de SHARP et visuel de CASIO, comme il en existe tant, fut-il construit en Europe de l’Est ? En Allemagne ? En Argentine ? En Australie ?

Ce modèle a été déniché dans un dépôt de l’association Emmaüs du Nord de la France. C’est donc sans doute en France que fut achetée cette machine à l’origine. Et longuement utilisée, car les patins sont très usés. La calculatrice était par ailleurs couverte de poussière quand elle a quitté le dépôt.

Sachant qu’un clone est forcément vendu moins cher qu’une machine de marque, j’en déduis que la NTC 1003 était une calculatrice de faible prix. Ce point est corroboré par les légendes de touches dont certaines semblent littéralement avoir été gravées à main levée !

J’arrive au terme de cette sévère punition, mon éditeur de textes me montre 54 lignes, et je dois en produire 60. Je n’ai plus rien à dire … Je n’ai donc pas le choix, je dois rendre mon article tel quel, en espérant que le prof comprendra finalement qu’il est impossible de tirer plus d’eau en pressant du sable …

Mais miracle !  au moment où j’appuie sur “publier mon article”, celui-ci se voit proprement et automatiquement reformaté en un texte de … 68 lignes … Ouf

Merci au lecteur de m’avoir accompagné durant cette triste présentation. Bon OK, je n’ai pas de professeur, et ceci depuis plus de 30 ans maintenant, mais des punitions comme celle-là, et même pire que celle-là, leur souvenir m’accompagne encore parfois. Le caractère remarquablement sobre de la NTC-1003 les a fait ressurgir une fois encore, mais juste pour rire cette fois.

NTC2

 

 

MBO ALPHA 4000

MBO_4000

On jurerait l’avoir déjà vue quelque part.

La MBO A 4000 est le type même de calculatrice extra-plate de la fin des 70e. La 4000 est la petite soeur de la 5001, membre de la grande famille des machines à processeur NEC-1856G.

La 4000 est plus simple, plus ancienne aussi. Elle est d’ailleurs la parfaite jumelle technique de l’archaïque SEARS LC-87.

Les deux MBO, 4000 et 5001 présentent un aspect quasi identique. Il y bien longtemps, en 1980, j’avais vu dans un magasin de matériel de bureau de Soissons une calculatrice qui ressemblait beaucoup à cette 4000. Elle était vendue, très chère (399 Francs), sous la marque SANYO. Quand j’ai trouvé bien plus tard la MBO 5001, j’avais cru la reconnaître. Mais du coup avec cette 4000 que je découvre, je ne sais plus laquelle des deux est la SANYO de mes souvenirs. Et je ne le saurai jamais.

MBO_4000-2

 

TI-30 Galaxy

TI-30-GALAXY

Un emblème de la tendance Galaxy, cette gamme de calculatrices de format horizontal lancée par Texas-Instruments au début des années 80.

La TI-30 fut décidément un modèle de toutes les époques, énormément diffusé, décliné sous toutes formes et couleurs. La toute première fut une grosse calculatrice à chiffres rouges. Des milliers d’exemplaires plus tard, la TI-30 poursuivait sa carrière avec un afficheur moderne à cristaux liquides. Plus tard encore, la TI-30 prenait une disposition horizontale, en pleine mode des Pockets Computers. Hewlett-Packard faisait de même avec ses modèles “Voyager“.

La TI-30 Galaxy n’a pas été ma TI-30 préférée. Son allure me heurtait : une disposition horizontale dont je ne voyais pas l’utilité, un petit afficheur standard perdu dans les quinze centimètres disponibles, de grosses touches carrées pleines de points antidérapants … Cela me faisait l’effet d’un gros jouet en plastique …

Mon petit frère en son temps eut sa TI-30 Galaxy, qu’il a bien usée. Aujourd’hui, en 2016, je remarque que cette version reste très appréciée, recherchée en occasion, elle a bien marqué les esprits.

En cherchant sur le net, j’ai appris qu’il avait existé deux TI-30 Galaxy distinctes, l’une produite en 1984 au Japon (c’est la mienne), une autre en 1987 en Italie. Bien que d’aspect identique, elles n’ont pas les mêmes circuits, et pas le même nombre de piles.

Question fonctions, la TI-30 Galaxy est très banale, mais guère plus finalement que la TI-30 ECO RS, la déclinaison 2016 de l’immortel numéro 30.

Pour aller plus loin, le Datamath Museum

CANON F-300P

canonF300P

Canon a incontestablement produit beaucoup de calculatrices originales. Des Pocket Computer aussi, enfin juste un seul, le X-07, si génial qu’il a toujours son fan-club aujourd’hui.

Et entre les deux, Canon signe en 1983 le F-300P, une calculatrice scientifique programmable, d’une conception fort peu banale, qui se donne l’aspect d’un Pocket Computer.

Les performances et caractéristiques ne sont pas époustouflantes pour autant, bien que les fonctions statistiques soient assez étoffées. Idem pour l’aspect programmation qui peut décevoir, avec notamment 336 pas de programme, ce qui est un triste minimum syndical. Point de langage Basic, et une notion de boucle automatique qui semble inconnue. La décrémentation est bien prévue mais le bouclage doit être réalisé à la main autant de fois que nécessaire … Que c’est bizarre.

Continuons notre exploration. Je constate qu’à l’instar du Ti-95 Procalc, le F-300P a su exploiter sa disposition horizontale pour déployer un écran de belle taille. C’est rarissime. Et ici, c’est carrément du 20 caractères sur 4 lignes de haut. Précisions que la ligne supérieure est réservée à l’affichage des statuts et codes d’erreur, la ligne inférieure est dédiée aux entrées tandis que les deux du milieu montrent opérandes et résultats du calcul précédent. A noter des caractères affichés au format 6 X 5 points, une singularité de plus.

Les caractères alphabétiques sont disponibles, dont un “O” étonnant qui ressemble à une pomme, comme celui du SHARP PC-1211. La convention d’écriture du zéro intégrant une barre diagonale n’est pas encore appliquée sur ces deux modèles, qui rappellent du coup leur âge vénérable.

La frappe d’un calcul au clavier serait plutôt naturelle si la manipulation des mémoires n’était pas aussi littérale. On doit bien sûr se réjouir de pouvoir insérer des variables dans la ligne de calcul. Cependant la variable n’a pas de transcription symbolique et la ligne est donc un mélange d’écriture naturelle et de blocs comme RM04 (par exemple “6 x ( 8 + RM04 )”. Au sujet des mémoires, elles sont au nombre de 7 par défaut (00 à 06). Comme elles peuvent être étendues à 48, leur adresse comporte toujours deux positions. Gare au 0 de RM04, oublié, la réponse sera dans ce cas l’affichage d’un “?“, symbole d’erreur du F-300P.

La programmation se résume décidément à une simple mémorisation de formules. Les caractères alphabétiques sont acceptés pour l’insertion de messages, c’est bien mais reste décevant pour un appareil de cette allure.

Pour finir, une dernière étrangeté, un peu saugrenue celle-là : quand on regarde derrière le F-300P, tout est à l’envers ! légendes, n° de série, etc. ont la tête en bas …

On le voit le Canon F-300P est une machine difficile à classer. Des fonctions courantes, plutôt simples, un maniement très original, peu intuitif (manuel indispensable), l’aspect d’un Pocket Computer, pas seulement par la disposition ou l’écran, la taille est aussi imposante, la surface est à peu près celle du SHARP PC-1500. Et aussi la présence d’un port pour une sympathique imprimante, voilà qui serait inhabituel pour une simple calculatrice.

