CASIO GRAPH 100

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Cette calculatrice de haut de gamme CASIO me paraît importante, entre autres raisons, pour sa réussite esthétique. Et ceci n’engage que moi bien évidemment.

Il me semble qu’avec cette machine est atteint un aboutissement du concept de calculatrice graphique, apparu en 1986, avec la Casio FX-7000G.

Souvenons-nous que la FX-7000G tournait la page de l’ère “basic” en proposant des calculatrices à possibilités graphiques : afficher le tracé et l’analyse des courbes. L’aspect de la FX-7000G était étrange : un retour brutal à la verticalité, avec une hauteur impressionnante, quasi dérangeante, un écran très carré, et beaucoup de touches multicolores. Une gamme s’était rapidement constituée, avec la FX-8500G pour évolution ultime.

Puis arriva la FX-7700G qui présentait la première mutation esthétique importante, démontrant qu’une machine graphique pouvait être belle : cette fois le design incorporait naturellement l’écran (toujours bien carré) dans le prolongement du clavier.

Avec la GRAPH 100, le concept initial de la FX-7000 est abouti : ainsi la coque, d’un seul bloc, intégre de façon harmonieuse l’écran graphique qui semble enfin devenu rectangulaire, donc plus agréable à l’oeil que le carré d’origine. On constate que la Graph100 possède un dessin pur et travaillé, avec des galbes discrets, quasi sensuels. Quel que soit l’angle sous lequel on regarde, l’œil est flatté. A titre de comparaison, la toute proche GRAPH 80 a un aspect autrement plus fruste et lourd.

Enfin, l’afficheur monochrome est de grande qualité : superbement fin, magnifiquement contrasté, et sans le moindre reflet.

 
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TI-89 TITANIUM

TITANIUM

Haut de gamme absolu chez Texas-Instruments, la Titanium est l’ultime évolution de la TI-89, détentrice du titre des années durant.

Que dire de ses caractéristiques techniques ? Une puissance énorme, de très nombreuses fonctions. Un système de calcul formel. Et des capacités de programmation de premier plan. On peut tout programmer avec la 89, du plus simple au plus complexe, y compris en langage assembleur. Le langage TI-Basic est naturel et aisé à mettre en oeuvre. La mémoire disponible est vaste.

Un des point fort de la 89 est son écran, nettement plus défini que sur les modèles concurrents, HP-50G, SHARP EL-9900G, CASIO (hors modèles PRIZM bien sûr).

Si la TI-89 n’était pas renversante dans sa présentation, la TITANIUM ose des formes rondes et indéfinissables. D’aucuns la trouvent laide, d’autres sont moins soucieux de l’esthétique, pour ma part je la trouve magnifique.

La Titanium n’est pas la plus rapide des TI. La 83+SE de l’an 2000 l’était presque 4 fois plus. Par contre sa précision est excellente.

La Titanium est une machine impressionnante en mains : grandes dimensions, écran splendide car supérieurement contrasté et défini. Un clavier aux touches travaillées, ergonomiques, un toucher excellent. Une interface de navigation agréable, ergonomique elle aussi.

Un seul défaut selon moi, l’écran légèrement trop petit, où les petits caractères requièrent de bons yeux. Et pas de son, contrairement aux HP, “musicales” depuis des générations …

 

TI-89TI

SHARP EL-9900

SHARP9900

Une belle machine introuvable en France.

Sharp, flamboyant constructeur des années 70 et 80 semble s’être endormi et ne produit plus que des modèles relativement peu ambitieux. Ainsi cette 9900 lancée en 2004 qui est un ton au dessous de la concurrence, tant sur le plan des fonctionnalités que de la programmation.

La 9900 réserve quand même deux belles surprises : La première est visible dès pression sur la touche ON : un afficheur généreux, contrasté, doux, sans reflet.

Deuxième surprise : une belle vitesse d’exécution. Les courbes sont tracées à la vitesse de l’éclair.

La 9900 est une machine moderne, simple et rassurante à utiliser. Le langage de programmation intègre maintenant des contrôles de boucles sophistiqués, mais reste encore limité. Notamment, aucune fonction de traitement de chaînes de caractères, ce qui est dommage.

N’oublions pas de mentionner le clavier réversible. Certains trouveront ce dispositif intéressant, d’autres y verront davantage un artifice de marketing. Rappelons qu’une face est allégée, l’autre enrichie. L’une est parfaite pour les débutants ou occasionnels, l’autre conviendra aux utilisateurs exigeants. Le dispositif ne se limite pas aux indications sur les deux faces du clavier mais agit bien directement sur le catalogue interne des fonctions, et selon le cas commutera la EL-9900 en machine simple ou au contraire donnera accès aux fonctionnalités plus affûtées.

Personnellement j’avoue ne pas être convaincu par l’utilité du dispositif, ces claviers restant en définitive assez similaires (aucun n’est vraiment allégé). Reste que la conception est très bonne et que le clavier, une fois la face choisie, se fixe facilement. Mécaniquement, par ailleurs, il semble sans défaut.

Deux reproches pour la 9900 : elle est exigeante sur le niveau de fraîcheur des piles. Pas moyen de l’allumer avec des piles même légèrement usagées. Et exit le clavier tactile de la 9600, fin de l’expérience.

Une excellente et très jolie machine, malheureusement non disponible en France.

Depuis 2004, deux évolutions ont vu le jour. Une minime, la EL-9900G SII vers 2012, et la EL-9950G en 2015. Cette dernière est une 9900G SII dépourvue de clavier réversible et revêtue d’un habillage blanc nacré.

HEWLETT-PACKARD HP-20B

HP20B

Une  financière plutôt originale.
 
Sur le plan du calcul d’abord, cette machine est ULTRA rapide.
 
La partie supérieure de l’écran sert au défilement des différentes fonctions, dont beaucoup relèvent du calcul scientifique.
 
Fait unique, pour certaines fonctions, il est nécessaire de passer par d’autres fonctions intermédiaires …
 
Sur le plan du design, la machine est très jolie. Le plastique est à la fois classe et rigide même si les traces de doigts sont un problème.
 
Enfin, la sortie de cette machine a été accompagnée de la mise en service d’un kit de programmation. Sous réserve de la connection d’un périphérique adéquat et du téléchargement du kit, la HP-20B est entièrement transformable … avis aux amateurs.
 
A noter que la HP-20B est la petite soeur de la HP-30B, toute aussi évolutive.
 
Pour l’anectode, un collègue me demandait récemment si je pouvais lui prêter une calculatrice financière, sa flle devant passer un examen. Je lui proposai une SHARP El-738C, une HP-14B, une HP-17B et la 20B. Mon collègue me ramena les 3 premières, la demoiselle ayant préféré la HP-20B.
 
Messieurs qui lisez cet article et qui hésitez sur le modèle de calculatrice à offir à une dame, vous savez maintenant quel modèle choisir  😉
 

HEWLETT-PACKARD HP-49G

 

 

HP49

Il semble que pour certaines calculatrices on ne puisse décider si elles sont géniales, ou au contraire, à fuir en courant. La HP-49G en est un bel exemple à mon avis.

La genèse de cette Hewlett-Packard : Fin des années 90, HP paraît s’être détourné du marché des calculatrices, au grand désespoir des amateurs émerveillés trois décennies durant par ce constructeur hors-normes. Depuis quelques années déjà, l’offre s’était étiolée. La prodigieuse HP-48SX de 1989 s’était vue déclinée en S, puis G et GX … Encore un dernier sursaut avec la très moyenne HP-38G de 1995, puis plus rien pendant une éternité.

Et voilà qu’un jour, alors qu’on n’y croyait plus, la rumeur se fait insistante. Je finis par découvrir la 49 à travers un reportage complet du magazine PC-Palmtops, supplément de PC-Team. J’y vois un objet magnifique, évoquant de façon presque subliminale l’univers de l’iMac, appareil alors très tendance. On nous parle d’une machine toute puissante, à l’affichage bien contrasté, de grande rapidité, dotée d’une énorme mémoire flash, d’un choix de polices, d’un mode pas à pas, de manipulations secrètes activant des fonctions inédites, et même d’un éditeur de polices … Enfin, HP s’est réveillé.

Je la rencontre assez vite dans les rayons des marchands, mais je ne suis pas encore décidé pour l’achat. Le prix est pourtant doux (1500 Francs pour un haut de gamme si puissant, c’est inespéré). Je me déciderai finalement en avril 2002. A cette date, elle est devenue introuvable, même à Paris, et je n’ai pas encore Internet.