300F

TECXON LC-650

Tecxon

C’est un fait que dans ce blog, une place importante, quasi obsessionnelle, est accordée à une obscure sous-famille de calculatrices, typiques de la période charnière de la fin des années 70. Au sein de cette famille, un point commun : sous une forme plus ou moins camouflée, il s’agit de répliques techniquement exactes en tous points d’une calculatrice extraordinaire, pour moi en tous cas : ma toute première machine scientifique, une Mondimat de La Redoute, que j’ai si longtemps crue unique.

La Mondimat savait faire deux choses particulièrement inédites : montrer certains nombres à 11 chiffres sous un écran standard à 10 positions, et afficher la factorielle de 73. Pendant des années, aucune des calculatrices passées entre mes mains n’a présenté ce comportement singulier.

Puis j’ai découvert une ADLER LC-1002, et y ai reconnu avec stupéfaction une forme complètement revisitée mais techniquement identique de ma Mondimat. Puis une MBO, puis une NSC, puis une 4e, une 5e …

A ce jour, c’est près de quinze de ces “clones” pittoresques que j’ai réunis, et il en existe encore d’autres. Avec un constat qui va complètement à l’encontre de mon sentiment initial : la plupart des calculatrices scientifiques LCD extra-plates à 10 chiffres qui déferlèrent vers 1978 furent tout bonnement construites autour du même processeur : le Nec D1856G. Rares furent les constructeurs qui s’en passèrent, l’immense majorité des autres, y compris prestigieux, faisant appel à ce cœur électronique commun, décliné de façon immuable sous des dispositions de claviers et habillages les plus divers.

J’ai pu me procurer cette rare et jolie TECXON, qui me vient de Bulgarie. Une marque peu connue, peu étoffée (moins de 5 modèles référencés à ce jour), peu assumée avec son manuel de 6 pages minuscules mentionnant juste Slide Rule en couverture, signe d’une TECXON vraisemblablement bon marché.

Comme la Logitech LC90S, la TECXON s’orne en façade d’une illustration de la célèbre courbe en cloche. Le calcul des probabilités selon la distribution normale était le signe d’une machine puissante, le nec plus ultra des fonctionnalités scientifiques de l’époque.

Je rappelle une fois encore, pour le plaisir, en quoi réside l’identité technique de ces “nec-machines” : une panoplie de fonctions absolument identiques, toujours les mêmes couples de légendes de touches, toujours un interrupteur et un seul, des résultats de calcul rigoureusement identiques, même dans les décimales les plus poussées, des symboles LCD à l’aspect immuable, jamais d’extinction automatique, jamais de mémoire continue, toujours le zéro à gauche, toujours les 4 “shifts” de fonction secondes : le INV, le F, le HYP, le ∑out, le luxe d’un champ de calcul culminant à 9.9999999E106, et quatre décimales décidées à afficher au mieux toutes conversions Degrés-Minutes-Secondes en invoquant s’il le faut … un 11e chiffre !

Mais hormis ces contraintes, une liberté débridée peut s’épanouir et chaque constructeur peut se démarquer, à défaut d’avoir conçu son propre modèle : une grosse carrosserie à piles AA ici, un afficheur gris là, l’interrupteur à droite ou à gauche, une dispersion sans tabou des touches jamais au même endroit d’un clavier à l’autre, parfois un énorme manuel très fourni, d’autres fois trois feuillets indigents. Et ne parlons pas des couleurs …

Le partage d’une électronique commune s’est rencontré à maintes reprises dans l’histoire des calculatrices, mais l’ampleur de celui-ci me parait remarquable, en particulier par le nombre et la notoriété des marques concernées. Si j’ai pu dénombrer 5 ou 6 modèles qu’il me tarde encore de saisir, je pense qu’il est en a existé beaucoup d’autres, sans doute trop peu diffusés à l’époque pour franchir les énormes barrières du temps. Sanyo possède bien sa nec-machine, alors pourquoi pas Toshiba ou Brother ? A vérifier un jour …

Je note que les quatre grands constructeurs toujours actifs à ce jour que sont Casio, Hewlett-Packard, Texas-Instruments et Sharp ont puisé dans leurs propres ressources et sont restés à l’écart de cette aventure.

La TECXON LC-650 répond parfaitement à la définition d’une Nec-machine : Incarnation inédite et pleine de caractère d’une calculatrice toujours unique, ma vieille Mondimat de 1980.

Dernière minute ! : la LS-650 a une sœur jumelle : la LC-670 programmable !

 

 

 

CASIO FX-790P

CASIO_FX-790P

1985. Les tout premiers Pockets Computers sont désormais loin. La passion qu’ils avaient suscitée s’est muée petit à petit en raison.

Témoin, ce CASIO FX-790P que je découvris de mes yeux à la FNAC de l’Avenue de Ternes à Paris en 1985 ou 1986.

Je l’avais aperçu sur un prospectus CASIO et n’y avais pas prêté grande attention. Machine sombre, sérieuse, rationnelle, mature, dépassionnée.

A la FNAC, il se trouvait placé bien en valeur, et j’étais étonné de son succès. De jeunes cadres, bien sérieux eux-aussi, papillonaient autour, cherchaient à le prendre en main, le toucher, avec un sourire non contenu de convoitise.

Le FX-790P était high tech, ce qui se faisait de plus actuel en matière de pocket basic programmable. Son design fonctionnel faisait mouche. Replié en deux, il entrait dans n’importe quelle poche, pour en surgir au bon moment et estomaquer les amis.

 

 

SINCLAIR Enterprise Programmable

En 1982, le magazine L’Ordinateur de Poche publie un large panorama des calculatrices programmables du moment. Principalement de prestigieuses américaines, des japonaises prometteuses mais pas seulement.

La rédaction se félicite d’avoir pu inviter dans ce comparatif deux improbables modèles anglais, si difficiles à se procurer qu’ils n’y figureront qu’à titre symbolique. Ce sont les SINCLAIR programmables Cambridge et Enterprise.

Ces machines ne furent sans doute jamais vendues en France. Internet permet aujourd’hui de les voir enfin de près.

La SINCLAIR Enterprise Programmable n’est pas la plus répandue ni la plus ancienne. Elle fut produite à partir de 1978. Elle offre en effet des possibilités de programmation, qui ne sont pas anecdotiques.

Les bons points sont la capacité totale de 79 pas, et la possibilité d’une édition efficace. Au passif, l’unique test Go If Neg n’autorise pas une grande souplesse. D’autant que les codes combinés ne sont pas gérés (par exemple, Goto 25 consomme 3 pas, un pour le Goto, un pour le 2, un pour le 5), ce qui fait fondre les réserves de pas à grande vitesse.

Les branchements se font en direct et non par label, voilà qui est acrobatique pour les instructions demandant plusieurs pas. Heureusement, on peut compter sur l’éditeur pour caler les programmes au millimètre. Enfin les codes de touches sont étranges et ne livrent pas facilement leur logique. A noter que sur mon modèle, une sérigraphie supplémentaire, de qualité mais sans doute pas d’origine, vient épauler l’apprenti programmeur, qui trouve pour chaque touche le code correspondant.

Les SINCLAIR ont une grande réputation d’originalité, voire de génie. La conception de la mémoire programme semble ici en tous cas unique. Comme dit plus haut, la capacité de programme est de 79 pas. Il existe pourtant un pas 00. Pourquoi pas 80 pas alors ? Et bien parce qu’au pas 00, il ne se passe rien. Un programme commencera d’ailleurs au pas 01. Et si avant de le lancer on initialise par un Goto 00 manuel, l’appui sur RUN ne lancera rien du tout. Un second RUN sera nécessaire. En examinant les exemples du manuel, on comprend que le protocole adéquat pour terminer un programme est de le conclure par un Goto 00. Le pas 00 est donc un STOP, bien placé car le programme se trouve ainsi déjà en situation d’être lancé de nouveau.

Si la petite sœur Cambridge n’a pas très bonne réputation en matière de précision, l’Enterprise s’en tire mieux, révélant d’ailleurs une certaine parenté de processeur avec la NOVUS 4650, machine pourtant non programmable. La vitesse de calcul de l’Enterprise n’est pas élevée, mais pas catastrophique pour autant. Elle bat la TI-57 à la course, et se montre 2 fois plus rapide que sa contemporaine Commodore P50.

Au chapitre des caractéristiques, nous avons affaire à une scientifique plutôt complète, sans toutefois les statistiques, et 7 mémoires sont disponibles. L’alimentation est assurée par une pile de 9 Volt. Sur mon modèle, la pile ne suffit plus. Il est nécessaire de lui adjoindre une connexion par câble à la prise murale.

Pour remplacer la pile, point de trappe. On dégage un ergot au sommet de la machine, et celle-ci s’ouvre en deux ! Effet saisissant. Toute la façade se trouve ainsi déposée, tandis que les entrailles sont à nu, et donc aussi le logement de la pile.

Le design très personnel de la Sinclair Cambridge est célèbre. Celui de l’Enterprise est sans doute plus conventionnel. C’est incontestablement une très jolie machine, de dimensions plus importantes que sa petite sœur, vraiment minuscule.

Un détail ultime et pittoresque qui montre que nous sommes bien dans l’univers original de Sinclair : la touche au triangle noir en haut à gauche. Une pression donne accès aux fonctions secondes, une deuxième bascule en mode de programmation, une troisième (!) fait apparaitre un “F” donnant accès aux fonctions secondes programmées, tandis qu’une quatrième et dernière pression replace la machine dans son contexte initial.

 

SINCLENT1

SINCLENT2

SEARS LC-87

SEARS87-1

Connue aussi sous le nom de APF 5602, et sûrement d’autres, la SEARS LC87 est une des premières extra-plates LCD de la fin des années 70.

J’ai bien cru que jamais je ne pourrais voir cette petite machine fonctionner. Quand je l’ai prise en mains, elle ne s’allumait pas. J’ai alors pensé aux piles. J’ai ôté les deux vis au bas du panneau arrière puis ai vite constaté de gros dégâts au niveau du logement des 3 piles LR-44, celles-ci recouvertes d’une sinistre mousse verte du plus mauvais augure.

Deux autres choses me contrariaient : l’écran LCD traversé par une large auréole interne, comme si un liquide s’y était écoulé. Et la façade en alu, présentant de sérieuses déformations latérales dues à une probable tentative de la décoller de son châssis en plastique.

Sombre tableau. Dans un premier temps, j’ai ôté les piles puis nettoyé le logement à l’aide d’une brosse à dents. Le vert de gris a été détaché aussi délicatement que possible des contacts. Mais ceux-ci, fragilisés, se sont cassés en plusieurs endroits pendant l’opération, tout en conservant une certaine capacité de contact malgré tout. Je me suis aussi efforcé de désolidariser complètement la pellicule en alu de la façade, comme avait tenté de le faire le précédent propriétaire pour une raison que j’ignore. Ceci fait j’ai pu redresser les parties tordues avec un petit marteau, puis ai remis en place la façade, non sans avoir placé de petits points de colle ici et là. L’aspect était redevenu plus flatteur.

J’ai placé ensuite 3 piles LR-44 puis ai fébrilement basculé l’interrupteur sur ON. Sans succès. En exerçant une pression ferme sur la pile dont le contact était le plus abîmé, j’ai enfin obtenu l’affichage d’un magnifique zéro. Ouf ! Plus qu’à espérer que le couvercle revissé exerce la bonne pression. Ce fut bien le cas, la machine était revenue à la vie. J’ai pu constater que l’auréole du LCD restait sans effet sur l’affichage. Machine réparée !

La SEARS apparaît comme une extra-plate LCD archaïque, charnière entre deux époques. Si les fonctions qu’elle propose sont strictement celles qu’on retrouvera sur quantités de modèles jusqu’au début des années 80, en revanche plusieurs détails signent une ancienneté qui la ferait remonter selon moi à l’année 1977. Parmi ceux-ci et non le moindre, la fausse platitude du profil. L’épaisseur est encore d’un centimètre, et les champs latéraux, loin de se cacher, sont habillés d’une belle couleur sombre qui rappelle le chic de certaines grosses machines plus anciennes. On peut aussi s’étonner du peu de témoins LCD disponibles sur l’écran.

Des calculs poussés d’arrondis révèlent un processeur d’ancienne génération, avec une précision inférieure à celle des modèles analogues qui s’apprêtent à déferler.

Le manuel désigne ce modèle sous deux noms différents : LC-87 et 711.58321. Ce second nom très bizarre est rappelé au dos de la machine. En revanche pas d’inscription LC-87 visible, mais à première vue seulement. Pour une raison que j’ignore, l’usure peut-être, le logo SEARS LC-87 n’est visible qu’en vision rasante, sous l’écran.

Une caractéristique intéressante : un clavier de qualité, d’un excellent toucher. Et aussi le signe d’appartenance à toute cette génération de calculatrices : la capacité d’afficher des nombres aussi grands que l’afficheur le permet, la factorielle de 72 par exemple, affichée 61234. 99, soit en décalant le point décimal aussi loin que possible sur la droite.

 

SEARS-2

SEARS-3

 

SANTRON 565

SANTRON565

Très belle petite machine que la SANTRON 565  ! Les couleurs de touches, l’afficheur, l’habillage en aluminium, l’élégant carnet marron très classique, tout cela fait de la SANTRON une merveille de sa génération (fin des années 70).

Par malchance, mon modèle refuse de fonctionner, sans que j’en devine la raison.

L’examen du clavier et de l’afficheur (notamment les témoins LCD) montrent assez nettement une forte parenté avec l’IBICO 94.

SANTRON565-2

Texas-Intruments TI-45MSP

TI45MSP1

Une perle rare. La TI-45 MSP est une machine qu’on cherche longtemps.

Le concept est rare en lui-même : MSP signifie “micro scientific printer“. Des MSP, on en compte sur les doigts d’une main, ou un peu plus. Ainsi on connait, outre la TI-45,  la PANASONIC JE-611P, la SHARP EL-550, la CANON FP-10, machines que j’ai la chance de posséder, et d’autres que je cherche et espère bien trouver un jour : la CANON FP-11, la HP-19C … ces deux dernières étant programmables.

La TI-45 MSP, machine de 1984, est une scientifique plutôt complète. Son clavier est très bon, ce qui n’a pas toujours été le cas chez TI. L’imprimante réagit vite. A noter que le module d’impression s’insère parfaitement dans la machine, rouleau de papier compris, sans que le design soit en aucune façon pénalisé. Bien au contraire la TI-45 est une très fine et jolie machine.