Mais il me la faut absolument et je la dégote dans un magasin DARTY du Pas-de-Calais. C’est le modèle expo, plus le choix … mais on m’affirme qu’il n’a pas été manipulé, ni touché … Je signe un chèque de 1246 Francs et rentre chez moi le cœur allègre.

Par la suite, tout ne sera que déceptions. Au déballage d’abord, je décèle quantité de rayures sur l’écran de mon modèle expo. Cela trahit un afficheur vulnérable. Autre déconvenue immédiate : le contraste est moyen, très en deçà des HP-38G ou CASIO Graph 100. Et pourquoi une police 7 X 5 si commune, au lieu des belles 9 X 5 des 48.

J’ai le choix d’autres polices mais elles sont plus petites encore. Et quelle lenteur. Les écrans se succèdent avec la pénible inertie des 48, que j’avais compris éradiquée. Par la suite je chronomètrerai la 49 et une 48 sur différents programmes et la 49 sera souvent devancée. Déceptions … J’ajoute l’écran “rétroviseur” (on se voit dedans), la touche    en fonction seconde, qui pénalise l’utilisateur RPN, le clavier dur, la disparition du port IR, le manuel très insuffisant … inadmissible.

Pourtant … quelque chose me pousse à lui pardonner tout ça. Son esthétique sublime peut-être, son statut éphémère de “nouvelle bombe HP“. J’ai tenté à maintes reprises de la réhabiliter … à chaque fois elle a regagné énergiquement son tiroir. J’ai aussi craqué plusieurs fois en croisant sur le net des modèles présentés neufs“. Ces machines avaient toujours l’écran rayé, le contraste faible et parfois une large auréole irisée dans la zone supérieure de l’écran.

Ce qui me touche malgré tout dans cette calculatrice, c’est l’aspect “erreur de jeunesse” du constructeur. C’est paradoxal vu la considérable expérience de HP, mais après une si longue absence, c’est un peu comme si tout repartait de zéro. Cela explique-t-il les multiples erreurs de conception ? Elles seront en tous cas toutes corrigées dans le modèle HP-49G PLUS de 2003 : écran magnifique, excellent clavier (sur les modèles récents, les premiers ayant parfois mauvaise réputation), retour du port IR, vraie vélocité … mais au prix d’une fadeur certaine.

Dans 20 ans, quand nos enfants s’intéresseront aux anciennes calculatrices (si, si, soyons optimistes), je parie que la HP-49 (HP de l’an 2000 après tout) sera très prisée. Et je veux croire que toutes ces machines fonctionneront encore !

HP 39GII

HP-39GII

La très intéressante HP-39GII sortie en 2012 préfigurait la HP Prime, sortie l’année suivante et qui l’a depuis fortement éclipsée.

Le nom de 39GII indique une filiation avec la HP-38G de 1995, machine alors lente au langage de programmation compliqué et très peu documenté. La 38G, première machine de HP à logique exclusivement algébrique, avait été suivie des 39G et 40G, et plus récemment des 39 GS et 40GS.

Quelle évolution nous apporte la 39GII ? Un écran hautement défini (256X127 points) en premier lieu. Quoique sombre sous faible éclairage, sa finesse permet l’affichage de détails inaccessibles aux TI-89, HP-50G ou CASIO Classpad. Mais il est vrai que d’autres écrans HD ont vu le jour récemment, chez les Ti N’SPIRE et CASIO Prizm, parfois en couleur ce qui n’est toutefois pas le cas ici.

La révolution, c’est aussi une vitesse de calcul inédite tous type d’activité confondus. La HP-39GII pulvérise les chronos, notamment ceux de la Ti N’SPIRE longtemps référence sur ce point. Seule la Prime fera mieux encore.

Mais ce n’est pas tout. La 39GII possède un nouveau langage de programmation. Plus que le langage lui-même, hérité des 38G, c’est la décision de le pérenniser en l’enrichissant qui constitue l’innovation. La nouvelle Prime sera d’ailleurs programmable exclusivement sous ce nouveau langage. La page du RPL, langage des HP 48, 49 et 50 se voit quant à elle refermée.