Cette fois encore, je cherche les motivations qui ont pu conduire les grands constructeurs à concevoir leur propre modèle de MSP.  Pour quel usage ? et pourquoi un nombre si limité de modèles ?

  
TI-45MSP2
TI-45MSP3
TI45MSP0

CASIO FX-8000

CASIOFX8000
 
Un combi, à la fois calculatrice scientifique, chronomètre et gestionnaire d’alarmes.
 
La CASIO FX-8000 est typique de la production de la fin des années 70 : extra-plate, afficheur LCD jaune, et façade métallique.
 
Mon modèle est dans un état moyen. Le grand commutateur en particulier est devenu trop instable pour une utilisation confortable des différents chronomètres.
 
L’aspect calculatrice est très classique. Une particularité d’affichage cependant : sachant que la mantisse d’une valeur ne peut avoir qu’au plus 6 chiffres sur cette machine, mais que rien ne bloque une saisie de 7 ou 8 chiffres, au moment de l’appui sur la touche d’exposant la mantisse se verra formatée à 6 chiffres, tandis que le point décimal restera affiché à sa position préalable.
 
Par exemple, si je veux taper la valeur 78945612. E 26, l’écran affichera dans un premier temps 78945612. (la position du point est normalement à droite par défaut), puis à l’appui de EXP, il passera à 789456  0.0 soit en conservant la position initiale du point décimal, puis 789456  2.6 après l’entrée de l’exposant. Une pression sur EGAL affichera la valeur dûment mise en forme 7.89456  33.
 
Le point décimal au sein de la zone d’exposant ne se rencontre qu’à l’entrée de la valeur, jamais à l’affichage d’un résultat.
 
Grâce à ma CASIO FX-8000, je peux enfin mesurer la rapidité de mes machines programmables avec un chronomètre de grande valeur !
 

TRIUMPH LS822A

Cette splendide calculatrice extra-plate de la fin de années 70 ressemble en tous points à une TRIUMPH 822 qui serait carrossée telle une ADLER LS1002.

On retrouve les marqueurs temporels de l’époque : les chiffres “jaunes”, les commutateurs mécaniques, l’absence de mémoire permanente et d’extinction automatique.

Et aussi le symbole indéfectible de la marque : le bleu du PLUS, le rouge du MOINS, le jaune du C/CE.

 

SANYO CZ1205

SANYOCZ1205

Elégante extra-plate du début des années 80 produite par le géant du calcul SANYO. l’indication “Power guard System” rappelle que nous avons affaire ici à une des toutes premières calculatrices pourvues de l’extinction automatique au bout de quelques minutes.

ADLER L812

ADLER812

Cette petite ADLER est une transposition moderne (tout début des années 80) des anciennes 81CS.
 
On y trouve un afficheur LCD, à faible consommation. Donc exit les grosses piles AA et bienvenue à “l’extra-platitude”. Ce terme peut être étendu aux caractéristiques générales de cette bien tristounette calculatrice.
 
Elle ne fait rien de plus ni mieux (et en moins vite) que les ancêtres qu’elle remplace. Elle en reprend cependant l’ambiance : façade métallique, les obligatoires 3 touches bleu rouge jaune, des commutateurs sans lequel une ADLER n’en serait plus une.
 
La L812 est assez rare, peu de photos la concernant circulent. Et il n’est pas facile de la faire fonctionner, les piles plates étant d’un type particulier, encore plus plat que les habituelles piles bouton.
 

CANON FP-10

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J’ai longtemps cru cette calculatrice définitivement inaccessible. Je n’en connaissais que quelques rares photos. Et voilà qu’un jour, l’occasion se présente d’acquérir à mon tour cette singulière machine.

La CANON FP-10 n’est pas qu’une simple calculatrice scientifique. Elle est munie d’un dispositif d’impression. Elle est donc membre d’une famille très fermée de six machines tout au plus, conçues sur le principe de la calculatrice scientifique de poche à imprimante intégrée.

Les autres membres du clan prestigieux sont : PANASONIC JE-611P, SHARP EL-550, CANON FP-11, HP-19C, TI-45MSP. Je parle bien ici de calculatrices scientifiques et non financières ou commerciales. A noter que la Canon FP-11, et surtout la HP-19C sont de plus programmables.

Si la PANASONIC et la TI intègrent parfaitement le dispositif d’impression, préservant un design relativement fin et élégant, cela devient plus dur pour la SHARP et la CANON FP-11, plutôt épaisses, et plus encore pour les HP-19C et la FP-10 ici présente, cette dernière dissimulant mal son volume général. A sa décharge, elle est la seule à embarquer un rouleau standard de 58 mm, comme les machines de bureau. Du coup, le rouleau se fixe à l’extérieur de la coque, le seul dispositif d’impression se trouvant réellement embarqué.

Produite au début des années 80, l’alimentation de la FP-10 est assurée par un bloc accus. Les fonctions disponibles sont classiques pour une scientifique, excepté la touche LA (comme Last) qui renvoie le dernier résultat.

Calculatrice de dimensions importantes (10 cm de large, 4 d’épaisseur, 18.5 de haut et 415 g sans rouleau), la FP-10 est-elle encore une machine de poche, ou bien occupe-t-elle une position intermédiaire, aussi à l’aise en usage nomade que posée sur un bureau ? Elle est en tous cas indéniablement puissante, ultra portable et autonome, ses batteries lui ôtant le fil à la patte des machines de bureau classiques. Pour trancher définitivement, il faudrait connaître le type de tâche que lui destinait son constructeur. De façon générale, pour quel usage spécifique ont bien pu être conçues ces atypiques scientifiques à imprimante en nombre si restreint ? à coup sûr j’aimerais le savoir.

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SHARP PC-1403

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Le SHARP PC-1403 fut un best-seller des années durant.

Produit à partir de 1986, il montre la nouvelle piste que suivent alors les ordinateurs de poche. Initialement destinés avant tout à la programmation, ces appareils tentent maintenant de répondre au besoin d’utilisateurs demandeurs de solutions de calcul plus immédiates. Le PC-1403 est donc à la fois une bonne calculatrice scientifique et un micro-ordinateur puissant.

L’afficheur offre une capacité confortable de 24 caractères alphanumériques. Pour ceux qui jugeraient la mémoire de 6800 octets trop limitée, il a existé une version plus musclée, le 1403H, pourvu de 32000 octets.

Le SHARP PC-1403 est un très bel appareil, en particulier d’une grande finesse (9.5 mm). J’ignore combien de temps il fut produit. En tous cas, c’est le dernier ordinateur de poche, avec le CASIO FX-850P que je pus encore apercevoir dans le rayon des magasins, à une époque où beaucoup avaient déjà oublié ces fameux ordinateurs de poche, emblématiques des années 80.

Le modèle “H”, reconnaissable à son logo orange “32KB

PANASONIC JE-8433U

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Sans doute peu de choses à dire sur ce magnifique objet, si ce n’est sa taille, toute petite ! On est tout près du format carte de crédit.

La PANASONIC JE-8433U est la toute petite sœur de la déjà minuscule JE-1433U. Scientifique de base, avec les statistiques tout de même, et un afficheur jaune étroit de 8 chiffres.

La PANASONIC 8433 est une des rares calculatrices capables de dépasser l’exposant 99 en décalant le point décimal d’autant de positions que lui permet son afficheur. Il est donc possible d’afficher sur ce modèle la factorielle de 72 quand l’immense majorité des machines ne peuvent dépasser la valeur 69.

De quand date précisément cette calculatrice ? Il est probable que les deux sœurs soient contemporaines et aient été produites aux abords immédiats de 1983. Elles sont par ailleurs l’une et l’autre Made in Japan.

Ci-dessous, trois sœurs PANASONIC LCD du début des 80e. La photo rend bien compte de la taille microscopique de la JE-8433U !

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SHARP EL-506P

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Une des belles SHARP scientifiques de la première moitié des 80e.
Les 506H, 506P et 506A sont toutes trois des scientifiques non programmables. Que peuvent signifier exactement les lettres H, A, P en suffixe ? Pour le H, j’ai une idée, pour les autres, pas la moindre.
Quelles sont les différences principales entre les versions ? La 506H est spécialisée dans les calculs en base hexadécimale. La 506P calcule dans les bases courantes ainsi qu’avec les nombres complexes. La 506A constitue le summum de la gamme, offrant de plus un afficheur scientifique moderne à 10 chiffres + zone d’exposant dédiée.
La 506P ici présente, modèle intermédiaire, possède un afficheur scientifique plus classique, à 8 + 2 positions, ce qui est déjà très confortable.
Machine légère, très fine, puissante, cette SHARP était un objet magnifique dans les vitrines de 1985. Je crois me souvenir que le prix était à l’avenant (entre 250 et 300 Francs si ma mémoire est bonne).

CITOH ESR-81

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La C.ITOH ESR-81, petite soeur de la C.ITOH ESR-87 est une des innombrables machines non référencées de nos jours, sortant de l’oubli après plus de trente ans … On n’en trouve aucune trace sur le net …
La C.ITOH ESR-81 est absolument minuscule. Elle présente une particularité concernant la disposition des touches de trigonométrie, avec la fonction tangente en premier, la disposition classique étant SinusCosinusTangente. Peu de témoins LCD à l’écran, et un processeur selon toutes vraisemblances signé TOSHIBA.
Pour la datation de ce modèle original, 1980 semble la réponse la plus plausible, à un an près.

HEWLETT-PACKARD HP-15C

HP-15C

Il ne faut jamais dire “jamais” !

Des années durant, j’ai tourné le dos à ces drôles de calculatrices plus larges que hautes. J’ai vu cette 15C en vente pour la première fois dans un hypermarché du nord de la France en 1983 ou 1984. A cette époque, J’assistais à la naissance du phénomène “ordinateur de poche “, ces Pockets Computers programmables en basic, tout puissants, à afficheur généreux et clavier “QWERTY” comme sur les vrais ordinateurs.

Et voilà des constructeurs, ceux-là mêmes qui ont raté la première marche des Pockets Computers, qui proposent de simples calculatrices au même format horizontal, comme pour s’inscrire dans une mode, mais sans rien offrir d’autre, pas même le grand afficheur que cette disposition aurait permis.

Quand j’ai vu le prestigieux Hewlett-Packard se plier à cette gesticulation, j’ai ressenti comme un écoeurement. J’étais convaincu qu’un jour ou l’autre, les calculatrices retrouveraient leur format vertical “naturel”.

Il existait toute une gamme de voyager (c’est leur nom de code chez HP) : la scientifique de base 11C, la financière 12C, la grosse scientifique 15C … Toutes étaient programmables. Et chères.

Le concurrent TEXAS-INSTRUMENTS avait lui-aussi lancé sa famille de calculatrices horizontales. Il les appelait “Galaxy “. Et mon sentiment pour les Galaxy n’était pas meilleur.

Du temps a passé. A l’inverse de moi, beaucoup d’utilisateurs ont hautement apprécié ces HP Voyager dont la personnalité allait naturellement bien au-delà de leur aspect. Ces machines ont été beaucoup diffusées et il est encore facile d’en trouver en occasion. Les prix sont en revanche élevés.

J’ai fini par m’intéresser de plus près à ces drôles de machines. Et même par profiter d’une occasion intéressante pour franchir le pas. Me voilà donc propriétaire d’une magnifique HP-15C, modèle phare de la gamme, le plus puissant.

La 15C possède des fonctions de haut niveau, comme le traitement des matrices. Sa capacité de programmation de 448 pas est la plus confortable de la gamme. A l’époque pourtant, 448 pas, c’était déjà moyen. La vitesse de calcul n’a rien de foudroyant, et, signe de désuétude, la HP-15C n’a pas d’affichage alphanumérique, c’est dommage. Outre la panoplie très complète des fonctions, les avantages qu’on reconnait à la HP-15C sont la compacité, la légèreté, mais aussi la robustesse, plus une caractéristique de bien peu de signification de nos jours où les smartphones épuisent leurs batteries en quelques heures : l’autonomie se compte ici en dizaines d’années ! Certains utilisateurs affirment n’avoir jamais remplacé les piles de leur HP Voyager (3 piles “bouton” LR44) au cours de trente années d’utilisation.

J’aimerais bien ressentir plus d’enthousiasme envers cette machine, mais rien à faire, j’ai vraiment du mal à l’apprivoiser et à en tirer quelque chose. Décidément les voyager et moi, on n’est pas encore réconciliés …

Mais je la garde quand même !  😉

CANON F-54

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La CANON Card F-54 est une calculatrice scientifique du début des années 80 dotée de fonctionnalités tout-à-fait classiques.
Ce qui interpelle, ce sont les dimensions minuscules, en particulier l’épaisseur, inférieure à 4 mm (CANON revendiquait 3.5 mm dans son prospectus de présentation). L’impression en main est étonnante. Il s’agit quasiment d’un objet privé de sa troisième dimension.
On pourrait croire qu’une machine si fine sera fragile. Ce n’est pas le cas, la rigidité est impressionnante. La CANON F-54 respire l’acier, et le grand nombre de vis au dos parle en faveur d’une armature interne sophistiquée.
L’alimentation est assurée par une simple pile plate de 3V CR2032, logée dans un compartiment typique de CANON : le couvercle évoque l’univers de la montre, il donne accès à la pile par pression et rotation d’un quart de tour.
Quelle peut être la période exacte de production de cette calculatrice ? Les indices sont clairs : l’absence d’auto shut off et de mémoire permanente, les commutateurs physiques indiqueraient la fin des années 70. Mais l’afficheur LCD gris et non plus jaune va dans le sens du début des années 80. Le numéro de série, qui commence par 2, pointerait alors de manière très plausible l’année 1982 comme millésime de mon modèle.
Objet magnifique, d’un design abouti et d’une qualité de construction indéniable, la CANON F-54 est en revanche peu agréable à utiliser. Je trouve les touches trop serrées, et la zone inférieure du clavier est très sombre et donc peu lisible. Tant pis pour la perfection qui comme on le sait est impossible ici bas … La CANON F-54 est une des plus belles calculatrices jamais construites et c’est une excellente raison de se réjouir d’en avoir une chez soi …

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TESLA MR 610

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Machine emblématique de l’ancien Bloc de l’Est, la MR610 y a été beaucoup diffusée à partir de 1978, principalement sous la marque RFT. La ressemblance avec la TOSHIBA SLC8300 frappe. Mêmes touches, même forme, même aspect mais ambiance beaucoup moins métallique cependant.