La HP-39GII est une graphique très puissante. Pas autant que la Prime ou la HP-50G car elle se situe en entrée de gamme graphique. En particulier elle ne dispose pas de fonctions de calcul formel. Le catalogue de fonctions mathématiques est cependant très riche.

L’alimentation de la machine constitue un point particulier. Alors que d’autres ont choisi la batterie rechargeable pour nourrir leurs machines les plus modernes, ici seules 4 piles AAA suffisent. Et encore, avec seulement 3 piles la machine accepte de fonctionner. Et même avec 2 ou 1 ! La machine est capable de moduler ses efforts (et donc sa vitesse) en fonction de l’énergie disponible.

La ligne de la machine est désormais connue. On l’a rencontrée dans la financière HP-20B, et aussi dans la Smartcalc 300S. Les courbes, la couleur blanche font de la 39GII une belle machine, peut-être un peu épaisse (30 mm).

Le clavier a un toucher un peu déroutant qui produit des petit clics assez peu mélodieux. Sa fiabilité ne semble pas en cause.

Aujourd’hui, le haut de gamme HP Prime est en vente et a déjà fait oublier au plus grand nombre les caractéristiques originales de la HP-39GII, mais pas à moi ! 😉

CANON MARK I PRO

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A quel public se destine cette calculatrice scientifique non programmable ? Sortie courant 2012 on la trouve plutôt en Suisse, et encore, pas à tous coins de rue, la diffusion se révélant discrète.

L’aspect de la Mark I déroute. Le design est singulier : allongé, extra-plat, immaculé, touches affleurantes tantôt carrées ou rectangulaires, étroitement accolées, tel un quadrillage façon jeu de taquin.

En main, la machine respire la qualité. Elle semble solide, bien construite et lourde, bien qu’elle n’affiche que 110 grammes en ordre de marche (avec son unique pile CR2032). L’afficheur à 3 lignes nous est familier, on le voit sur d’autres modèles : Citizen, HP et d’autres. Ici le contraste est saisissant, l’écran est vraiment très lisible.

Les fonctionnalités de calcul ne montrent rien de révolutionnaire pour une machine d’aujourd’hui. Le processeur de calcul semble quant à lui inédit. sa précision interne est de 18 chiffres ! Le test Forensics est logiquement excellent avec une valeur de :

9,0000000000003138888 soit vraiment très près du 9 théorique.

Côté vitesse, les performances sont plus conventionnelles, avec l’avantage de voir apparaître l’impressionnant message PROCESSING lors du – long – calcul d’intégrales.

Point intéressant, les propositions de calcul incluent les variables mémoires. C’est loin d’être toujours le cas dans cette gamme de machines. Avec la possibilité offerte de juxtaposer plusieurs propositions (signe “:” accepté), cela revient à créer dans la ligne de saisie des suites d’entrées pouvant agir comme le ferait un programme simple.

Calculatrice au design étudié, bien construite, redoutablement précise, la CANON Mark 1 PRO est une machine chère, son prix avoisinant les 40 € soit plus que nombre de calculatrices concurrentes modernes, de puissance équivalente.

Pas de couvercle en plastique dur, mais une housse fine en tissu, de bonne facture. Et pour répondre à la question initiale, le public féminin est peut-être celui que tente de séduire ici cette CANON Mark I PRO, simple supposition cependant.

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HEWLETT-PACKARD HP-30B

HP30B

Grande soeur de la belle HP-20B, la HP-30B est une calculatrice financière programmable moderne.

Design élégant, nombreuses possibilités financières et scientifiques, la HP-30B partage au moins deux caractéristiques avec sa petite sœur : le choix entre une logique RPN ou algébrique, avec ou sans priorités. Ainsi qu’une incroyable rapidité.

Si un tel moteur de course est moins utile pour la 20B non programmable, il en va différemment pour la HP-30B.

Ainsi, soumise à un test de rapidité, la HP-30B pulvérise tous les résultats obtenus par les autres machines qui me sont passées sous la main (*). Cependant, quel dommage que les capacités de programmation soient si faibles : seulement 300 pas mémorisables. Une misère à une époque où tout se compte en giga-octet. Mais bon, la 30B n’a pas été voulue telle un ordinateur.