Ayant acquis de fraîche date cette TESLA, j’ai pu vérifier la parenté des deux modèles. Le comportement en calcul est bien identique, l’afficheur aussi. Mais quelques différences tout de même : Hormis l’habillage tout plastique (y compris la façade) la 610 est plus étroite de 2 mm (70 contre 72 mm pour la Toshiba). Elle est aussi plus épaisse, et c’est là une vraie surprise …

Le profil de la TESLA MR 610 trahit le mode d’alimentation complètement différent : ici, c’est de la lourde pile “bâtonAA X 2 et non plus de la pile “bouton” minuscule … Pourquoi cela ? je l’ignore. Je comprends que les piles AA soient meilleur marché, et plus simples à trouver et remplacer. Mais vu la consommation logiquement très faible d’une telle machine, ce choix par ailleurs peu esthétique est-il judicieux … Il peut être aussi nécessaire de se replacer dans le contexte du Bloc de l’Est de l’époque, où les piles un peu exotiques se trouvaient sans doute moins facilement qu’aujourdhui.

Heureusement pour les yeux, il existe un autre modèle de MR 610, alimenté par piles “bouton“, et donc réellement extra-plat. Et une question sans réponse : Est-ce uniquement les TESLA qui connurent cet embonpoint, tandis que les RFT seraient demeurées plates ?

Autre différence importante entre la machine de l’Est et la japonaise TOSHIBA : les légendes de touches. Sur cette dernière, la fonction SINUS réciproque s’écrit Sinus-1, tandis que la TESLA fait abondamment usage du préfixe ARC. Idem pour la légende d’exposant, ici EEX (comme sur les HP), et là EXP (comme sur les SHARP). Et la mémoire pilotée par des MR/MC chez l’une, RM/CM chez l’autre … ou encore le log, baptisé lg comme sur les machines russes (par exemple ELEKTRONIKA MK-61 ou MK-71).

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NSC 108

 

Une peu courante National SemiConductor, extra-plate de 1980 à afficheur jaune, mue comme bien d’autres contemporaines par le processeur Nec D1856G.

A l’intérieur de la pochette, un aide-mémoire indique la combinaison de touches à effectuer pour accéder à une panoplie de conversions angulaires.

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TEXAS-INSTRUMENTS 52 SOLAR

TI-52

Bien qu’elle ne le revendique plus sur sa façade ni dans sa documentation, la TI-52 est bien une éminente représentante de la tendance Galaxy, ligne de calculatrices au format paysage apparue dès 1983.
A cette époque les constructeurs SHARP et CASIO viennent de surprendre le monde des calculatrices en présentant leurs premiers Ordinateurs de Poche, machines de format plus large que haut, qui allaient prospérer au cours de la décennie 80.
Tout en préparant leur réponse maison (les fameux et tardifs TI-74, TI-CC40, HP-75, HP-71B), Texas-Instruments et Hewlett-Packard commencèrent par renouveler leur gamme de calculatrices en leur insufflant le nouveau design tendance. Ce furent les Voyager pour HP, et les Galaxy de TI.
Je me souviens avoir assisté à l’apparition de ces drôles de calculatrices. Personnellement je détestais radicalement ces lignes empruntées aux vrais Pocket-Computers, lignes selon moi davantage “tape-à-l’oeil” que justifiées (l’afficheur n’exploite jamais la largeur disponible sous ce format, pas de clavier de type “ordinateur”). J’ai boudé ces machines en espérant un retour au format vertical, que j’estimais incontournable.
Pourtant les gammes Voyager et Galaxy ont connu un grand succès. Mon frère avait eu sa TI-30 Galaxy beige qu’il aimait beaucoup.
Le point commun des Galaxy non programmables : un afficheur tout à gauche, souvent rien à droite, des énormes touches rectangulaires munies de points en relief, une zone d’affichage inclinée, une minuscule trappe à piles dure à ôter.
La TI-52 SOLAR de 1986 est la quintessence de cette gamme. Elle bénéficie d’une présentation extrêmement soignée. Le large panneau solaire trouve naturellement sa place à la droite de l’afficheur.
Question technique, la 52 est une scientifique puissante. 10 chiffres (10 + 2 en notation scientifique), les bases de numérations, des statistiques poussées (mais à une seule variable) un mode de calcul sur les complexes, mais une seule mémoire …
Le panneau solaire est bien seul pour alimenter la machine, car point de pile de secours ici (et du coup plus de trappe à ôter) … Ses dimensions sont élevées. Mais le panneau remplit bien son rôle. L’alimentation est continue même sous une faible lumière.
Contrairement à la 52 non solaire, la SOLAR ne possède pas de mémoire continue. Elle ne s’éteint tout simplement jamais, tant qu’un rayon de soleil est présent. Mais en cas d’obscurité totale, adieu la valeur en mémoire.
Un sérieux inconvénient de conception selon moi : la touche AC est un RESET général. Ainsi, si les doigts viennent à s’emmêler et appuyer sur AC, la mémoire est vidée, les différents modes sont abandonnés, la machine est réinitialisée … un peu sévère …
Par ailleurs, la longueur des touches CE et EGAL inspire une petite crainte, vite dissipée : on ne sait pas trop si on doit appuyer en plein milieu ou bien si cela marche aussi aux extrémités : eh bien oui ! la conception est parfaite, les touches sont fiables …
J’ai enfin une Galaxy ! alors, peut-être aussi bientôt une Voyager

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COMMODORE LC43SR

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Une machine rare, qu’on cherche longtemps. Et puis un jour …

Commodore, le géant des calculatrices à chiffres lumineux rouges et verts s’est essayé lui aussi au format extra-plat et autres cristaux liquides. Cela donna en cette fin des seventies une gamme homogène, de la calculette 4 opérations à la belle scientifique, habillées d’un métal aux reflets magnifiques, aux touches ovales très typées et sans légendes apparentes.

La Commodore LC43SR, modèle scientifique et statistique possède 42 touches. Aucune n’offre de fonction secondaire, ce qui signifie que les fonctions statistiques telles que moyenne, écart-type, etc. sont accessibles par une touche dédiée, fait bien rare. A noter que par exception, les 3 touches SIN COS TAN, combinées avec ARC, exécutent comme de coutume les fonctions trigonométriques réciproques.

La LC43SR affiche les valeurs sur 8 chiffres, et 8 + 2 en notation scientifique. Dans ce cas, le témoin LCD d’exposant s’affiche. C’est, avec le symbole d’erreur, le seul témoin LCD disponible. Rien ne signale l’occupation de la mémoire, ni le mode angulaire actif, ni le mode statistiques. Cette frugalité est rare dans le monde prodigue des afficheurs à cristaux liquides. Une autre machine partage cette caractéristique : l’IBICO 094. L’IBICO a en commun avec la Commodore une piètre précision de calcul. Un exemple : le calcul de 2 élevé à la puissance 10 donne pour résultat 1024.001 quand la majorité des calculatrices donnent exactement 1024.

Mais les performances liées à la précision ont peu d’importance pour une machine aussi ancienne, seul compte le caractère. Et une machine qui se démarque des autres en a forcément.

La Commodore LC43SR a une grande soeur, la LC63SR, dont j’ignore à peu près tout. Si elle est aussi belle qu’on peut l’imaginer, j’espère bien en parler un jour.

A noter que dans un prospectus de vente de l’époque, la Commodore LC43S est présentée comme celle qui rend obsolètes les machines à cellules solaires, rien de moins ! On y lit que sa pile interne procure en effet une autonomie de 2500 heures. Ce qui confirme qu’à cette époque, les constructeurs assimilaient volontiers la frugalité de l’afficheur LCD à un dispositif d’alimentation à vie. Cela explique la difficulté d’accéder au compartiment des piles sur nombre de ces modèles, le remplacement n’était simplement pas jugé utile …

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SHARP EL-5805

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Les SHARP EL-5805 et EL-5806 se ressemblent beaucoup.

Mais ce sont des machines différentes, dotées de leur propre caractère.

Comme on peut le voir à l’examen des touches, la SHARP EL-5805 ne connaît pas la trigonométrie hyperbolique, et va un peu moins loin que sa soeur EL-5806 dans les fonctions statistiques.

Les microprocesseurs ne sont pas les mêmes. Pour preuve un affichage calé à gauche pour la 5805, et calé à droite pour la 5806. Et des témoins LCD ici et pas là.  Idem pour l’auto shut off. Et aussi une constante automatique n’opérant pas sur + et – pour la 5805

La 5805 possède une touche mystérieuse présentant le symbole d’une double flèche horizontale. Pas de mystère : il s’agit du CN ou “Change Notation” souvent rencontré par ailleurs, qui escamote pour un instant l’exposant le temps de visualiser les chiffres masqués de la mantisse lors d’un affichage en notation scientifique. La double flèche n’est pas implémentée sur la 5806 car sa notation scientifique est différente (ses 8 digits ne se décomposent pas en 5 + 2 comme pour la 5805, mais sont complétés par une zone d’exposant, ce qui lui autorise une mantisse pleine, de 8 digits).

Au jeu des différences (photo ci-dessous), l’œil aura vite remarqué la bande grise du bas plus large sur la 5805, en raison d’un clavier plus ramassé. Les parenthèses ont disparu sur ce modèle.

Les deux sœurs sont-elles exactement contemporaines ? La 5806 fut lancée en décembre 1977. Quant à la 5805 le numéro de série de mon modèle indique qu’il fut produit dès 1978.

Je constate que mes deux modèles ont exactement le même problème d’affichage : certains segments ne sont visibles que machine inclinée.

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OLYMPIA 55-20

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Sous la marque et l’habillage OLYMPIA voici l’un des multiples visages d’une calculatrice très répandue au début des années 80. Je ne compte plus les versions et marques sous lesquelles elle apparait, avec toujours une signature qui ne trompe pas : l’affichage de la factorielle de 73 (photo du bas).
Il semble que sur la fin des années 70, les grandes marques de calculatrices, qui s’étaient si bien illustrées dans la production de grosses machines à chiffres verts ou rouges, eurent peine à innover et réagir face à la technologie montante des cristaux liquides. La plupart firent appel pour les modèles scientifiques, notamment à dix chiffres, à une électronique commune, à base de processeur Nec D1856G, qu’elles habillèrent d’un design “maison”. Ces machines ont donc souvent des apparences très diverses, mais restent exactement identiques dans leurs fonctionnalités et comportement.
Cette OLYMPIA semblait réservée au marché français : en témoigne la mention “Affichage à cristaux liquides” fièrement apposée en façade. Dommage qu’on y lise aussi “Scientific calculator” qui aurait pourtant produit un bel effet traduit dans la langue de Pompidou.

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SANYO CZ-252

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C’est psychologique : plus un objet est gros, plus il paraît important. C’est sans doute pour cette raison que la minuscule SANYO CZ-252 a l’air si anodine. On la prendrait pour un simple gadget. Ses dimensions : 11.5 cm de haut et 6.5 de large, la classent parmi les calculatrices scientifiques les plus petites de l’histoire.

La SANYO CZ-252 n’est pourtant pas un gadget. la richesse de son clavier lui donne toutes les possibilités d’une grande (excepté la racine carrée, absente du clavier ! il faut se servir de la touche de racine nième pour cela).

Où situer la période de production de la CZ-252 ? Il n’est pas facile de répondre précisément à la question. L’aspect, les touches gomme, évoquent la seconde moitié des années 80. Cependant l’interrupteur manuel, l’absence de mémoire permanente, rappellent le début de la décennie 80. Voyons si l’on peut tirer des indications du numéro de série : il commence par un 7, ce qui pourrait vouloir dire 1977 ou 1987. Deux dates qui ne collent décidément pas bien aux caractéristiques de la CZ-252, trop moderne pour la première, trop archaïque pour la seconde. Je serais tenté de proposer 1983, période intermédiaire.

Une petit caractéristique inhabituelle : Un Auto Shut Off éteint la calculatrice au bout de quelques minutes d’inutilisation. La chose est courante. Mais ce qui ne l’est pas, c’est le clignotement de l’afficheur une minute avant la fatidique mise en sommeil …

Ci-dessous les tailles comparées de la SANYO CZ-252 et de la bien connue CASIO FX-180P.

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PHILIPS SBC-1745

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A première vue on jurerait qu’il s’agit d’une CASIO. Eh bien non, c’est une PHILIPS, construite autour d’une électronique qui évoque étrangement la CANON F-73.

Machine programmable, comme revendiqué en façade. Mais programmes (deux maximum) ne pouvant dépasser ensemble la limite de 45 petits pas. Aucune visualisation du programme entré, des contrôles de saut (GOTO) peu souples. Tout comme pour le clone CANON, il faut une bonne dose de motivation pour programmer la PHILIPS.

Les fonctions de calculs sont nombreuses : conversions d’unités, bases de numérations, statistiques à 2 variables … Il ne manque pas grand-chose. Et tout ça dans un boîtier épais de 8 mm maximum. Revers de la cure minceur, des piles bouton “taille basseLR43 peu courantes.

La PHILIPS en photo ici présente une bizarrerie : les trois touches SIN COS et TAN “plantent” systématiquement la machine. Après plantage, il est nécessaire d’ôter puis de remettre en place les piles. Le plus curieux est que les fonctions réciproques SIN-1 COS-1 TAN-1 fonctionnent très bien, elles utilisent pourtant les mêmes touches, juste précédées d’un appui de F. Idem pour le mode hexadécimal où les 3 touches sont opérantes et font bien apparaître A, B et C …

Enfin je ne parviens pas à tirer quoi que ce soit de la touche de pourcentage, totalement inopérante. A noter que sur la CANON, il s’agit d’une fonction pourcentage classique, tandis que la légende de la PHILIPS indique un Delta%, fonction différente, ce qui n’est pas très logique vu la parfaite similarité des deux modèles.

Ci-dessous côte-à-côte les sœurs Philips 1745 et Canon F-73P.

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NESTLER T70

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La NESTLER est une réplique de la très courante OLYMPIA LCD280.

L’aspect de la NESTLER est cependant plus flatteur : un alu brossé magnifique qui va comme un gant avec le jaune de son écran. Et aussi quelques touches subtiles, comme le tour d’écran arrondi aux 4 coins contrairement à l’Olympia.

La NESTLER T70 est une calculatrice semi-scientifique, et fut produite en 1980. Par rapport à la simple calculette, elle offre quelques fonctions de calcul supplémentaires, et aussi l’échange X-Y, et les parenthèses.

Mais le plus inhabituel est le sélecteur de décimales qui permet de n’afficher au choix que 0 à 4 décimales ou de choisir la position AM, précieuse dans le traitement de suites de nombres présentant tous deux décimales (calculs commerciaux ou comptables) : dans ce cas, on ne tape jamais la touche virgule, les 2 derniers chiffres entrés étant réputés être les décimales.