Un vrai regret, les fonctions de programmation ne sont pas reprises en légendes de touches. Pour les visualiser, il faut apposer un overlay en cellophane que je trouve peu pratique. Il n’y a pourtant pas tant d’ordres de programmation.

Les HP-30B et HP-20B sont pourvue d’un port de branchement par lequel il est possible d’importer un firmware de substitution. Ainsi la WP-34S, création d’une équipe d’informaticiens passionnés et inspirés, sublime la sage financière HP-30B en une calculatrice scientifique programmable de rêve, d’une puissance inégalée.

(*) ajout de 2017 : Depuis, les HP-39GII et Prime sont arrivées et font mieux sur ce plan.

CASIO PRIZM FX-CG10

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La Prizm de Casio est la première calculatrice à écran couleur haute définition.

Casio avait déjà conçu voilà quelques années des écrans 3 couleurs pour certaines de ses machines. Initiative non suivie par la concurrence, et abandonnée par Casio après quelques années.

L’œil de 2010 est largement habitué aux écrans fins et colorés, ceux des GPS, des smartphones … Il était temps de tenter aussi la HD couleur pour les calculatrices.

Jusqu’à présent la contrainte de portabilité, donc l’autonomie, n’encourageait pas un tel dispositif, réputé dévoreur d’énergie, d’autant qu’il pouvait sembler peu crucial, s’agissant d’afficher des nombres ou des courbes simples.

A l’usage en effet, l’utilité de la couleur ne semble pas providentielle, même si l’agrément d’utilisation est bien présent.

En revanche la haute définition de l’écran apporte un confort et une modernité incomparables. Dorénavant, les menus ne sont plus grossièrement pixelisés, de nouveaux témoins font même leur apparition.

Le tracé d’une courbe est extraordinairement fin et précis. Quelques minutes passées en compagnie d’une PRIZM suffisent à démoder méchamment une simple Casio Graph 35+ à écran traditionnel.

Et une bonne nouvelle, la consommation, et donc l’autonomie de la PRIZM se révèlent bien maîtrisées. Et ce malgré le rétroéclairage quasi permanent.

Les performances de vitesse et précision de calcul sont identiques aux toutes dernières CASIO (excepté l’affichage de points qui se montre lent). Les fonctionnalités sont traditionnelles, la PRIZM n’est donc pas une calculatrice aussi puissante que les Ti-89 ou HP-50G. En contrepartie l’utilisateur ne sera pas déconcerté par le maniement de cette machine, au design par ailleurs novateur.

En conclusion : La Prizm me parait être une réussite : un afficheur couleur HD sublime, un design travaillé et inédit, une machine simple et rassurante à utiliser.

Une page vient de se tourner et cette fois la concurrence emboîte le pas. Texas-Instruments a en effet sorti récemment une réplique, la Ti N’spire CX, avec écran HD couleur. Le progrès est moins brutal car la N’Spire bénéficiait déjà d’un écran très défini, mais noir & blanc toutefois.

Espérons que d’autres modèles vont maintenant surgir …

Ajout du 13.09.2017. Quelques années après la rédaction de cet article, la remplaçante 90+ de la Prizm vient d’entrer dans les rayons. Texas-instruments a produit entre-temps la Ti-84C, remplacée elle aussi depuis par la Ti-83 Premium CE, tandis que HP sortait la Prime. La piste de la couleur n’a pas été abandonnée, en 2017 elle est dans les rayons ! 

Comme on le voit ci-dessous, l’expression “écriture naturelle” est bien à prendre ici au pied de la lettre.

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PRIZM-1
PRIZM4
PRIZM-3

 

HEWLETT-PACKARD HP-49G+

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Fabuleuse remplaçante de la HP-49G.

Petit retour en arrière : début des années 90, HP lance la HP-48. Enorme succès. En 1995 apparaît la compliquée et limitée HP-38G. Puis plus rien pendant une éternité. Puis à l’aube des années 2000, Hewlett-Packard se réveille et lance sa bombe HP-49G. Cette dernière sera en effet magnifique, mais plombée par quantité de défauts de conception : afficheur peu contrasté, criblé de reflets, machine lente, disparition du port infrarouge, mode RPN secondaire, clavier dur, touches molles … La 49G aura été pour beaucoup une vraie déception.

Une poignée d’années plus tard, HP n’a pas dit son dernier mot. La 49G PLUS est lancée et, sous un aspect sans doute plus conventionnel que son aînée, elle en corrige tous les défauts : la 49G+ est animée par un processeur ARM de toute nouvelle génération, émulant avec brio le Saturn d’origine . Elle est donc cette fois vraiment rapide. L’écran est un modèle de contraste, de douceur, et ne présente plus de reflets. Le port IR est de retour, le mode RPN est ramené en avant, et le clavier est enfin bon (sur les modèles tardifs, car les premiers claviers de 49G+ ont mauvaise réputation).

Cette calculatrice est donc une merveille : scientifique surpuissante, possibilités de programmation infinies, connectique, vélocité, agrément d’utilisation … Et j’oubliais le compartiment des piles, enfin rationnel, comme savent d’ailleurs le faire les concurrents depuis longtemps.

A noter que la 49G+ est déjà une ancienne. Avant l’avènement récent de la HP Prime, la calculatrice phare de la marque fut lontemps la HP-50G, machine identique à la 49+ mais de couleur noire, avec un clavier de grande qualité, un port de connection en plus, la librairie mathématique de la HP-48G et quoi d’autre ? rien de très important je crois, la 49 et la 50 sont les mêmes machines.

Texas-Instruments TI-84 C

TI84C

Voilà trois ans sortait la CASIO PRIZM. J’avais eu le sentiment qu’une page se tournait dans l’histoire des calculatrices. Rappelons que la PRIZM est la première calculatrice dotée d’un écran haute définition couleur, tel celui qu’on trouve depuis des années sur les téléphones portables, les GPS …

Or pendant tout ce temps, les calculatrices n’avaient eu droit qu’à quelques niveaux de gris et de gros pixels, voire l’écran aux trois couleurs pastel signé par Casio dans les années 90. Plus récemment, des écrans mieux définis étaient apparus : les CASIO Classpad, TI-89 et surtout Ti N’SPIRE. Mais la PRIZM apportait une richesse inédite de couleurs, et une plus grande définition encore.

Trois ans plus tard qu’en est-il ? La page est-elle réellement tournée ? Les écrans HD couleur ont-il supplanté les gros pixels N&B ?

Une chose est claire, la PRIZM a fait école. Du moins dans le secteur du haut de gamme : Texas-Instruments n’a pas tardé à présenter sa TI N’SPIRE CX dotée d’un magnifique écran couleur. Puis ce fut le tour de HP de présenter son premier écran haute définition, avec sa 39GII. Ecran encore en N&B, mais d’une excellente finesse, laissant loin derrière le traditionnel best-seller HP-50G sur ce point.

Puis tout récemment, le splendide CASIO CLASSPAD II (CP-400) est arrivé. HD couleur lui aussi, et tactile, ce qui colle bien à l’air du temps. (Mais n’oublions pas que le CLASSPAD I précédent était déjà tactile). A ce jour l’ultime création HD couleur vient de s’incarner avec la HP-Prime. Et ici aussi, l’écran est tactile.

Qu’en est-il du bas de gamme ? Point de révolution ici. Nous avons toujours affaire, et sûrement pour un bon moment, aux pixels traditionnels. Ils ont l’avantage de consommer peu d’énergie. Et de fonctionner sur piles classiques. Car l’inconvénient des écrans HD couleur est la consommation. TEXAS-INSTRUMENTS et HP (pour sa PRIME) ont pallié le problème en équipant leur machine d’une batterie rechargeable, procédé économique en cas de consommation élevée (la NSPIRE épuise sa batterie en quelques jours d’utilisation régulière, or les piles coûtent cher). En revanche, ces batteries spécifiques, à durée de vie limitée, ne se trouveront sans doute plus dans quelques années, contrairement aux piles classiques. Et donc HP-PRIME ET TI NSPIRE n’auraient d’autre destin qu’être jetées prématurément dans la poubelle.

En marge des modèles phares ci-dessus cités, on note tout-de-même chez TEXAS-INSTRUMENTS une volonté d’étendre la technologie HD Couleur à quelques modèles de milieu de gamme. C’est le cas de la TI-84C Silver Edition. A quel public se destine-t-elle ? Son écran est réellement magnifique. Lors d’un tracé cependant, la fenêtre se voit quelque peu réduite. Et la vitesse de tracé est indéniablement très inférieure à son homologue N&B. Mais la finesse est spectaculaire. Hors tracés, on retrouve la vitesse de calcul propre au niveau Silver Edition.