TOSHIBA SLC-8300

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Depuis longtemps j’espérais mettre la main un jour sur la TOSHIBA SLC-8300. Les quelques photos visibles sur le net montraient une machine typique de la fin des années 70, à afficheur jaune, habillée d’un alu brossé magnifique.
Il existe une variante de coloris sombre qui fut très répandue en Europe de l’Est. Elle y était vendue sous le nom RFT MR610 et j’ignore s’il s’agissait d’une simple copie ou bien d’une vraie TOSHIBA redessinée.
Il est vrai que des “clones” moins parfaits de la SLC-8300 sont nombreux : la PRINZTRONIC MSC802 par exemple, ou encore la CITOH ESR-87 … mêmes touches, même comportement.
La SLC-8300 est une machine de qualité. Le compartiment à piles (LR 44 X 2) est bien conçu (petit dispositif basculant permettant une insertion aisée et sécurisée des piles). Les touches aux splendides légendes me semblent évoquer l’univers BROTHER (d’ailleurs la BROTHER 738SR est elle-même un clone !).
La TOSHIBA SLC-8300 est une scientifique sans histoires. Elle offre toutes les fonctions courantes de l’époque dont les statistiques. Bien que de bonne construction, l’exemplaire en photo ici ne fonctionnait pas quand la facteur me l’a apporté. Les piles d’origine étaient encore à l’intérieur, et mon voltmètre a confirmé qu’elles étaient toujours chargées. Cependant un câble reliant le compartiment des piles à la carte électronique était détaché. J’ai dû le relier, non pas au moyen d’un fer à souder, mais à l’aide d’un petit morceau de sparadrap … La SLC-8300 marche de nouveau parfaitement désormais, excepté les situations d’erreur qui la bloquent bizarrement. Ainsi, si je tente l’opération interdite consistant à diviser 12 par 0, la calculatrice affiche un zéro figé, que seule une pression sur C parvient à débloquer. Le gros témoin ERROR qu’on devine sur la gauche de l’afficheur reste à jamais éteint …
Je pardonne de bon coeur ce caprice à cette magnifique ambassadrice d’un l’âge d’or lointain.

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CASIO FX-502P

On connaît bien la CASIO FX-602P, calculatrice moderne sortie lors de la grande période d’effervescence du début des années 80. Ce qu’on sait moins, c’est que la 602 succédait à un modèle plus discret, parfois oublié, et pourtant abouti, la FX-502P.

La CASIO FX-502P est née dans un paysage dominé par les grosses calculatrices Texas-instruments ou Hewlett-Packard, machines à petits chiffres rouges, épaisses et équipées de volumineuses batteries.

Avec la cette 502P, plus rien de tel : Extra-plate, afficheur LCD généreux à 10 + 2 positions et mémoire permanente, (256 pas). Par ailleurs des fonctions de programmation puissantes : l’adressage indirect, les sous-programmes, et des possibilités optionnelles de sauvegarde par interface magnétophone et aussi d’impression avec la petite imprimante FP-10. Et une rapidité deux fois plus élevée qu’une TI-58.

La FX-502 ne connut pas un succès retentissant. Le public découvrait CASIO sur un créneau encore inhabituel pour lui. On connaissait bien ses petites calculettes, parfois scientifiques, mais le constructeur japonais avait-il l’étoffe nécessaire pour se frotter aux géants américains, et bientôt à SHARP qui s’apprêtait à sortir ses premiers ordinateurs de poche révolutionnaires ?

Oui, CASIO était prêt. Dans sa confrontation avec SHARP, il rendra coup pour coup, en présentant des modèles maintenant entrés dans la légende, comme le FX-702P, tout premier CASIO à langage Basic à entrer en scène.

En revanche les premiers ordinateurs de poche Basic vont donner un coup fatal à la FX-502P. Cette calculatrice, encore non alphanumérique, est vue comme un dernier témoin du passé en dépit de sa rupture avec les vénérables américaines. Le public est désormais passé à autre chose. CASIO sortira pourtant à cette époque sa 602P, remplaçante d’aspect voisin, mais alphanumérique cette fois.

Aujourd’hui, longtemps après la mode du Basic, le couple 502 et 602 continue de fasciner les amateurs qui n’ont pas oublié ces deux belles machines de l’âge d’or. Avec le recul, il est possible de voir une 502 annonciatrice de ce que le public allait bientôt demander : la puissance, mais aussi la légèreté, l’autonomie, le confort.

J’ai vu de mes yeux cette calculatrice il y a bien longtemps dans une librairie de la rue de Saint-Quentin à Soissons, en 1980. Je ne l’ai plus jamais vue nulle part par la suite. Il me semble qu’elle coûtait 600 Francs, peut-être 400, bien trop pour moi en tous cas. J’étais ébahi par la générosité de cet afficheur moderne capable de dévoiler l’intégralité des dix chiffres en notation scientifique, quand les T.I. devaient en escamoter deux pour accueillir l’exposant de dix. Et c’était la première fois que je voyais une programmable LCD. Je découvrais une réelle nouveauté porteuse de promesses.

Entre cette image fugitive au travers d’une vitrine et la rencontre avec le modèle photographié ici, 30 ans se sont écoulés. Magie d’internet …

Il n’est pas toujours facile de programmer une calculatrice non alphanumérique. Les instructions n’apparaissent pas en clair mais sous forme de codes chiffrés. Si ceux d’une TI-57 sont limpides à la relecture (formés par le couple n° de colonne/n° de rangée de touche), ceux de la 502P restent sévèrement hermétiques.

La photo ci-dessous montre le clavier recouvert de sa pellicule transparente amovible (overlay) visualisant les fameux codes. Des codes bizarres qui en rappellent d’autres : ceux de la fabuleuse FX-201P de 1976. Voilà qui pose la question d’une filiation entre ces deux modèles. Le langage de programmation de la 201P est toutefois très différent.

Pour l’anecdote, la CASIO FX-502P se veut aussi une calculatrice musicale. Le manuel explique comment faire : des programmes particuliers, transférés sur cassette et lus par un magnétophone restituent des mélodies au son très électronique. La 502P a d’ailleurs été utilisée lors de l’enregistrement d’un titre célèbre du groupe de rock Kraftwerk. La musique étant un sujet sérieux pour la 502P, un second overlay est livré, pour correspondance entre touches et notes !

MONDIMAT LC-304

MONDIMAT_LC304

La petite soeur de la MONDIMAT LC5801. Huit chiffres seulement ici contre 10 pour la grande soeur. Mais déjà une certaine modernité : affichage gris, interrupteur électronique et non plus par commutateur, et extinction automatique. Mais pas encore de mémoire constante, nous sommes ici à l’aube des années 80 …
Et comme la grande soeur, la LC304 peut afficher un nombre supérieur à 9.9999999E99, par le principe du décalage du point décimal vers la droite d’autant de positions que l’affichage le permet …
Avec un afficheur à 10 chiffres, la LC5801 pouvait ainsi afficher la factorielle de 73. La Mondimat à 8 chiffres se contente de celle de 72, ce qui reste exceptionnel …
Cette dernière caractéristique est partagée par la TRIUMPH LS822, machine pourtant dotée d’une électronique différente.
La MONDIMAT LC-304 est une extra-plate typique du début des 80s, comme en témoigne sa présence au catalogue La Redoute de cette époque.
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