L’alimentation est logiquement confiée à une batterie rechargeable. Dommage que la TI-84C ait du coup conservé son épaisseur substantielle, car le procédé aurait permis, à l’instar des TI’NSPIRE CX et HP-PRIME, un design plus plat. Ce sera bientôt chose faite avec la toute proche TI-83 PREMIUM CE, mais n’anticipons pas.

Une page est bien tournée dans le petit monde des calculatrices, après les victoires récentes sur la vitesse de calcul, ce sont les écrans qui viennent de faire le grand saut.

Il n’y a pas vraiment eu de calculatrices “de l’an 2000”, mais il fallait juste attendre un peu, celles de 2010 existent bien !

PSION 5

PSION5

Que fait donc ici cet étrange appareil ? Ce n’est pourtant pas une calculatrice …

Sorte d’ancêtre éloigné du smartphone, le PSION fut en 1997 le compagnon high-tech des cadres supérieurs fortunés et chefs d’entreprises.

Le PSION était un ordinateur de voyage, doté d’un système d’exploitation multitâche et de bons logiciels bureautiques, une mémoire de masse auxiliaire par carte Compact-Flash, ainsi qu’un clavier mécanique d’une grande qualité et efficacité.

Le PSION était aussi doté de fonctions de calcul, et c’est bien sûr la raison de sa présence ici. Il dispose d’un émulateur de calculatrice scientifique, mais est aussi pleinement programmable dans un langage agréable et ultra puissant.

J’ai fait subir au PSION de 1997 mes tests de calculs habituels et en voici les résultats :

Comme on peut le constater le PSION est bien une véritable calculatrice scientifique performante : 12 chiffres affichés pour 15 de précision interne.

Par ailleurs une excellente précision : valeur résiduelle après cumul des 360 premiers sinus : -1,58484336765E-14, soit le meilleur classement de mon parc, juste devant la moderne CASIO FX-9750GII; et deuxième au test Forensics, juste après la CANON F-720i, machine de 24 chiffres internes.

Rapidité : 4 secondes pour exécuter le test des sinus, soit 1 sec. de plus que la puissante CASIO FX-9750GII, et à 2 secondes seulement de la HP-30B, machine la plus véloce en 2010, soit un chiffre excellent (TI-89 TITANIUM : 16 sec.).

Le plus grand nombre exprimable par le PSION est <1E309.

En conclusion le PSION 5 mérite incontestablement le respect sur le plan du calcul : puissance (toutes fonctions scientifiques), rapidité incroyable (pas seulement en regard de son âge), précision de premier plan.

J’ajoute que le PSION est alimenté par deux simples piles AA, que son écran est tactile (stylet ou doigts) et que sa définition d’écran est d’un extrême finesse.

Si beaucoup de smartphones proposent aujourd’hui des fonctions de calcul, le PSION a un statut à part, notamment en raison de ses belles capacités de programmation, de sa parfaite autonomie aujourd’hui (les Palm contemporains à batterie spécifique ont depuis longtemps disparu), en un mot de la pertinence de son concept. En ce sens, il se rapproche selon moi des Ordinateurs de Poche Basic des années 80.

Machine de rêve en 1997, son prix d’environ 6000 Francs (+/- 1000 Euros) la réservait aux VIP fortunés … Heureusement on peut encore se procurer le PSION de nos jours en occasion pour un prix intéressant (+/-100 €). A noter que le modèle 5 MX offre un meilleur écran, celui du 5, le mien en tous casn’étant vraiment utilisable qu’avec le rétro-éclairage.

Le 5/5MX a un point faible : la nappe interne qui finit par se dégrader au gré des ouvertures/fermetures.

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CASIO GRAPH 65

En 2002, CASIO tenta une nouvelle carrosserie pour ses calculatrices graphiques.

Ici point d’arête vive, tout est courbes dans cette GRAPH 65. Peut-être un peu trop, d’ailleurs, cette forme n’ayant pas perduré très longtemps.

Sur le plan des fonctions, c’est une très classique CASIO, avec cependant, une dernière fois, le superbe écran à trois couleurs.

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